l'horloge de la gare de Chartres

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mardi 11 septembre 2012

Fenêtres de Saint-Brieuc #2


























































Fenêtres du lundi pour ne pas raconter la course, au Montparnasse monde (l'arrivée par temps clair, si), le café pris sur un banc, la première rencontre dans une salle vitrée donnant sur un jardin (ci-dessus) 

la seconde rencontre, dans l'amphithéâtre d'un lycée vaste et clair (ci-dessous)



























(et peut-être pourra-t-on lire et écrire entre deux ?)









































Fenêtres vite prises et à peine cadrées dans une journée compacte à dire qui l'on est et ce que l'on écrit. 
Regarder par la vitre la saison qui s'avance : promesse que l'on se fait.

vendredi 5 février 2010

neige et jardin

Pas de Vases communicants pour moi aujourd'hui, premier vendredi du mois, mais deux photographies, l'une envoyée par Lionel André, poète et randonneur de montagne qui tient le beau Fleuves et montagnes sans fin, blog littéraire et voyageur










(fenêtres d'un chalet
petit village de Boudin dans le Beaufortin
précise-t-il)

l'autre, un jardin écossais envoyé par Martine Derda, juste après la clôture de l'atelier d'écriture de la Bellevilloise où nous avions évoqué un certain nombre de lieux (maisons d'enfance, vues sur la ville, chambres d'hôtel...)









Je m'y promène, depuis.
Merci à eux.

Quant aux Vases communicants : ce matin, ma première curiosité a été d'aller voir ce que Martine Sonnet avait écrit chez Philippe Annocque et vice-versa (et je n'ai pas été déçue, vous les conseille). Pas eu le temps de m'y consacrer cette fois-ci, mais le mois prochain, je suis bien tentée de m'y remettre : à bon entendeur...

dimanche 10 janvier 2010

Martine Sonnet chez mélico

Oyez, oyez : depuis le 10 janvier, Martine Sonnet est en résidence sur mélico. Durant six mois, nous allons pouvoir l'accompagner dans les voyages, les déplacements à travers la France que son premier livre, Atelier 62, l'a conduite à faire ces deux dernières années. Un vrai bonheur de lecture (avec photos), courez-y !

Je suis évidemment très heureuse de l'avoir pour voisine dans la rubrique création contemporaine du site. Voici comment les choses vont se passer : les textes de Martine apparaîtront le 10 du mois, les miens (les oloé) le 20.

J'en profite pour remercier Pierre Cohen-Hadria et Hélène Clemente de leur accueil, de leur attention... tout ça, quoi. Merci mélico.

(on aura reconnu, en clin d'oeil à Martine, une photo de la gare Montparnasse)

mercredi 9 décembre 2009

Tentative de plagiat (non, de pastiche, plutôt) des questions d'automne de Martine Sonnet

Il y a une rubrique que j'aime particulièrement, sur le blog de Martine Sonnet : celle qui prend pour matière les questions des internautes que les moteurs de recherche ont dirigés chez elle, souvent en toute ingénuité... La méthode de Martine ? Puisqu'ils visitent son "île", offrir des réponses à ces "naufragés" grâce à quelques liens bien placés. Et ici, qu'est-ce que ça pourrait donner ?

Il faudrait tout d'abord répondre à celui qui souhaite trouver un bon mécanicien à Aubervilliers. Vers Aubervilliers je connais, du moins je sais y aller. Mais côté mécanique, que dire ? Proposer de suivre ce lien, sans doute.

Vient ensuite celui qui cherche un endroit où écrire. Alors là, mieux qu'à la bonne porte il a tapé au bon carreau, car je ne cesse de me poser la question. Chaque mois, une réponse sur Mélico, qu'il se le dise...

Vu le titre du blog, certains internautes s'interrogent sur la possibilité, ou non, d'apparaître à poil à la fenêtre. Pour l'instant ce n'est pas prévu. Mais pour le premier de l'an, peut-être ? D'autres m'assurent que le chien est sous la fenêtre. Je ne vais pas les contredire. Le chien est parfois sous la fenêtre, devant le Franprix, attaché par la laisse à un des trois piquets et il hurle à la mort durant les longues minutes que passe sa maîtresse en courses (sans doute, chaque fois, le caddie du mois). Je n'avais pas l'intention d'en parler, mais puisqu'on me le demande...

Après ça, il est bien légitime d'avoir envie de prendre l'air et je suis assez flattée que google, dans ce cas, pense à promener les gens par ici. En ce moment, ils voudraient quelques précisions sur la Bellevilloise, ce qui est bien logique. Mais l'espace culturel de Clichy-sous-Bois et la gare de Boulogne-sur-Mer les intéressent aussi, ce qui n'est pas pour me déplaire.

Par contre, en ce qui concerne la météo demain à Dunedin, mieux vaut ne pas compter sur moi : depuis la mort de Janet Frame, je ne regarde plus le temps qu'il fait, là-bas, aussi souvent.

mercredi 2 décembre 2009

Les vases communicants

Demain, premier vendredi du mois, Christine Jeanney et moi "échangerons" nos blogs : j'écrirai chez elle, elle écrira ici. J'en profite pour dire, juste avant, quelques mots des vases communicants, cette belle idée de Tiers Livre (Francois Bon) et de Scriptopolis (Jérôme Denis), appelée d'abord "grand dérangement" avant d'être renommée renommée par Pierre Ménard. Le principe, aller écrire chez l'autre, existe depuis juillet, séduisant toujours plus de monde.

Echanger le contenu d'un billet, le temps d'une journée, entraîne parfois plus loin qu'on ne l'aurait cru. A chaque fois, pour chacun (j'imagine que pour les autres participants il en va de même) la méthode, la façon de faire changent. Ainsi, la première fois, je me suis imaginée à la place de Pierre Ménard tandis que lui, du train, pensait façade, décor et m'envoyait des photos de ses voisins de siège. La deuxième fois, chez Michel Brosseau qui tient une rubrique écrire au quotidien, j'ai pensé corrections (elles étaient là, prégnantes, à ce moment précis). Lui alors faisait table rase. La troisième fois, avec Martine Sonnet nous avons travaillé, selon son expression, "main dans la main", nous accordant sur la mise en pages de textes lus ensemble quelques mois plus tôt.

Cette fois, avec Christine, les choses seront encore différentes. Elle est partie d'une phrase de mon premier oloé, je suis partie du titre d'une de ses rubriques. Enfin vous verrez demain...

mardi 29 septembre 2009

nos gares

C'est le premier vendredi du mois, jour des Vases communiquants (ex-grand dérangement) et nous avons eu l'idée, avec Martine Sonnet, de proposer sur nos blogs le même document. Alors, quoi, qu'est-ce que c'est que ce travail, diront certains : c'est tout ? Pas d'échange de contenu cette fois ? Si. Mais l'échange a eu lieu quelques semaines plus tôt, le 28 juin exactement, lors d'une lecture au 104. A cette occasion, Martine et moi avons "croisé nos gares", Montparnasse pour elle, gare du Nord pour moi. C'est le fruit de ce croisement que nous vous proposons aujourd'hui, augmenté de quelques photos des lieux.

Les textes de "Paris Montparnasse" sont issus de Montparnasse monde, que l'on peut lire en feuilleton sur le blog L'employée aux écritures ou d'un seul tenant sur publie.net.
"Paris Nord", lui, provient d'extraits de Franck, récit à paraître l'an prochain. Franck est celui à qui j'écris dans Cowboy Junkies/The Trinity Session.

Gare du Nord et gare Montparnasse main dans la main, comme Martine le dit si bien...

mardi 16 juin 2009

attentes / lectures

Des captures d'écran de rues à noms de femmes (écrivains) ; des fenêtres de New York ; des fenêtres du Maroc ; une fenêtre de Corse ; des photos du 104 prises un jour de manif ; un diaporama de la gare du Nord ; un extrait d'un texte d'Eugène Dabit qui parle de la rue d'Aubervilliers ; une bonne nouvelle qu'on ne peut encore annoncer : voilà ce qui attend d'être posté ici tandis que s'organisent la lecture du 28 juin, qui signera la fin de ma résidence, et celle de vendredi prochain, plus confidentielle, à la Maison des petits. Sans compter Dita Kepler, qui attend elle aussi...
Le 28 juin, jour où j'invite donc Martine Sonnet, Sereine Berlottier, Sébastien Rongier et Pierre Ménard dans la salle 200 à 17h (qu'on se le dise et redise !), je lirai un extrait de Franck, manuscrit inédit dont Cowboy Junkies est une variation, en compagnie de Martine qui, elle, lira des passages de Montparnasse Monde. Nous proposerons, d'une certaine façon, un croisement "nos" deux gares puisque mon texte concerne la gare du Nord et le sien, comme son nom l'indique...
On espère vous accueillir nombreux bien sûr !

jeudi 2 avril 2009

Le trajet autrement

Quelquefois au lieu de penser Dita Kepler je pense 103 bis, c'est-à-dire le trajet qui me conduit de chez moi au 104. Je voudrais en faire un livre électronique, y ajouter du son, utiliser mes notes, des bribes, des photos (voir le diaporama ci-dessous, dans la colonne de droite). Mais est-ce vraiment un trajet ? Est-ce qu'on appelle trajet ce déplacement d'un point à l'autre quand on n'a ni contrainte de temps ni, réellement, l'obligation de passer par les mêmes endroits pour parvenir à destination ? Comme Dita Kepler, 103 bis se pense par la liberté qui lui est accordé, par les cadres qu'on lui invente, ce qui pose souvent question.

Alors, ici, d'autres lignes, celles des autres : suivre ce trajet-ci, celui-là, celui-là, celui-là encore et à cet endroit-là peut-être cette fois s'y perdre.

samedi 14 mars 2009

Fenêtres de Montparnasse

"Extension de la gare : jusqu’à la S. I. de la Gare, petite plaque sur mur en briques, à côté de la porte d’entrée, chambres tout confort à la semaine et au mois, tarifs sur papier scotché, illisibles du train, bien sûr. En gare de Vanves-Malakoff, quand on roule en direction de Sèvres rive gauche, le wagon de tête arrêté invariablement à sa hauteur : c’est le crocodile qui veut ça (je sais depuis longtemps ce qu’est un crocodile sur une voie). Cinq fenêtres par étage, une chambre par fenêtre, trois étages, 15 chambres au moins dans l’hôtel, pour ce que l’on en voit. Côté trains, vie des habitants qui déborde un peu par les fenêtres. Posés sur les rebords, régulièrement, des paires de chaussures de sport, grandes pointures, et l’hiver des provisions : sacs plastiques avec oranges, bananes ou pommes, briques de lait, packs de yaourts. Mais une seule fois, un poulet sous cellophane. Une des chambres du premier étage a longtemps été occupée par celui que j’appelais, mais seulement en moi-même, « l’homme que sa femme aime ». Elle debout dans l’ombre, on ne voyait que ses mains, posée sur ses épaules à lui découpées du maillot échancré, toujours assis à une table, immobile. On supposait face à un poste de télévision."

Martine Sonnet, extrait de Montparnasse Monde, 25.


Découvrant ce texte ce matin (l'un des plaisirs du samedi : attention, addiction !), j'ai demandé à Martine l'autorisation de le citer. Elle a joint à sa réponse cette photographie de l'hôtel, différente de celle de son blog.

Quant à moi je ne sais plus ce qu'est un crocodile, cours me renseigner...

vendredi 13 mars 2009

Arte tv, publie.net et le salon du livre

Inauguré hier soir, le salon du livre semble progressivement envahi par les questions que posent le numérique, encore presque invisible il y a deux ou trois ans si ma mémoire est bonne.

De ce côté-ci, les bonnes nouvelles : d'abord Publie.net, la maison d'édition créée par François Bon, visible sur Arte tv durant six jours (à écouter, par ailleurs, sur le site : Paco Ignacio Taïbo II, Enrique Serna et Fabrizio Meijia Madrid qui parlent de Mexico). Six jours, six auteurs, six textes à lire gratuitement et intégralement, avec téléchargement sur Publie.net offert pendant un mois. Pour tout comprendre, rendez-vous sur Tiers livre.

Les deux premiers appartiennent à la catégorie de ceux qu'on lit chaque jour (L'Autofictif, d'Eric Chevillard) ou chaque samedi (Montparnasse Monde, de Martine Sonnet). J'adore Montparnasse Monde (à retrouver demain), sa précision, sa subtilité, son regard toujours neuf. Quant au travail d'Eric Chevillard, je l'aime depuis Un fantôme, découvert grâce à une lecture retransmise par France Culture dans les années 90. D'ailleurs, dans ce bureau 5.5 où j'écris, là, maintenant, devant moi sur le mur est scotché un extrait de la page 32, recopié au tout début de ma "résidence" :

Une ville magnifique sort de terre sur les talons de Crab. De larges avenues témoignent de son passage, formées spontanément derrière lui tandis qu'il progresse avec peine dans la boue et les ronciers, ou de pittoresques ruelles quand il titube de fatigue après une journée de marche : son sillage goudronné ordonne une ville idéale, de calme et de fête, où il fait bon vivre. Là où Crab a eu soif, on se heurte maintenant à une fontaine. Un restaurant fameux vient d'ouvrir à l'endroit précis où tout à l'heure il s'est senti défaillir.
(...)
Mais Crab poursuit son errance solitaire, sans se douter de rien, en avant, toujours plus loin vers l'horizon, il cherche la ville qui s'étend dans son dos, où ses moindres désirs sont exaucés presque immédiatement.


Sans Crab, pas de Dita Kepler sans doute...

Pour fêter ça, Pierre Ménard lit la page 48 de l'Autofictif (devenu également omnivore).

Des gens rencontrés grâce au web, au passage, on en trouvera Porte de Versailles ici, ici, ici encore, et j'y serai, même. Une petite question, au passage, au salon : un moteur de recherche par mot-clé sur le site, c'est pour quand ?