l'horloge de la gare de Chartres

l'horloge de la gare de Chartres
Affichage des articles dont le libellé est Diptyque.. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Diptyque.. Afficher tous les articles

dimanche 3 janvier 2016

D'ici là (Diptyque, premières vidéos)

Que la nouvelle année danse, je vous le demande, que désirer de mieux ?
Caroline Grosjean m'a envoyé, hier et ce matin, deux vidéos qui présentent le premier tableau de Diptyque, intitulé D'ici là. C'est avec joie et fierté que je les poste ici, accompagnées de mes voeux et du désir de continuer à écrire et faire de telles rencontres, toujours.



D'ici là c'est, de mon côté, une série de textes dont le premier a été inspiré par une proposition de la revue du même nom à partir d'une citation des Illuminations de Rimbaud avant que je n'entame ma collaboration avec Pièces détachées. J'ai ensuite écrit six textes de plus, les ai confiés à Caroline Grosjean qui en a prélevé des fragments, s'en est servi comme d'un matériau, comme on peut s'en rendre compte. 

J'aime beaucoup cette idée du texte-élément, texte dont on n'entend qu'une partie, extraits tirés de passages qui n'apparaissent pas dans l'ordre. La série des sept D'ici là obéit à un rythme très régulier, sans heurt, qui n'a plus vraiment lieu d'être lorsqu'elle devient danse. Le second tableau, L, est très différent, du moins dans l'écriture - je ne peux en dire plus pour l'instant, il me faut attendre le 9 janvier à Bouxwiller pour savoir ce que Pièces détachées en a fait !

Mon interface n'étant pas idéale pour l'intégration des vidéos, n'hésitez pas à les passer en plein écran ou à cliquer sur les liens d'ici là situés dessous pour les voir dans de meilleures conditions, et même les partager -  que 2016 soit entre autres l'année de diffusion de Diptyque all over the world, n'est-ce pas ?

Je vous embrasse, vous souhaite une année 2016 libre et vibrante.

dimanche 27 décembre 2015

Crossroads / 28

La dernière fois qu'est apparue cette rubrique, il y a six mois environ, j'évoquais ce qui était en train de se terminer (l'écriture de Diptyque), ce qui était en cours (Bruits), ce qui allait arriver (la parution d'Anamarseilles, L'aiR Nu en résidence à Moret).
Alors, où en sommes-nous ?



Nous sommes à la gare de Moret. Nous descendons du train, prêts à nous perdre dans les environs (cela s'appelle De la ville au Loing, journal fictif en cours d'écriture pour la résidence de L'aiR Nu)



Nous sommes dans la salle du théâtre de Bouxwiller, en Alsace, pour la première de Diptyque : ce sera le 9 janvier prochain à 20h30 (ci-dessus, une partie du texte et la danseuse Magali Albespy, photographies de Pièces détachées).



Attention, ça se complique : le même jour, le 9 janvier, à 18h00, nous sommes également à la bibliothèque de Montigny-sur-Loing pour le vernissage de l'exposition de Mathilde Roux.
(comment est-ce possible ? L'anamorphose, peut-être ?)



Et nous nous trouvons à Marseille, encore (ici dans l'oloé rouge, ou pension Edelweiss, située rue La Fayette) surtout depuis l'enregistrement intégral d'Anamarseilles. Nous sommes au sous-sol du théâtre du Merlan où Dita Kepler a été ligotée (anamarseille 5) ; aux côtés de Jean-Marc Montera à la bibliothèque de la Joliette ; en train de traverser le parc Longchamp ; devant l'affiche d'un homme recherché ; à la gare Saint-Charles ; dans une calanque, etc.


Nous sommes dans la Vallée de la mort, en Californie, à courir avec cette jeune fille, pour un nouveau projet dont ici je n'ai encore rien dit.


A la dernière page de l'anthologie du Général Instin, parue il y a peu (nous fûmes à la Maison de la poésie lors de "sa" soirée le 4 décembre dernier, où nous le déclinâmes).


Dans l'attente de voir comment la céramiste Christine Tchepiega va utiliser des extraits de Fenêtres et Décor Lafayette, ce qu'elle compte faire bientôt (ci-dessus un soliflore à miroir d'eau qui me fascine).


Et nous sommes également en vacances, pour finir, ce qui signifie que nous ne sommes pas, là, tout de suite, en atelier d'écriture à Villetaneuse ou au Blanc, moins encore à préparer une conférence sur la littérature et le numérique pour la canopée d'Evry qui aura lieu le mois prochain. 
Ni même, non plus, à Veneux, pour le festival de L'aiR Nu qui se déroulera le samedi 23 janvier et dont je reparlerai très bientôt. 
Non, non. Pour l'instant, nous sommes simplement à Marseille, dans la région de Moret, à Bouxwiller, la tête dans le bruit et près de Los Angeles : une fois de plus, à la croisée des chemins.

(nb : et en 2016, veiller à ne pas abuser de ce nous qui flotte entre singulier et pluriel, n'est-ce pas ?)

lundi 29 juin 2015

Crossroads / 27



















Anamarseilles est terminé, devrait sortir à l'automne aux éditions La Marelle, et j'ai rendu ce matin le manuscrit de Diptyque à Caroline Grosjean, la chorégraphe qui dirige la compagnie Pièces détachées : les choses ont un peu avancé, donc, depuis le dernier article de cette rubrique.

Diptyque, c'est étrange, est peut-être un texte que vous ne lirez jamais. Je ne sais pas, nous ne savons pas encore ce qui va se passer, s'il sera disponible ou non ni sous quelle forme. Pour l'instant, le désir se dessine d'en faire un livre-objet avec pistes sonores, que l'on pourra trouver à la fin des représentations. Ce qui est sûr, c'est qu'on n'entendra pas tout le texte sur scène, simplement des bribes : il fait l'équivalent de 58 pages, ce qui est trop pour être dansé. En janvier 2016, lors de la première, j'aurai la surprise de découvrir quels passages auront été conservés tout en ayant de mon côté l'impression que, quoi qu'il arrive, il fait un tout.
(j'espère !)
(ces jours derniers j'étais dans cette sorte d'euphorie douce, légère, qui vient quand on a l'impression d'avoir terminé un texte sur lequel on travaille depuis plusieurs mois - ici, six - dont on sait qu'elle ne va pas durer, et qu'on savoure)











Et donc, de quoi ça parle, ce diptyque dont le titre n'est pas de moi, mais de Caroline ? Comme on peut s'en douter, il s'agit en réalité de deux textes. Le premier, qui prend pour point de départ deux pages écrites pour la revue d'ici là en 2013, met en scène deux corps dont on ne sait ni le sexe, ni l'âge, ni l'aspect physique. Ils s'approchent, se regardent, s'éloignent dans une suite de scènes courtes. Le second fait apparaître un modèle dont on comprend tout de suite qu'il s'agit une femme, et un photographe. Entre eux, la relation semble assez complexe... Le tout est écrit à partir de descriptions de photos noir et blanc, portraits qui ne permettent de voir, chaque fois, qu'une partie du corps de cette femme.



















(évidemment, je brouille un peu les cartes avec mon polaroïd de Blow up d'Antonioni et la photo noir et blanc de Pièces détachées)

A propos de textes qu'on ne lit pas, la soirée à la bibliothèque Marguerite Audoux autour de Ile ronde m'a permis de constater, une fois de plus, que certains de mes livres étaient "indisponibles" : Franck et Cowboy Junkies. Pour CJ, ça arrive de temps à autres. Pour Franck, ça fait des mois que j'en demande la raison à l'éditeur. J'ai posé à nouveau la question il y a une semaine par mail. Aucune nouvelle pour le moment. Si ça dure, j'ai une petite idée sur la façon dont je vais continuer à faire vivre le texte malgré tout. Encore un truc qui me demandera des mois, je n'en parle pas pour l'instant, mais ça commence à me travailler...

Ce qui se poursuit, ce sont les Bruits, plus de 200 pages de notes pour l'instant. Je vais continuer tout l'été avant de tout reprendre, de prolonger, d'augmenter à partir de début octobre, ce qui coïncidera avec le début de la résidence de L'aiR Nu à Moret. De ce côté-là, nous avançons tranquillement : des nouvelles bientôt ici même, sans doute.

En ce milieu d'année 2015, il me semble que, décidément, l'écriture trouve davantage sa place, ces temps-ci, hors des sentiers de l'édition : au théâtre (à l'Etoile du Nord en janvier dernier), dans les studios de danse (Besançon, Saint-Claude, Belfort), via les enregistrements et sur le web (l'aiR Nu), dans toutes ces notes prises... Ce n'est pas forcément voulu, c'est ainsi : allons où l'énergie se trouve. 

*

(la photo de la main et du carnet rouge a été prise lors d'un atelier de Pierre Ménard à Château Landon en 2010. Je m'en suis servie pour feue La ville haute)

dimanche 14 juin 2015

Diptyque - quelques éléments



A six mois de la première, il arrive qu'on me demande comment le projet avec la compagnie Pièces détachées avance, de mon côté. Alors voici : tous deux en cours d'écriture, les textes qui constituent Diptyque cheminent en ce moment en parallèle. Hier soir, j'ai eu une idée de la façon dont le premier (ce corps-ci) pourrait se terminer, tandis que le grand désir de faire du second (appelé L) un tout ne me lâche pas. Dans les deux cas, une relation entre deux êtres, deux regards, deux corps, est en train de se dessiner mais ce n'est pas du tout la même. C'est tout ce que je peux dire pour l'instant...














Ce qui est sûr, c'est que le deux s'incarne en trois.
Que tout le texte ne sera pas entendu sur scène et que c'est très bien, pour les danseurs comme pour moi : cela nous rend libres, eux de prélever et d'interpréter certains passages seulement, moi d'écrire autant que je veux. 



















(à Belfort la semaine dernière, au centre chorégraphique, je les ai entendus chanter des bribes de mon texte qu'ils avaient traduit en anglais. J'étais assise dans les gradins. Je me disais que peu d'écrivains, sans doute, devaient vivre ça, avoir cette chance-là, ce privilège inouï. J'étais suspendue)














Ce qu'on sait également, c'est qu'à chaque partie correspondra une interprétation musicale. Je m'y perds encore un peu, ayant commencé à travailler ce corps-ci avec Rémi (le guitariste, ci-dessus) alors qu'il va intervenir sur L. Mais ce n'est pas très grave : comme lorsque j'écris un texte destiné à être publié en numérique (et donc à être, au moins en partie, métamorphosé), il est clair dans mon esprit que ce que j'écris doit "tenir", doit former un ensemble avant d'exister autrement.
Néanmoins, on peut écouter sur Bobler trois petits extraits de L que j'ai enregistrés à Belfort et dans lesquels on entend ce que jouaient alors Rémi et Zidane. Dans le premier, quelqu'un est photographié dans une piscine. Dans le deuxième, le personnage est caché derrière une ombrelle, tandis que le troisième fait apparaître une tête penchée en arrière.
Voilà, c'est tout pour le moment...

(photos : Pièces détachées)

mardi 21 avril 2015

Fougerolles, suite














Après la résidence à l'écomusée de la cerise de la compagnie Les Pièces détachées, la médiathèque expérimentale de l'espace multimedia Gantner, en Franche Comté, propose un reportage écrit et sonore sur les premiers jours que nous avons passés là-bas. On y retrouve une interview de Caroline Grosjean, une de Zidane Boussouf et quelques mots sur Dita Kepler, mon passage à l'Epide de Belfort (grand souvenir) ainsi que quelques conseils de lecture.
Prochaine étape à Saint-Claude, dans le Jura, à la Maison du peuple La Fraternelle la semaine du 11 mai, avec présentation du travail en cours le 15 (pour plus d'informations, voyez par ici).
A suivre, donc...

(ci-dessus, photographie de Benoît Corlardelle pour les Pièces détachées)

jeudi 18 décembre 2014

LVIR #12

A peine rentrée de Besançon, où j'ai donc vu Dita Kepler s'incarner 



















(grâce à Vidal)

où j'ai vu comment on peut danser et écrire, écrire et danser dans un même espace



















(Vidal Mathieu Caroline Magali)

où me sont apparus le géant, la jeune fille, Franck enfant et d'autres corps encore en dialogue avec les mots et la musique



















(Mathieu, Vidal, Rémi à la guitare)

où nous avons déambulé dans Besançon sous la pluie, écouteurs ou casque sur les oreilles, tous synchronisés pour découvrir la ville, marcher, se retourner, observer un passant, entrer dans les Galeries Lafayette, entendre des extraits du Décor du même nom, se retrouver, toujours unis par ce qu'il y a à entendre, autour d'une table dans un café












(Magali et Rémi de dos, photo de Caroline Grosjean)
(et à la fin de notre bande-son commune il y avait un extrait des Anamarseilles en cours d'écriture)



















pendant que, le soir, je rencontrais un lecteur de Ile ronde dont les réflexions provoquaient en moi un véritable écho, me rassurant sur le fait d'avoir écrit ce texte et de l'avoir fait de cette façon - je n'ai presque aucun retour sur ce livre pour le moment, ce qui n'est pas toujours simple

à peine rentrée, à peine à Paris, donc, je découvre, me rappelle que pendant tout ce temps il y a eu aussi du Laisse venir en l'air. A Besançon, bien sûr (cette courte résidence ayant commencé par des improvisations à partir de mes livres déjà publiés, LV a été évoqué parmi d'autres) mais aussi :
- à Marseille, grâce à Pascal Jourdana et à Esther Salmona qui ont consacré toute une Espace fine de Radio Grenouille à notre livre, émission que l'on peut réécouter ici
- à Rouen, grâce à Pascal encore, qui l'a présenté lors d'une journée de réflexion autour de l'influence des outils numériques sur le processus artistique, intervention que voici : 



... et moi je songe qu'en cette fin d'année, LVIR n'est pas au bout de ce qu'il a à dire. Qu'il ne s'agit pas de bilan mais de rencontres nouvelles, toujours, et de perspectives réjouissantes. Que 2015 sera l'année de la danse, par exemple - entre autres !
Le projet de la compagnie les Pièces détachées, conduit par la chorégraphe Caroline Grosjean, s'appelle Diptyque. Voilà, je l'inscris ici et me dis : le travail commence.