l'horloge de la gare de Chartres

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vendredi 6 septembre 2013

à l'oreille















peu de nouvelles ici et ce n'était pas l'été
j'attendais que la tension remonte
j'attends la pluie
qu'elle ferme les bouches rythme le sommeil
que le rivage perde
que du bleu nous manque et rouvrir les livres sans les ouvrir tous 
(feuilleter fermer)
puis j'écris et je n'attends plus

à l'oreille l'orage

jeudi 6 décembre 2012

vent et pluie










































































































on pourrait ainsi dire

sommeil sous la contrainte le taire et s'extirper descendre l'avenue monter dans le métro trop tôt pour bien le lire froid et chaleur alternent au changement d'avant 2011 2 et 9 éveil et souvenir en station vont de pair les couloirs sont des quais sur le quai de Nation demeure l'ancien espoir que quelque chose advienne même si a tourné court enfin qui peut le dire

vente de fruits et de chants

demeurent les stations Paris et sa frontière savoir le 127 départ Croix de Chavaux air vif à la sortie nuit qui peine à me fuir et les pistes possibles cette rue ou telle autre trajet sous la contrainte droit devant par Fontenay leur tourner donc le dos et grimper dans le bus

plus de calculs
les minutes à revers

au carrefour Parapluies bien nommé voir venir cet ancien restaurant celui d'après concerts dans une vie d'avant micro paroles rythmes en rêver à nouveau

terminus La Paix un homme à la fenêtre au-dessus du tabac et deux heures plus tard il en est là toujours détailler bras croisés la passante du matin et dans le 127 elle ne sait plus choisir entre Paris Montreuil où s'arrêter enfin

Pluie et vent d'Abbas Kiarostami est l'un de mes livres favoris

vendredi 13 juillet 2012

Fenêtres de (la gare de) Saint-Brieuc











































Juste le temps d'un aller-retour, heureuses rencontres et réunions, la ville sous la verticale des pluies (fine, dense, fine), n'en avoir rien vu ou presque, mais la promesse d'y retourner et peut-être d'y retrouver ce parapluie perdu, rouge et noir, assez ridicule il faut dire avec son inscription publicitaire (so sexy qu'on l'appelle) (ce qui donne la phrase incompréhensible, mais claironnée : J'ai perdu so sexy à Saint-Brieuc !), offert l'an dernier, un soir d'orage, par un serveur de restaurant compatissant dans la rue La Fayette et qui se trouve, depuis, caché dans le décor.



























Moche, abîmé, évoqué sans l'être dans une phrase dont je me demande si je vais la garder (Décor Lafayette en phase de corrections tout l'été) mais présent dans cette hésitation. 















(on me dira sans doute : parapluie perdu alors qu'il pleuvait = phrase qui saute)














Moche, source continuelle de moqueries, pour cette raison même attachant, puisqu'il faut l'assumer : un cadeau, quoi !














Mais peut-être était-ce déjà vivre comme ceux de Saint-Brieuc, sans parapluie ?

mercredi 13 juillet 2011

et puis il s'est mis à pleuvoir























































































brouillant, ne brouillant pas la vue







moi ce que j'aimais, c'était regarder par terre











































mais la star du marché couvert où nous étions tous abrités c'était





















































cette voiture rouge, roumaine, garée sous une gouttière qui sous le poids avait cédé et dont le propriétaire avait laissé les vitres ouvertes.

jeudi 25 décembre 2008

Fenêtres de l'Oise

velux












Beauvais












pleuvait












finalement non









ne pleuvait pas












et

vendredi 19 décembre 2008

Pluie et vent













Pluie et vent, d'Abbas Kiarostami, préface de Christian Boltanski, Gallimard : J'ai trouvé votre cadeau de Noël avais-je commencé par claironner ce matin dans le titre de ce billet. Photographies prises de la vitre de la voiture dans laquelle Kiarostami monte lorsqu'il veut échapper à (s)on impuissance à affronter les difficultés de la vie réelle et décide de rouler sans savoir où il va ni où il dormira le soir. Pluie et vent qui métamorphosent le paysage, plongent dans un Sisley blanc ou un Turner gris (et tant d'autres, et tant d'autres choses) celui qui regarde et ne bouge plus.

sans parler de ces rouges :

vendredi 13 juillet 2007

Dans la marge : 1999

Rouler sur les bouches d’égout à Sarcelles, devant les jardins de roses, les maisons effondrées. Passés tous les panneaux publicitaires, le colza pétarade, ça pue un peu quand on s’approche. Retrouver un creux de vallon, vers Presles, s’attendre à une rivière, mais non.

Pluie d’été mais pluie grise entre Ponteau-Combeau et Paris, regard à un mètre quarante du sol. Ballast couleur betterave jusqu’à la gare de l’Est, sa dentelle de câbles, de fils, de grilles, de pylônes. Parpaings, blocs de béton et Paris à un kilomètre.

25 mai 1999, sur l’avenue de Saint-Ouen. Un carnet pour la route, un autre pour les énervements. Grues qui changent de cap. Métro bondé où l’on ne peut monter enceinte.

Pompiste à grosses fesses qui flotte dans son bleu.

lundi 4 juin 2007

Dernière phrase

Tu attends, place Clichy, que la pluie cesse de tomber.

Georges Perec, Un homme qui dort, 1967, Folio, page 144.