l'horloge de la gare de Chartres

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dimanche 25 janvier 2015

Décor Daguerre #2



















Sur le mur, il s'en passe. On circule, on poste, on donne à voir, à entendre, à lire. On envoie sans le dire des mots d'amour. On découvre, on apprend, on prend des rendez-vous. Et, on le sait aussi, ce dont nul ne doute, ce que tout le monde dit : on se met en avant, avec simplicité ou de façon retorse ; on expose sa bouche, ses yeux et ses écrits, ses pieds plutôt quand on se croit malin. On dévoile sans exhiber, on exhibe avec naïveté. 

*

=> 1975 : en arrière-plan, le mur de la boutique avec ses photos, ses cartes postales, ses petits mots accrochés (à la boucherie en particulier)
=> 2013 : le mur de Facebook
=> évolution de la photographie et de ses usages

mardi 11 mars 2014

Journal du Blanc #7

Aujourd'hui repos, avant atelier d'écriture demain matin, et surtout jeudi, où je vais oeuvrer toute la journée au lycée du Blanc. Repos, et donc peu de photos à montrer ici, longues à télécharger (ouvrir dans le dossier / renommer / déplacer / télécharger dans l'interface) pour mon ordi sursaturé.

De toutes façons hier soir, c'était carré blanc sur fond noir, autrement dit : cinéma, troisième angle de mon carré rectangle (pour rappel : le premier est le palais de justice, le deuxième Emmaüs). J'y ai vu Un beau dimanche de Nicole Garcia, m'y suis rendue mains, clés et porte-monnaie dans les poches, sans sac (la salle est tout à côté, je la vois de ma fenêtre. La nuit, le cinéma devient bleu).

Ce matin, autre géométrie : celle du partage oblique ombre / lumière devant le logis, tandis que le soleil avance, passe le palais, mord sur la pelouse du jardin. J'attends l'heure propice, puis


















je fais prendre l'air à Intérieur, et à moi-même par la même occasion.
Je déplace la chaise, salue le général (voir les épisodes précédents). Un muret nous sépare : j'entends murmurer la gendarmerie.
Ensuite, je rentre, vais lire autre chose.

L'après-midi est consacrée, en partie, à la visite de l'office du tourisme, situé en face du café du centre. C'est là que s'achètent les billets de bus et de train (il n'y a pas de gare) et l'opération se révèle un sacré casse-tête. Les transports au Blanc, c'est dramatique, m'avait dit hier la jeune femme de la gare routière, à Châteauroux. En effet. C'est également très absurde, mais j'y reviendrai (aujourd'hui repos, disions-nous).

Avant de conclure, voici le viaduc, coloriage fini. L'énigme se révèle le parfait écho de l'hypothétique retour de vendredi, cet aventureux Le Blanc Paris (me voilà prévenue) :














Pour aujourd'hui, cela donne donc : 
- un rectangle en mouvement, dit Un beau dimanche
- un rectangle bleu et blanc sur fond de rayures
- un rectangle de briques sur fond de gendarmes devisant au loin
- un rectangle blanc passé au multicolore, qui paraît révéler l'avenir

(et l'envie d'écrire revient)

A demain, sans doute...

dimanche 9 février 2014

Le bonheur s'il s'expose















Outre le Louvre (et bientôt le Havre et le Blanc, et j'aimerais aussi évoquer ici le stage mené à la Roche-sur-Yon, un week-end sur le décor, effectué il y a peu...), j'ai entamé des ateliers d'écriture avec une classe d'élèves allophones du lycée Adrienne Bolland à Poissy (voir sur le site de la MEL les détails du projet - je précise qu'il ne s'agit pas, dans mon cas, d'une résidence, contrairement à ce qui est indiqué).



















Il s'agit d'ateliers liés au numérique, c'est pourquoi une partie d'entre eux se passe à la Gaîté lyrique, et c'est la raison pour laquelle, avec Mélanie Roux, l'enseignante avec qui je travaille, nous nous sommes appuyées pour commencer sur l'exposition qui s'y trouve actuellement : The Happy show, du graphiste Stefan Sagmeister (à qui l'on doit, entre autres, des pochettes de disques des Stones et de Lou Reed).















The Happy show consiste en une sorte de journal intime, écrit directement sur les murs, dont le thème est la quête du bonheur (par la réflexion, par la drogue, par la méditation, ou encore la mention d'enquêtes dont Sagmeister avoue qu'il a choisi celles qui l'arrangeaient. Cet aveu, lui-même écrit sur le mur, me l'a rendu immédiatement sympathique, ai-je remarqué).















Sagmeister écrit en allemand, se fait traduire le texte, le recopie, fait des fautes, griffonne.









































Les questions qu'il se pose prennent aussi la forme de vidéos, d'installations...















Nous aussi nous sommes allés écrire sur les murs (un escalier est réservé aux visiteurs).









































Nous avions du wifi, mais pas encore de tablettes, alors le numérique fit le mur.



















(et c'était bien)

dimanche 29 mai 2011

Oloé, J+6, rue de la Mare



















Alors que j'avais encore les ascenseurs en tête (voir vendredi prochain pour les vases co sur le Tiers livre de François Bon), je suis tombée sur une série d'échelles.































C'était il y a une heure dans la rue de la Mare, à Paris. Cette rue n'est pas un oloé, mais se trouve dans Franck. Elle est citée incidemment. En réalité elle comptait : l'un des points centraux de Jourdain.
Le 46 était accessible, ai-je cru, ouverture des ateliers de Belleville oblige (seule manière ou presque de défier les digicodes). Mais non. Me suis heurtée à une grille, n'ai pas pu avancer dans la cour comme je l'aurais voulu.
Auparavant, fait un tour au petit salon du livre politique. J'y ai découvert un livre des éditions Zone qui m'aurait sans doute été utile lorsque j'écrivais le mien - et qui est paru à cette époque-là, du reste, ce que j'ignorais. Etrange d'y retrouver les flyers qu'on fourrait dans nos poches, les dessins de Tapage, les noms de groupes (tous vus en concert ou presque) et les pochettes de disques. Bien tentée de l'acheter mais non, voilà, c'est passé, bye. Et même, quand j'écrivais, je n'ai presque rien gardé de tout ce que j'ai lu, réécouté, visionné de l'époque, punk français and co.


















Je me suis remise à marcher, je savais que je n'avais plus beaucoup de temps. L'oloé d'aujourd'hui c'est ce blog et je ne peux faire long. Aussi : photos.














à ça.
Rue de la Mare, question aujourd'hui effacée, cachée, nettoyée, perdue.

dimanche 18 juillet 2010

mardi 4 mai 2010

Fenêtres de New York

"Mes bureaux se trouvaient à l'étage, au n°... de Wall Street. A l'une des extrémités, ils donnaient sur la paroi blanche de l'intérieur d'une cage vitrée qui parcourait l'édifice de haut en bas. On pouvait considérer cette vue sans fantaisie et totalement dépourvue de ce que les paysagistes appellent "la vie". Mais, en revanche, la vue qu'offrait l'autre extrémité de mes locaux formait pour le moins un singulier contraste. Dans cette direction, mes fenêtres donnaient de façon imprenable sur un haut mur de briques noircies et par une ombre éternelle. Il n'était nul besoin de longue vue pour que ce mur ne révélât sa persistante beauté, car il se dressait, pour le plus grand profit du spectateur myope, à trois mètres de mes croisées. En raison de la hauteur gigantesque des immeubles avoisinants et du fait que mes bureaux se situaient au second étage, l'intervalle qui séparait ce mur du mien évoquait une immense citerne carrée."

Herman Melville, Bartleby, traduction de Jean-Yves Lacroix.

lundi 24 septembre 2007

vendredi 31 août 2007

Derrière le mur, brusquement




























on y est (et d'ailleurs c'est écrit : cliquez sur la photo, vous verrez bien)













mais ce n'est pas celui auquel vous pensez

mercredi 11 juillet 2007

lundi 25 juin 2007

Dans la marge : Saint-Ouen / 4

Un spectacle de danse, Corpus, où tout le monde est fou, croit-on. Monologue sur le noir qui envahit la scène tandis qu’une danseuse frappe et se frappe contre les murs. Seuls le sensible, le corps permettent de rester dans un certain ordre mental, nous dit-on, c’est pourquoi viennent ensuite des tentatives de reconnaissance, de définition de ce corps à jamais lié à la tête.

Sur le périphérique, à la nuit tombée, des dizaines de feux stop clignotent, clignotent aux néons orange, aux flaques aux anfractuosités. Les murs comme des lamelles de fruits. En sortie de tunnel sur la file de droite le ciel passe au gris-bleu. Il faudrait s’accrocher encore.

Mairie du XVIIIe. Visite. Un appartement donnant sur l’église, porte vitrée parquet ciré murs blancs : un nid dans le clocher.

Espèces d’espaces : Perec à la devanture d’une boutique de luxe.

samedi 2 juin 2007

Matière du mur

Flanc d'immeuble disparu, Simon Bolivar, Paris 19e

mercredi 30 mai 2007

Fenêtres préférées

Il suffisait de lever la tête... En ouvrant grand on voit aussi une petite ombre de cheminée, l'antenne moustique, un pan de mur vert en soupente.