l'horloge de la gare de Chartres

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lundi 6 août 2018

Semaine #31 rituels












Un film par jour, disais-je la semaine précédente : un Hitchcock par jour serait plus exact. Revoir Les Oiseaux, Vertigo, Marnie, Les 39 marches, voilà qui me fait des vacances, vraiment. Je tente ensuite plus exigeant (Mulholland drive) et suis bien fascinée, mais c'est Vertigo qui l'emporte, même à le connaître par coeur. J'avais oublié à quel point Stewart et Novak sont exceptionnels. C'est ce qui m'impressionne le plus, cette fois.















Se laisser hypnotiser comme à l'adolescence par l'apparition des corbeaux, les cheveux de Marnie, le chignon de Madeleine, l'étrange appartement, tout en ombres et draps blancs, du héros des 39 marches. S'accorder le droit de ne pas sans arrêt préparer la tournée de la CCAS dans les Alpes (je mettrai les dates la semaine prochaine, tiens, quand même, au cas où Agnès Varda repasse par ici et veuille à nouveau me téléphoner !). Ne pas s'énerver de ce qui bloque. Nager sans forcer. Ecrire sans objectifs chiffrés.










Lire, à nouveau, et même entamer un carnet des lectures - pour soi, pas un carnet critique, a priori. Suivre ce qui se passe sur L'aiR Nu (toujours plus de beignets d'été, et une nouvelle participante, Juliette Cortese, bienvenue à elle !). Réfléchir. Se réjouir de pouvoir, encore, toujours, retourner aux films : quel Hitchcock, maintenant ? Un déjà vu ? Un inconnu ? Se dire qu'on pourrait s'accorder ça toute l'année...

mardi 11 mars 2014

Journal du Blanc #7

Aujourd'hui repos, avant atelier d'écriture demain matin, et surtout jeudi, où je vais oeuvrer toute la journée au lycée du Blanc. Repos, et donc peu de photos à montrer ici, longues à télécharger (ouvrir dans le dossier / renommer / déplacer / télécharger dans l'interface) pour mon ordi sursaturé.

De toutes façons hier soir, c'était carré blanc sur fond noir, autrement dit : cinéma, troisième angle de mon carré rectangle (pour rappel : le premier est le palais de justice, le deuxième Emmaüs). J'y ai vu Un beau dimanche de Nicole Garcia, m'y suis rendue mains, clés et porte-monnaie dans les poches, sans sac (la salle est tout à côté, je la vois de ma fenêtre. La nuit, le cinéma devient bleu).

Ce matin, autre géométrie : celle du partage oblique ombre / lumière devant le logis, tandis que le soleil avance, passe le palais, mord sur la pelouse du jardin. J'attends l'heure propice, puis


















je fais prendre l'air à Intérieur, et à moi-même par la même occasion.
Je déplace la chaise, salue le général (voir les épisodes précédents). Un muret nous sépare : j'entends murmurer la gendarmerie.
Ensuite, je rentre, vais lire autre chose.

L'après-midi est consacrée, en partie, à la visite de l'office du tourisme, situé en face du café du centre. C'est là que s'achètent les billets de bus et de train (il n'y a pas de gare) et l'opération se révèle un sacré casse-tête. Les transports au Blanc, c'est dramatique, m'avait dit hier la jeune femme de la gare routière, à Châteauroux. En effet. C'est également très absurde, mais j'y reviendrai (aujourd'hui repos, disions-nous).

Avant de conclure, voici le viaduc, coloriage fini. L'énigme se révèle le parfait écho de l'hypothétique retour de vendredi, cet aventureux Le Blanc Paris (me voilà prévenue) :














Pour aujourd'hui, cela donne donc : 
- un rectangle en mouvement, dit Un beau dimanche
- un rectangle bleu et blanc sur fond de rayures
- un rectangle de briques sur fond de gendarmes devisant au loin
- un rectangle blanc passé au multicolore, qui paraît révéler l'avenir

(et l'envie d'écrire revient)

A demain, sans doute...

dimanche 25 mars 2012

Ecrire avec le cinéma

est l'un des thèmes de Hors Limites cette année. 

Merci encore au Méliès de Montreuil et au festival qui, tous deux, m'ont donné l'occasion de lire mon texte sur Claire Dolan, paru chez Inculte, après projection du film. Pousser les portes à battants, découvrir la salle, rangées de fauteuils rouges comme on l'avait imaginé ; penser que c'est là, devant l'écran, qu'une heure trente plus tard les choses s'enclencheront par la phrase, prononcée au micro, On dira ce qu'on voudra de Claire Dolan (vingt minutes, un quart d'heure peut-être, à lire sur le ciel et l'absence de ciel) tandis que, devant, les spectateurs ont encore en tête le visage de Katrin Cartlidge, les regards, le corps de Vincent d'Onofrio, les brèves paroles du mac, la succession de façades, New York, Newark, la violence des échanges : un vrai cadeau. Je n'avais évidemment pas imaginé, en l'écrivant, qu'un jour les choses pourraient se passer ainsi.

Merci également à ceux qui sont venus, nombreux, découvrir ou revoir ce film. Lors de la petite discussion qui a suivi, j'ai mentionné deux autres textes écrits l'an dernier "sur" deux autres films ("avec" serait plus exact). Pour ceux que cela pourrait intéresser, voici les liens qui mènent vers les sites ou revues les ayant accueillis : 

tout d'abord, Roma, Rome, texte paru initialement sur le site Urbain trop urbain, puis dans la revue Quai des lettres, que l'on peut donc lire en ligne en cliquant sur le titre. Ci-dessous, un extrait (tronqué, mal cadré, mais enfin...) de la scène de Roma de Federico Fellini qu'il évoque : 


Ensuite, un lien vers la revue numérique d'ici là 7, pour laquelle j'ai écrit un texte intitulé Juste avant, inspiré par Rien à faire de Marion Vernoux, dont vous trouverez ici la bande-annonce. En voici également un extrait, le seul qui soit disponible, situé... "après" (que quelque chose se concrétise entre les personnages)(c'est pourquoi je vous conseille de regarder la bande-annonce avant) : 


J'y ajoute une scène qui se trouve explicitement dans mon dernier manuscrit en date, Décor Lafayette (Fellini, encore, mais Casanova cette fois), texte situé dans les grands magasins parisiens, mais dont on peut voir, en regardant l'extrait, qu'il lui arrive de s'en éloigner :)



Depuis, le désir renouvelé d'écrire "avec" le cinéma, bien sûr...