Je me souviens que ma mère possédait un 33 tours de Miriam Makeba dans les années 70, comprenant les célèbres Pata Pata et Forbidden Games. Je me souviens d'autant mieux de la pochette noir et blanc qu'on l'a aperçue furtivement à la télé tout à l'heure mais je n'arrive pas à la retrouver sur Internet.
Je me souviens que nous passions souvent ce disque à la maison et que je l'écoutais également seule, vers 10 ans.

Je me souviens l'avoir apporté à l'anniversaire de ma meilleure amie de CM1 ou CM2, fille de bonne famille, et de ses gloussements de rire dès les premières secondes d'écoute, rires de moquerie qui contaminèrent les autres. Il fallut laisser le disque de côté et passer seulement ce qu'elle aimait elle (les disques rouge et bleu des Beatles).
Je me souviens avoir entendu parler de l'apartheid en Afrique du Sud pour la première fois grâce à ce disque.
Je me souviens avoir vu Miriam Makeba à l'Olympia quand j'avais une vingtaine d'années et y être allée seule. Solitude sans importance face au groupe sur scène, elle, musiciens et choristes.
(et voilà : dans les commentaires, ma meilleure amie me rappelle que non, bien sûr, je n'étais pas seule, elle y était aussi - se méfier toujours de nos "Je me souviens", donc !)
Découvrez Myriam Makeba!










