Découvert (après tout le monde, peut-être) ce
dictionnaire de langue française de David Farreny qui "pour chaque mot, donne une définition trouvée dans un autre livre" car, explique son auteur, "si définir une chose équivaut à la circonscrire, alors un mot n’est jamais mieux cerné que par son texte. Peut-être même existe-t-il un texte optimal pour chaque mot ; une forme dans laquelle il trouve son fond".
Par exemple,
brumes est pour Nicolas Bouvier,
chambre pour Henri Michaux,
prière pour Lautréamont,
arsouilles pour Violette Leduc,
mais pour François Bon,
capter pour Marie N'Diaye,
presque pour Georges Perec (et c'est
Un homme qui dort).
On peut cliquer sur les mille entrées, mais également sur les noms d'auteurs, et découvrir ainsi que si Michaux prend ses aises sur seize pages, Perec n'a, lui, que deux entrées... Comment rétablir l'équilibre ? Facile : il suffit de contribuer en envoyant ses citations d'auteur. Personnellement, je trouve que ça manque de femmes, dans ce dictionnaire, et si j'ai le temps avant de partir (à la mer, bien sûr : le créateur du site m'a attribué
balnéaire, et ça me convient très bien) je lui proposerai d'autres extraits de textes de Violette Leduc, et des citations de Joyce Mansour, Nathalie Sarraute, Ella Maillart...
Dernière chose : si l'on se fie à la
page d'accueil de son site, cet homme a l'air d'aimer les fenêtres.