l'horloge de la gare de Chartres

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dimanche 14 janvier 2018

Semaine #2 hommages








 
 
Si j'écris vraiment ici chaque semaine, je ne vais pas pouvoir taire très longtemps le projet qui suivra le Marilyn d'ici peu (avec St Germain déjà évoqué la semaine dernière) : une sorte de roman du bruit. Alors, premier jalon, ce passage de Faubourg Montmartre (à regarder en plein écran), film de 1931 vu à la cinémathèque il y a quelques jours, dans lequel il est question de charivari, avec Gaby Morlay et Antonin Artaud en guest star : le roi du bruit, c'est lui


Jour où l'on apprend également la mort de France Gall, dont la déclaration me renvoie à une scène de La Femme d'à côté de Truffaut à laquelle je pense chaque fois que des paroles de chanson française résonnent sans avoir été convoquées :




déclaration qui se trouve dans Décor Daguerre, comme d'autres chansons de la mi-décennie 70. Nous n'écoutions pas de variété à la maison, ce n'est donc pas de nostalgie qu'il s'agit. J'ai toujours pensé, comme Mathilde dans le film, que les chansons, bêtes ou non, peuvent exprimer une vérité inconsciente. Ce qui ne m'a pas empêché, dans Cowboy Junkies, de ne pas les traduire exprès, l'idée étant de faire apparaître, non ce qu'on cache et parle à notre place quand on se prend à le fredonner, mais des images mentales.
(Marilyn dans les Misfits, par exemple, on y revient)













A propos de Cowboy Junkies, Sébastien Rongier n'avait pas tort, l'autre soir, à la Maison de la poésie, de dire que le livre pouvait se concevoir comme un pivot. Ca m'a un peu étonnée sur le moment, mais en fait... Exit 87, la prochaine création de la compagnie Pièces détachées, part un peu, je crois bien, de sa lecture. Caroline Grosjean avait déjà utilisé le texte comme support pour un travail précédent, ex/tensions Cowboy Junkies. Je ne connaissais pas encore l'équipe, à l'époque, me souviens de l'émotion à découvrir la petite vidéo témoin...
Et donc, 2018 verra donc aussi le retour des CJ ici ou là. Caroline m'a proposé d'animer cette année des ateliers d'écriture pour les danseurs, et j'ai dit oui bien sûr. Tout ça m'a donné une idée pour écrire (ce qu'elle ne m'a pas demandé. Au lieu de l'indiquer ici de façon assez vague, il vaudrait mieux que je le note, d'ailleurs !).













 

Et quand on commence, quand on déroule un fil...  Mon  nouveau projet s'appelle Bruits, tout simplement. Un échange de mails avec Magali Albespy, la danseuse de Pièces détachées, ce lundi, à propos d'autre chose (mais allez savoir, en réalité) me permet d'aller écouter et regarder ceci (venez voir, écouter vous aussi).
Je découvre également ce même jour une vidéo sur Facebook postée par la réalisatrice Nurith Aviv (la cadreuse de Daguerréotypes !), hommage à une écrivaine que je ne connaissais pas, Ronit Matalon, laquelle parle de sa langue, l'hébreu, de manière passionnante. Son roman le plus connu ici s'appelle Le Bruit de nos pas. Voilà le premier livre que j'aurai acheté en 2018.















Le lendemain je rejoins Magali pour une séance de trois heures dans une salle de répétition. Se dessine la promesse de nouvelles explorations, de recherches, d'expérimentations régulières. Je n'en dis pas plus pour le moment mais je suis très enthousiaste, très heureuse de cette ouverture. Travailler avec des danseurs, des musiciens, des informaticiens, une céramiste, des plasticiens : quelle chance j'ai !
La journée se poursuit par la création d'une playlist bruitages / lectures pour la Nuit de la lecture de la Vallée aux Loups en partie concoctée par L'aiR Nu, le samedi 20 janvier, dont voici le programme des réjouissances. Enregistrer, bidouiller dans Audacity : j'adore ça (penser à ajouter une bonne résolution pour 2018 : se former mieux au son).
Et donc : Marilyn est dans les choux depuis plusieurs jours, mais les journées ne font que 24 heures...













et il faut établir des devis, répondre aux mails, relancer, organiser les prochains mois. C'est une bonne partie du travail, souvent la plus importante.



















Le jeudi 11 c'est la soirée à la librairie Charybde, rue de Charenton, orchestrée par Gilda Fiermonte. Je poste cette photo d'Isabelle Delatouche pour dire la grande complicité qui me lie à Gilda depuis des années, au gré de nos pérégrinations mutuelles (et merci à Isabelle pour le regard qu'elle pose sur Décor Daguerre et qu'elle m'a fait partager).
Avant la lecture, je suis invitée à passer, dans la même rue, au vernissage de l'exposition de Public averti, un collectif d'artistes créé par Laurent Herrou et Pauline Sauveur qui présente à la galerie Graphem des  photographies de Michel Barrière et Vincent Labaye jusqu'au 4 février. Je ne reste que quelques minutes, évidemment occupée de la soirée à venir et de ce que je vais y lire, mais l'accueil de Laurent et Pauline est très chaleureux, donne envie de suivre cette expérience particulière qu'est l'exposition dans son ensemble, intitulée Ce qui reste_Mitä Jää.














Le vendredi c'est la reprise des 36 secondes sur L'aiR Nu avec, bien sûr, un hommage à POL et à ses auteurs. L'après-midi je me rends à la bibliothèque Desnos, à Montreuil, qui en a fait tout autant. Nous envoyons nos voeux à Maria, à Bratislava, je découvre que "mon" sous-sol a muté, s'est doté de nombreuses cloisons puis je repars joyeuse, comme à chaque fois.




















Et l'écriture, là-dedans ? Pas d'autre écriture cette semaine que celle des mails, de cet article, de mon journal et de ce que je griffonne pendant l'atelier de la Vallée aux Loups le samedi. Pas d'autre lecture que celle des textes enregistrés pour la fameuse "nuit" à venir. J'écoute Julien Maret, dont j'aime tant Rengaine et Ameublement, sur France Culture, ainsi, grâce à un lien de Guillaume Vissac, qu'une fiction de Yoko Ogawa dont l'héroïne a des problèmes d'audition (tiens, tiens...).
Yoko Ogawa fut ma découverte de 2017, ce qui m'a conduite à écrire cet article et à enregistrer cette lecture pour L'aiR Nu, par exemple :



(penser à cet article que je veux écrire sur Ella Maillart pour Bookwitty, cet autre sur Virginia Woolf)
(lire plus, sur tout)











Enfin, le samedi soir il y a, bien sûr, l'hommage rendu à Philippe Rahmy à la Maison de la poésie, soirée orchestrée par Sébastien Rongier, magnifique d'intelligence, de coeur, d'humour, de force. Les textes de haute volée, gravité, légèreté mêlées, les photos, les voix, les propos : tout donne envie, en sortant de la salle, de courir continuer à écrire. Aussi, un très grand merci à remue.net, à tous les intervenants.
(ah, je mets ce petit lien, tiens, et cet autre)



















Sur ce, retour à vous savez qui (il paraît par ailleurs que le Général Instin a été vu avec la chevelure de Marilyn : j'attends ça de pied ferme !). La semaine prochaine, nous irons également faire un tour à Chartres, puis à la Vallée aux Loups.
Bonne semaine à tous.

*

photos : Joachim Séné pour la Nuit de la lecture à la Vallée aux Loups, Inge Morath (Marilyn qui danse), moi (le métro aérien, l'horloge), Eve Arnold (Marilyn endormie), Isabelle Delatouche (Gilda et moi), remue.net et la maison de la poésie, Lawrence Schiller (Marilyn sortant de la piscine).

vendredi 26 mai 2017

lectures audio, une extension

Je me suis longtemps désespérée, ici, de la difficulté à intégrer du son - ce qui m'avait cependant permis il y a quelques années de faire la connaissance de Pierre Ménard, rencontre précieuse. J'avais par ailleurs un compte Soundcloud ou tout ou presque était passé en "privé", destiné à mon unique usage, et que je n'allais plus consulter.
Pourquoi n'avoir pas fait la jonction ? Mystère.

Mais bref. Ayant dû, pour L'aiR Nu, aller m'intéresser à nouveau à cette plateforme, j'en profite aujourd'hui pour ouvrir les fenêtres, secouer les tapis, rafraîchir les données. Le lien vers mon compte Soundcloud se trouve désormais à droite de cet article, comme les livres. 
Ce qui concerne les lectures audio de mes textes et s'est au fil des années tapi dans l'ombre, va retrouver une place. Ainsi, j'avais enregistré pour moi le début du Journal du Blanc. Je le passe en "public" aujourd'hui même si la fin, on le verra, comporte un blanc justement, un arrêt, une hésitation, s'il faut pousser le volume pour l'écouter et que je lis un peu trop vite. Le voici : 


J'ajoute également ici et sur le compte le beau montage que Pierre Ménard (avec qui je partage aussi quelques images du Blanc, mais c'est une autre histoire...) avait fait sur Liminaire à partir de ma lecture de Cowboy Junkies. L'idée est de rassembler ce qui s'est éparpillé, disséminé, ne retrouve plus facilement, et ce que je n'ai pas encore utilisé. 


Quelques lectures 36 secondes pourront également faire leur apparition sur ce compte tout comme sur celui de L'aiR Nu, remis à jour par la même occasion, mais ce ne seront pas forcément les mêmes...
Que dire de plus ? Bonne écoute ? Bonne lecture ? Les deux ! Et à bientôt, j'espère.

lundi 8 septembre 2014

Crossroads / 25















Cela fait plusieurs jours que j'ai envie de reprendre cette chronique, sentant bien qu'il y a quelque chose à dire de ces routes croisées que sont les livres parus, écrits, à écrire, les projets en cours. Je la place sous le signe des tissus à fleurs ci-dessus, photographie mirage prise hier : l'un d'entre eux est celui de la robe portée à ce moment-là, les deux autres sont les draps, courtepointes du vrai lit sur lequel j'étais assise, situé dans la vraie chambre d'une maison qui est pourtant un bar, un lieu de passage, oloé potentiel qui brouille les repères : dérange-t-on quand on entre ? Doit-on dire au revoir ? Est-on dans un musée, sur une scène de théâtre, à l'intérieur d'un restaurant ? Situé le long du canal de l'Ourcq le pavillon des canaux, trop peuplé en ce dimanche après-midi, m'a fait fuir, mais il faudra revenir un matin de semaine pour savoir qu'en penser.

Plus tôt, je faisais les cent pas chez moi (c'est ma manière de réfléchir) et je me suis mise à compter le nombre de projets en cours. Je suis arrivée à onze et j'ai commencé à comprendre pourquoi, parfois, je me sens fatiguée, extrêmement concentrée sans pouvoir alors dire sur quoi.












Commençons par ce qui m'est extérieur, travaille sans moi pour le moment : cette photo prise à l'abbaye de Royaumont où, il y a quelques jours, Caroline Grosjean de la compagnie Les Pièces détachées a montré quelques minutes d'une proposition inspirée par mon livre sur les Cowboy Junkies. Le texte était dit, répété en boucle par les comédiens danseurs, d'après ce que j'ai compris en voyant une vidéo. Soudain j'ai entendu, non plus un corps démocratique en vagues vers l'écran, expression qui évoque la foule des spectateurs allongés sur les pelouses de la Villette, lors des projections d'été en plein air, et dont je me souviens avoir mis beaucoup de temps à trouver la forme exacte, mais quelque chose comme un corps chorégraphique...












(la Villette dont est proche le pavillon des canaux, au passage)
(mais bref)

Et c'est drôle comme, sachant depuis le printemps que Caroline allait mener ce travail et que nous allions, l'an prochain, tenter quelque chose ensemble, la danse s'est insinuée dans ce que j'ai écrit à ce moment-là : Ile ronde, dont je ne devrais pas tarder à recevoir les premières épreuves et que je présenterai le 9 octobre prochain à la médiathèque de Bouaye, près de Nantes (et du lac de Grand lieu, bien sûr) en compagnie de Joachim Séné.



















(à l'intérieur de l'île, Mathilde Roux a placé un extrait du texte, projet qui ne devrait pas être celui de la couverture définitive mais comme je lui ai demandé l'autorisation de les montrer tous, aussi, voici, je commence)
Ile ronde sera donc mon prochain livre, sauf que non : ce mois-ci paraîtra enfin Laisse venir dans la collection Résidences de la Marelle. Je pense ces prochains jours écrire ici un petit making of du livre, pour l'occasion, raconter les circonstances, les raisons de ce texte écrit avec Pierre Ménard.
Le lien entre les deux ? Des questions liées à l'intensité, je crois, au désir d'envol. Et puis, d'Est en Ouest, le côté collectif de ces textes, à propos desquels j'ai passé le printemps et l'été à discuter avec Pascal Jourdana, Roxane Lecomte et Pierre d'un côté, Joachim, Mathilde et Arnaud de la Cotte de l'autre, tout en demeurant seule lorsqu'il s'agissait de se confronter à nouveau à l'écriture, comme pour n'importe quel ouvrage. Ce passage de l'un à l'autre, collectif, non collectif, m'a vraiment plu.















Ci-dessus, le balcon déjà montré de la pension Edelweiss, située rue Lafayette à Marseille. Mais il paraît qu'elle va fermer, me dit Pierre...

En attendant la parution (LV) et les épreuves (IR), j'ai repris depuis quelques jours le Journal du Blanc posté ici au printemps, hors ligne et augmenté dans l'idée d'en faire autre chose. Une bascule possible vers le papier m'intéresse, en ce qu'elle transforme le texte, sa forme même et ce qui est dit. Je réfléchis...


(non, j'écris, en fait)
... tout en me demandant toujours comment faire publier Décor Daguerre (j'en suis encore à : "c'est très bien ce que vous écrivez mais trop risqué financièrement", troisième réponse de ce type, quel bel ensemble...).
... tout en imaginant une extension londonienne de mon grand magasin (j'ai envoyé un projet en ce sens à l'Institut français, réponse dans quelques temps)
... tout en attendant de savoir si je vais ou non écrire un roman pour ados (eh oui)
... tout en sachant que Dita Kepler, bien qu'elle se trouve actuellement près du lac de Grand lieu, va bientôt retourner à Marseille, puisque la Marelle devrait accueillir en janvier prochain mes Anamarseilles, qu'il est donc temps de finir !
... tout en cherchant comment gagner ma vie, bien sûr, alors que je travaille, n'ai pas l'impression de chômer.

lundi 17 mars 2014

Journal du Blanc #10

Comme vendredi dernier, aujourd'hui fut jour de voyage. Ainsi voilà Vierzon et son Granit au loin : 














(tout au bout, sur le wagon)
(y descendrai-je un jour ?)



















la gare routière de Châteauroux - un filet de wifi et une heure d'attente















enfin Le Blanc et mon carré rectangle, dont voici l'angle cinéma (et l'on voit qu'il est rond, plutôt).
(d'ailleurs, en général, la courbe commence à s'installer, non ?)
Je suis arrivée en car, ai pique-niqué, rapide, devant la Creuse. Sur la route passaient des camions que j'ai fini par oublier. Sac au dos et valise, j'ai retrouvé le logis, non sans découvrir entre temps celui que j'ai appelé l'oloé merveilleux : 















il faudra bien en profiter, un jour

Ensuite ? Organiser des trucs et répondre à des mails, se replonger brusquement dans les Cowboy junkies. Et puis autre chose (espérer écrire).

Ce qui donne pour aujourd'hui : 
- des rectangles à tendance ronde
- une pointe vers l'oloé
- du silence qui n'a pas de forme
(chut)

samedi 19 janvier 2013

J-5















L'idée du compte à rebours avant parution m'est revenue hier. Poster chaque jour jusqu'à ce que le dernier livre en date soit disponible en librairie (pour se souvenir, garder de la distance, comprendre ce qui se joue...), je l'avais déjà fait en 2008 au moment de Cowboy Junkies. Mais ça avait duré trois semaines, et je voulais cette fois opérer autrement : m'orienter vers un journal de la nage, comme j'en tiens un épisodiquement dans le petit journal du Tiers Livre, puisque j'ai décidé d'aller nager quotidiennement jusqu'à jeudi.
(restons zen)
Il n'y aurait eu aucune photographie. Quelques lignes, seulement, de retour de la piscine.
Et puis, voilà déjà une photo qui s'invite : le compte à rebours sera bien ce qu'on voudra, finalement !

*

J-5. Nage de fin de matinée et la neige a effrayé la foule : peu de monde dans le bassin. Dehors, à gauche (la piscine est entièrement vitrée), ce qui s'appelle solarium, petit parc attenant, est devenu féerique. Lignes épurées des buissons, paysage noir et blanc déroulé devant soi dès qu'on brasse la tête tournée. De l'autre côté, des enfants cachés jouent  : gerbes de boules de neige qui fusent sans émissaire ni destinataire apparent.

Je n'ai pas pensé à la parution de mon livre en nageant. 

mardi 15 mai 2012

Fenêtres de Rouen (avec escaliers)















D'abord, la salle des pas perdus de la gare Saint-Lazare en véritable point de départ (du trajet, de la rencontre, du livre). En travaux depuis des mois et enfin accessible mais je ne voulais rien voir (pourtant, là où la mémoire m'avait fait défaut, au moment d'écrire, structure, escaliers, trouées vers la ville, tout demeure en place). 
Photo, n'importe comment, hop.
Ce qu'il fallait, c'était partir. 














Ensuite, l'école d'architecture : assister à un atelier, écouter les étudiants qui parlent de falaises, cap d'Antifer, port, digues, et s'il faut étirer, relier, interrompre, détourner le regard (voir l'exercice se situer). Observer les croquis, maquettes, comprendre à mesure qu'il s'agit de menace (la hauteur, le vertige, la mer qui attaque, les enfants qui pourraient se noyer). Mais que leur apporter, aux étudiants ?















La seule chose qui me venait, à découvrir les lieux, je n'ai pas osé la dire. Je pensais, au début : le type qui vit là (une seule maison dans la valleuse) doit être fou.

Et à y réfléchir, si j'avais dû écrire un texte sur le sujet, je serais partie de son regard, d'une distorsion possible (solitude des pierres, du vent, et si soudain devant lui des gens nagent et mangent, rient, courent, s'embrassent, comment ça se répercute, à l'intérieur de son crâne comme entre les falaises)















J'ai pensé que c'était absurde, à dire, que ça ne leur servirait à rien.
exercice avec abstraction 
faite des personnages
et puis, évidemment, j'ai l'esprit d'escalier
(cependant, le texte, je le vois)


Grand merci à Emmanuel Delabranche et à Marie-Laure Crespin, qui a réalisé l'affiche reprise dans le billet ci-dessous, pour leur invitation et leur accueil, que ce soit à l'école ou Café perdu. Pour jongler entre Fenêtres, Franck, Cowboy Junkies et Ville haute, leurs histoires de façades, travail, rue(s), il fallait trouver un point d'équilibre, ce qui ne se fait pas seul/e. Merci à eux, ainsi qu'à tous ceux venus m'écouter.

vendredi 11 mai 2012

A Rouen lundi



















Lundi prochain,14 mai, je serai donc à Rouen pour deux lectures : la première, consacrée à Fenêtres Open space, aura lieu à l'ENSAN (Ecole supérieure d'architecture de Normandie) à 14h, en amphithéâtre, devant des étudiants, mais les auditeurs libres sont les bienvenus. J'avais découpé le texte d'une façon particulière à Marseille avec le guitariste Jean-Marc Montera, et c'est ce montage que je proposerai - mais sans lui, cette fois. Cette version en musique peut être écoutée ici.

Seconde lecture à 19h, au café perdu, qui consacre la soirée à mon site, Dans la ville haute. Je pense effectuer une lecture croisée de Franck et de Cowboy Junkies accompagnée d'une projection de photos dont certaines sont tirées du site, mais dont la plupart seront inédites : nouvelle façon, pour moi, de retracer en partie le parcours de Franck, de la gare du Nord à Béthune. 

Un parcours devenu, au fil du temps (mémoire perdue, à éclipses, erreurs et rajouts ; écriture qui transforme ; images des lieux qui montre autre chose) de plus en plus fictif, peut-être.

jeudi 29 décembre 2011

Crossroads/16















Croisement qui se ferait, cette fois, en un lieu précis : la place de la bataille de Stalingrad, à Paris, au-dessus de laquelle passe la ligne 2 (reprendre le métro pour aller travailler en 2012 ? la question se pose), centre du 103 bis, ce texte corrélé à Fenêtres open space dont le début va paraître dans le nouveau numéro de la revue d'ici là ; point de départ du "décor" écrit cette année, Décor Lafayette, allez, disons, roman, en retravail (préciser, ajouter des repères, voir si l'on coupe, etc). 

Fiction : 
dans Décor Lafayette, au lieu de se rendre à Haussmann on pourrait bifurquer, tourner à droite, passer devant la gare du Nord, ça donnerait Franck
On se fierait à la structure, à l'avancée du personnage, sans lien vers les grands magasins : ça deviendrait Dita Kepler.
On réduirait le grand mag à de simples boutiques, le boulevard à la rue : Décor Daguerre apparaîtrait.
On reviendrait sur nos pas, suivrait une femme au lieu d'un homme, abandonnerait la rue pour le canal de l'Ourcq : tu n'es jamais seul/e dans la nuit, entendrait-on après un concert au 104.
Ou encore, partant de Stalingrad mais décidant de se fier au panneau "Parc de la Villette Sud" au lieu de "Gare de l'Est Gare du Nord République Châtelet" (itinéraires inscrits, proposés au début de DL), arriverait-on près de la Grande halle, The Trinity Session, l'album des Cowboy Junkies en tête.

Fiction en extension, dans ce que j'en espère, du moins - imaginer un jour pouvoir tout réunir, sans rien clore.

mercredi 9 novembre 2011

Cowboy Junkies, Divan du Monde, hier



















Trois photos seulement, trois photos de secours parce que la carte SD de l'appareil oubliée dans l'ordinateur. 














La première de Margo à peine arrivée en scène, tasse de thé à la main, comme si de rien n'était (la tasse sera posée derrière le bouquet de fleurs).


















La deuxième de Michael, aussi flou que sur la pochette de The Trinity Session, dégaine adolescente, ne jouant qu'assis.


La troisième de Margo durant Sweet Jane.

Sweet Jane, le tube ? Bien sûr, reprise de Lou Reed qu'elle chantera, prévient-elle au début, après une succession de titres venus des trois derniers albums. Sweet Jane apparue au milieu du concert, immédiatement identifiable. De The Trinity Session on entendra également 200 more miles, que j'adore, et Working on a building, précédé d'une très longue et très envoûtante intro. 
Hommage à Vic Chesnutt, sans rien qui pèse.
De l'humour, toujours, sur cette propension à écrire et à chanter des chansons tristes.
Anti-stars au possible, les Cowboy Junkies, restés calmes de bout en bout (pas de Common disaster en vue).

La fin du concert arrive. On se demande, un peu déçus je pense, tous, on espère, attend. Ils reviennent en rappel (salle comble) : encore une chanson de l'un des trois derniers albums (ils ont pris le pari d'enregistrer quatre disques en 18 mois, en sont à trois).

Enfin, Misguided angel, qui est évidemment la chanson de mon livre (je n'ai jamais démenti quand on m'a parlé de Sweet Jane ou de To love is to bury, mais enfin, en vrai, c'est bien celle-là qui compte).
Et ce qui s'appelle la ferveur.

lundi 7 novembre 2011

Crossroads/15



















Boucle demain bouclée des trajets à l'écoute des Cowboy Junkies, avec sur le parquet la cassette offerte à la fin des années 80, le livre écrit à la fin des années 2000, la place de concert retirée dans la galerie de la gare de l'Est (et ce mot, Crossroads, reprise de Robert Johnson, emprunté à leur premier album).

Puis Franck en extension, encore, avec la parution très prochaine aux éditions publie.net (normalement, vendredi) de cet Autour de Franck  qui compte Douze façons de plus de parler de toi, Avant Franck de Thierry Beinstingel et le fichier son de notre lecture croisée à Montreuil. A ce propos, je vous conseille d'aller découvrir sur Feuilles de route comment Thierry parle de cet enregistrement et ce qu'il dit de ma résidence...

Bientôt finie, cette résidence, d'ailleurs, j'espérais un renouvellement et puis non, ai fait durant dix mois ce que j'avais décidé de faire (terminer d'écrire les Oloé, écrire Décor Lafayette, laisser Dita Kepler continuer de m'accompagner), aussi pour cela suis contente, même si les jours à venir demeurent incertains (comment gagner sa vie ensuite, ah, mystère, suis tout ouïe si des idées vous viennent).

A propos de Décor Lafayette, dire que s'y rattache la photo parue dernièrement dans la Todo Liste de Christine Jeanney (grand merci à elle) et qu'y passe brièvement la chanteuse mentionnée dans Tu n'es jamais seul/e dans la nuit. Que ce texte-là paraîtra, a priori, vers le 20 novembre chez Antidata. Annoncer pour finir qu'Antidata fera une fête pour la parution de Tapage nocturne le 2 décembre prochain à la librairie Longtemps, située avenue Mathurin Moreau, Paris, au métro Colonel Fabien. 
Et vous souhaiter la bienvenue !

lundi 18 juillet 2011

Tout est là















entre les deux gares














une fois quittée la ligne 2


















ce qu'on ne pouvait ni voir, ni deviner tant qu'on prenait le métro, allait travailler


















maintenant tout se rejoint, est lié : l'au-delà de Fenêtres entre la Chapelle et Barbès ; le passage par la gare du Nord dans Franck, Cowboy Junkies, Dans la ville haute et même les Oloé ; la place Stalingrad dans Au 103 bis (texte en cours, toujours) ; la gare de l'Est (à suivre) ;  tout cela, avec extensions, dans Décor Lafayette (on entendra le pop du champagne quand j'aurais terminé, j'espère !).

Attention pour traverser, juste...

mercredi 27 avril 2011

En Sorbonne



Ce sera au centre Panthéon, non sur la place de. N'empêche : me retrouver citée en Sorbonne toutes ces années après, pour un livre qui évoque la double vie que j'y menais, voilà qui me fait drôle - et plaisir, j'avoue. Demain matin, en effet, Sébastien Rongier interviendra au séminaire Interarts de Paris sur le thème "Fiction et réalité". Voici la liste des auteurs dont il a prévu de parler.















La Sorbonne est citée dans Cowboy Junkies, ce qui n'est pas le cas dans Franck. Même chose pour le nom du groupe. A l'inverse, Franck n'est pas nommé dans Cowboy Junkies. Fleury, Lille, Loos, Béthune, la gare du Nord non plus.

Préciser / ne pas préciser le nom propre, c'est quelque chose que j'ai eu à l'esprit constamment en écrivant ces deux livres. Dans le documentaire de Stéphane Mercurio sur les familles de prisonniers, A côté (projeté hier soir à Montreuil), une femme détaille les mensonges qu'elle est obligée d'inventer pour ne pas expliquer  le "métier" de son mari. Ne pas dire où l'on va, ne pas nommer, substituer d'autres mots, retourner sans cesse à l'invisibilité : aurait-il été possible pour moi d'écrire ces deux textes en ne "trouant" pas, ne perturbant pas le récit par du non-dit, de la fiction, des aberrations, des mentions de films et de livres, une certaine rythmique ?
Non. 

Livre(s) cité(s) demain, en Sorbonne : sensation de fermer la boucle, enfin.

jeudi 7 avril 2011

Hors Limites : lecture avec François Bon et Maylis de Kerangal

Demain vendredi 8, à 18h30, le festival Hors Limites propose une soirée intitulée Des livres pour habiter l'espace. En compagnie de François Bon et Maylis de Kerangal, j'y lirai un montage de textes, parus ou en cours d'écriture, dont voici le détail : 

1. Des Oloé, espaces élastiques où lire où écrire, livre à paraître très bientôt aux éditions D-Fiction
2. I don't get it, texte paru lors des vases communicants sur le site Liminaire de Pierre Ménard
3. Fenêtres Open space
4. Décor Lafayette (texte en cours)
5. Cowboy Junkies
6. Franck
7. Dita Kepler (texte en cours)

Salle Boris Vian, bibliothèque Robert Desnos, métro Mairie de Montreuil. 










(et maintenant je me tais !)

dimanche 13 février 2011

Crossroads /13

Que ça se croise, c'est le principe même de mes textes et il m'arrive parfois de ne plus savoir sous quel titre, sur quel support exact j'écris. D'où cette rubrique qui (me) permet de faire le point (enfin plus ou moins), de temps à autres, peut-être une fois par saison.
Ainsi, Fenêtres continue sa petite vie, ce qui m'étonne, me fait plaisir. Après la lecture avec Jean-Marc Montera, lors de la soirée d'inauguration de ma résidence, puis le cut-up d'une des bibliothécaires de Montreuil, le livre est présenté à des étudiants de Sciences Po demain midi, lors d'un atelier d'écriture auquel Pierre Ménard m'a conviée.
Et l'on m'envoie toujours des photos de fenêtres. Voici la dernière en date, prise au rez-de-chaussée rue de Fleurus (suivez mon regard) par quelqu'un qui signe ici "anonyme" dans les commentaires.

















Cowboy Junkies n'est pas totalement mort non plus, puisque mentionné dans une interview réalisée par Hubert Artus pour Rolling Stone, papier qui n'est jamais paru mais que j'ai mis en ligne, avec son autorisation, dans le journal de publication de la ville haute. On y retrouvera la semaine prochaine, sans doute, la "version longue", c'est-à-dire les réponses avant coupes (ne connaissant pas la taille de l'article, j'avais écrit quatre fois trop de signes) et des commentaires. Et puis quelques lecteurs de Franck l'ont découvert, m'ont envoyé des messages : s'ils passent par ici, qu'ils sachent que je les en remercie.

















(merci Alain)

Franck, donc, on y vient : le projet Dans la ville haute se poursuit, avec mise en ligne tous les samedis de la partie audio du livre et, deux à trois fois par semaine, du journal de publication, toujours relayé par le blog de la librairie Dialogues à Brest. Quelquefois je fatigue (ainsi, hier, samedi, pas de mise en ligne du premier chapitre sur Béthune, tenterai ça dans la semaine) mais c'est rare, généralement je m'y tiens. A ce propos, je devrais être invitée début mars dans une classe de français à Clichy-sous-Bois pour parler de mes sites, oui, vous avez bien lu, et franchement ça me réjouit.

Il y eut, évidemment, en janvier, le passage chez Alain Veinstein sur France Culture, dans l'émission Du Jour au lendemain que l'on peut réentendre ici. Le jour J, l'ai écoutée en compagnie de quelques amis de twitter, croisés régulièrement ou jamais vus "en vrai", nous commentions au fur et à mesure, j'en garde un souvenir très doux. Il paraît que le livre s'est retrouvé à nouveau sur quelque table de libraire parisien (cette fois c'est Gilda que je remercie), tant mieux.

Franck, en dehors du web, m'a fait également un peu voyager : passage par Brest, Le Mans et, tout récemment La Rochelle, où j'ai été reçue comme une princesse par Bernard Ruaud et Denis Montebello. La rencontre a porté précisément sur le livre : une heure à lire un extrait situé gare du Nord et à répondre à leurs questions, avant de parler avec les gens venus nous écouter, également attentifs et chaleureux. L'association qu'ils dirigent, Quai des lettres, édite une revue papier qui va par ailleurs accueillir le texte sur Rome et Fellini écrit pour les vases communicants, paru sur le site Urbain trop urbain. Que les choses continuent à vivre, c'est tout ce que je demande...

(ci-dessus : la tour de Nesles, vue de ma fenêtre, bien sûr)

Les vases co, parlons-en, tiens. Parlons-en même régulièrement : lors d'une table ronde sur l'écriture et le numérique, lors d'une émission de radio sur le numérique et l'écriture. J'aime beaucoup ce principe d'échanges de blogs auquel je participe depuis le début : on écrit chez l'autre ce qu'on n'irait pas mettre chez soi, c'est vraiment productif, loin du gadget. Nous sommes passés en quelques mois de quatre participants à une quarantaine, en particulier grâce à Brigitte Célerier qui se charge depuis le début de récolter les informations (chaque mois, qui échange avec qui, tout ça). Et si Roma, Rome poursuit sa route vers la Rochelle, si Dita Kepler a changé de strate et s'est déboîtée, il en va de même pour le texte accueilli par Pierre Cohen-Hadria sur le site Pendant le week-end, d'Irlande : il mute. Je l'ai en effet inséré dans les Oloé, texte sur lequel je travaille actuellement et dont je vais dire un mot maintenant, tiens.

Des Oloé, espaces élastiques où lire où écrire : tel est donc le titre de mon prochain livre à paraître aux éditions D-Fiction, à qui j'envoie la version définitive du texte aujourd'hui même et dont la nouvelle plateforme sera lancée le 20 février prochain. Il reprend les textes parus chez Mélico, auxquels s'ajoutent une introduction et trois inédits, le tout présenté de façon totalement différente. C'est le chantier principal, en ce moment, travail en compagnie de Hélène et Juan Clemente dont je reparlerai ici bientôt.














Et Montreuil, alors ? (j'entends ça d'ici)

Montreuil, ça va bien, merci. Outre les autres projets d'écriture qui m'occupent (Décor Lafayette, Dita Kepler et Au 103 bis, pour ne pas les nommer) (et pour ne pas nommer les projets secrets), je participe à des rencontres avec des élèves du lycée Jean Jaurès, prépare le Printemps des poètes (19 mars) et le festival Hors Limites (2 et 8 avril), pense aux gens que je vais inviter bientôt en carte blanche... Du mal à tout faire ? Oui, on s'en doute. Mais l'équipe de la bibliothèque est on ne peut plus stimulante, drôle, cultivée. Ca aide...

vendredi 8 octobre 2010

Lecture croisée aux Buveurs d'encre

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Jeudi soir, Pierre Ménard et moi avons donc lu des extraits de Franck et de Cowboy Junkies à la librairie des Buveurs d'encre, et voici ce que donne cette lecture croisée, enregistrée quelques jours avant :



Merci à lui, bien sûr, à plus d'un titre, ainsi qu'à Yves Martin pour son accueil chaleureux et à Brigitte Giraud, venue en renfort et qui parle si bien de mon livre.

Lorsque j'ai écrit Franck, j'étais persuadée que je ne pourrais jamais évoquer ce texte en public. Les messages qu'on m'a envoyés le 8 septembre, jour de sa parution, et le soutien constant qu'il reçoit depuis m'ont permis de le faire même si, comme l'auront constaté ceux qui étaient présents jeudi soir, j'ai surtout lu (pour le reste, Brigitte a fait tout le boulot !). Je ne voudrais pas insister : disons simplement que la soirée s'est vraiment passée comme je l'espérais...













Merci à ceux qui sont venus (nombreux, si si, ne vous fiez pas à la photo d'Hélène Clemente ci-dessus !). Si vous êtes dans le quartier, n'hésitez pas à faire un tour aux Buveurs, bien sûr. Et si vous avez envie de tout savoir ou presque de la vie d'une librairie, rendez-vous sur leur blog. Un abécédaire y explique avec humour ce que sont les retours, le merchandising, Electre ou Livres Hebdo...

jeudi 8 juillet 2010

Cowboy Junkies, en attendant septembre


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BO de la ville haute, en quelque sorte (ou comment la création d'une playlist, avec les titres que l'on trouve et les titres absents, trace à nouveau une trajectoire).