l'horloge de la gare de Chartres

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vendredi 26 novembre 2010

Crossroads/12

Cela fait des mois que je n'ai mis pas à jour cette rubrique où les textes se croisent.









(apparition de Franck au 104 : banc de la boutique Emmaüs)

Bien sûr, ce qui a pris toute la place, et continue de la prendre, c'est la parution de Franck chez Stock en septembre. M'a permis de me rendre à Brest, au Mans, à Paris, à Paris, bientôt à Paris à nouveau (le samedi 4 décembre après-midi, à Sciences Po) (au passage : on trouve sur ce lien une présentation de mon travail un peu hallucinée !), bientôt à la radio (guettez France Culture dans quelques temps...). J'irai à la Rochelle pour le Quai des lettres en janvier (le 24), en parlerai sûrement encore ailleurs, un projet au moins se prépare. Et la ville haute elle aussi me fait voyager : retourner dans chaque lieu pour prendre des photos c'est se rendre à côté, bien sûr, mais pas uniquement. Cette mise à jour, très fréquente, du site (tous les samedis pour la partie audio, deux à trois fois par semaine pour le journal, dont la publication se poursuit finalement en parallèle sur le blog de la librairie Dialogues) m'interdit de passer totalement, et trop vite, à autre chose - ce que je ne voudrais pas, de toute façon.









Quelquefois on a des surprises. Ainsi ce 103 ne m'appartient pas : c'est le numéro de l'immeuble squatté de Pernety, j'en suis presque sûre maintenant. Quant au 103 bis, projet de texte de trajet perpendiculaire à Fenêtres / Open space, il a commencé de s'incarner, un soir, à la librairie Texture, avec photos. Fenêtres va vivre une seconde vie, du reste, puisqu'avec Jean-Marc Montera nous proposerons à nouveau, le 21 janvier prochain à Montreuil, la lecture musicale que nous avions faite à Marseille en 2007 et que l'on peut écouter ici.












(Marseille, Bibliothèque départementale BDP, 2007)

Ce que je dois faire, pour l'instant, c'est m'occuper des oloé, qui devraient paraître en février prochain aux éditions D-Fiction : il faut écrire les inédits, réfléchir aux images, à la maquette... S'inspirer de Montreuil, aussi, ville qui va donc m'accueillir en résidence à partir de décembre dans la médiathèque Robert Desnos. Trouver le lieu idéal où lire où écrire à Montreuil ? Peut-être, qui sait ?












(Montreuil, chantier devant la médiathèque)

J'ai dans l'idée également d'y installer Dita Kepler, accueillie, elle, par Christophe Grossi ce mois-ci lors des Vases communicants. Si j'avais lu des passages de ce texte au 104 l'an dernier en public, je n'avais jusque là jamais voulu qu'on en voit une ligne...
J'aime beaucoup la recherche sur les corps et l'identité de Christophe, et le texte qu'il a placé ici m'est très proche. Il vient justement de le poster sur son site : prenez la 6 ou la 9, passez voir.









Lors des prochains vases co, vendredi prochain, j'échangerai avec Piero Cohen Hadria, voisin et ami, tel qu'il le dit pendant le week-end. Le lieu ? Entre Colonel Fabien et Belleville : le long de la 2, autrement dit, cette ligne que nous partageons et qu'il évoque régulièrement dans le Petit journal (entre autres) tandis que j'entame, au même endroit, une petite chronique de la nage.










(décor Alice au pays des merveilles de Tim Burton, Galeries Lafayette)

Il y a encore à Décor Lafayette, auquel se ré-atteler aussi (ça urge, même, me crient les grands magasins, quels qu'ils soient). A suivre, donc (je ne peux dire que ça...).

jeudi 11 novembre 2010

Texture

De jolies lampes pour ce bel endroit, librairie Texture, des cartons partout puis on place une table, le projecteur, l'écran, cherche des multi-prises.

(j'étais venue à pied du 103 avec micro, câble, pied de micro, ordi, livres, texte imprimé : me faisais l'effet d'une femme-orchestre en montant l'avenue Jaurès)

(Jaurès, centre de ce "103 bis" que je venais lire, justement)



On attend un peu, juste le temps qu'il faut.

(je pensais qu'il n'y aurait presque personne et puis si, nous étions une bonne quinzaine pour cette lecture-projection)

(sans compter les passants, qui par la vitre, paraît-il, jetaient un oeil sur les photos en faisant semblant de regarder les livres !)


Dans mon dos, le rayon Genet.

Juste avant la lecture, ce hasard : rencontrer un ami de la libraire qui vient de publier une thèse sur ses romans.

(ceux qui aiment Mélico se souviendront peut-être de 'Querelle de Brest' à 16 ans) (ceux qui ont lu 'Franck' se rappelleront peut-être le mémoire de maîtrise que j'ai écrit sur lui)


Il faut dire maintenant tout le soutien de la libraire, Michèle, et l'ambiance chaleureuse, et le bel accueil, et ce 103 bis finalement à sa place, et le lien avec Franck qui se fait aussi.

(j'ai lu le premier passage à Jourdain, qu'on peut entendre ici)

Dire la soirée si réussie, l'impression d'avoir été au bon endroit, au bon moment, pour les bonnes raisons : l'harmonie.



Et quand à la fin un de vos amis se transforme en homme-paysage, c'est encore mieux.








Projection-lecture créée pour "Mon expo en vitrine", manifestation de photographes du XIXe arrondissement (qui se poursuit, passez voir).

Au 103 bis : texte en cours d'écriture corrélé à Fenêtres / Open space. Il évoque un trajet qui permet d'arriver au 104.

vendredi 29 octobre 2010

Texture librairie, le 10 novembre : texte(s), photos, d'accord, mais encore ?

Sur la plaquette de la manifestation, sur la gazette du 19e, et encore ici ou , c'est écrit : dans le cadre de Mon expo en vitrine, le 10 novembre prochain à 19 heures je ferai une lecture-projection de photographies à la librairie Texture, laquelle possède un site on ne peut plus minimaliste que voici.

(si j'ai trouvé un projecteur à temps, bien sûr)

Ce ne sera pas la première fois : j'ai déjà proposé une lecture-projection au 104 (avec extraits de Fenêtres) et à la Bellevilloise (avec montage de textes écrits pour l'occasion). Mais là j'avoue que tout est encore flou, que le temps qui me sépare de cette soirée me paraît à la fois long et court, que... bref.

Mon idée de départ, lorsque j'ai accepté de participer, fut de prendre pour point d'appui le thème de l'exposition, tout simplement : La photo joue autour du bassin de la Villette. Le canal de l'Ourcq, près duquel j'habite, m'intéresse en effet depuis longtemps. Lorsque j'étais en résidence au 104, l'an dernier, j'ai eu l'idée d'écrire un texte consacré au trajet qui mène de chez moi au 104 : Au 103 bis (ou Le 103 bis). De l'un à l'autre, le canal, lieu de passage ou d'évitement... Un texte lié à terme à Fenêtres - je l'espère, du moins.
Cependant, le 103 bis est encore balbutiant. Et possède pour l'instant un ton vaguement comique qui me déroute un peu, il faut avouer... Sera-t-il prêt le 10 ? Mystère.

Depuis, j'ai découvert que la plaquette, la gazette, les sites avaient annoncé, de toute façon, que la rencontre porterait sur Franck. D'accord, très bien, évidemment : tout ce qui peut aider à défendre ce livre si important pour moi, je l'accepte. Rien n'empêche de lire des extraits du livre et de projeter des photographies de la ville haute, d'y ajouter des images qu'on ne trouvera pas sur le site, d'autres qui n'apparaîtront que plus tard, etc. Bien sûr. Exit le canal, alors, et tant pis.

Mais j'aimerais bien faire un doublé 103 bis/ Franck, quand même... (enfin peut-être) (disons que ce soir j'en suis là)

Dans ce cas, les textes seront-ils compatibles ? Et si je m'aperçois que non, aurais-je envie d'abandonner le 103 bis ? (non) (d'autant que la librairie Texture est située au centre du trajet : ce serait dommage de ne pas en profiter).

Bref : le sujet de ce billet, ce sont des questions qui ne concernent personne, que je ne pose à personne, remettant sans cesse les réponses au lendemain...

(à moins que la solution ne se trouve là, dans ce mouvement vers le lendemain ?)


Entre temps, pour que ce soit plus drôle, Dita Kepler s'est invitée dans le débat. Mon 103 bis, plus simple qu'elle en apparence, n'a pas l'air de lui plaire. D'ailleurs elle bloque le processus, m'empêche de l'écrire. Mais qu'elle le sache : moi aussi, en ce moment, je la considère avec soupçon. Je ne sais pas ce qu'elle trafique, quelle direction elle prend, mais je ne suis pas sûre que ce soit joli-joli...

(et dans tout ça je ne parle pas des oloé)

mercredi 30 décembre 2009

2000, 2009 fenêtres










Juste avant de passer à la décennie suivante, voilà que j'aimerais bien dire ce qui, lié à ce blog, a traversé la précédente. Ce qui pourrait donner :


2000 : début de la rédaction de Fenêtres / Open space dans le métro, sur la ligne 2, chaque matin en allant au travail. Le métier : rédactrice pour un annuaire internet. En septembre, l'idée se précise d'écrire Franck, sans rien en faire pour le moment.







2001 : mort de l'annuaire le 24 décembre, fin de Fenêtres qui, né d'une contrainte de travail, se termine, de fait. François Bon en publiera le début sur remue.net et je chercherai un éditeur, sans succès. Quelques semaines plus tôt paraît un livre pour enfants que j'ai écrit trois ans auparavant. Juste avant sa sortie, pour la première fois de ma vie je discute par téléphone avec un "éditeur" (guillemets intentionnels) de la publication, des corrections envisagées... La conversation dure quelques minutes. Je raccroche. A. ouvre alors la porte, pose son sac, me conseille d'allumer la télé. 11 septembre, 19h et jusque là et aucune idée de ce qui se passe.



2002 - 2004 : textes qui tournent court, restent dans le tiroir ; trucs pour enfants qui suivent le même chemin.

2005 : idée générale, structure de Franck. Encore des textes pour enfants qui ne donnent rien en terme de publication, mais permettent de continuer à écrire régulièrement alors que l'alimentaire submerge (à vrai dire, je ne fais pas tellement la différence entre l'abouti et l'inabouti, le publié et le non publié, en ce qui concerne l'écriture. Ce qui compte c'est que ça travaille...). Ces textes me permettent aussi de rencontrer des illustrateurs.





2006 : pendant l'été, sur une proposition de Sereine Berlottier, j'écris un texte pour un dossier de remue.net consacré aux bibliothèques. Un lien est mis sur Fenêtres, toujours en ligne. Yves Jolivet des éditions Le Mot et le reste clique et m'écrit : six ans plus tard, à la surprise générale, mon livre va donc paraître ! Programmé à l'origine en 2008, il est finalement avancé d'un an. Je commence à écrire Franck.

2007 : sortie en avril de Fenêtres et nombreuses premières fois : première signature à la librairie des Buveurs d'encre (Paris 19e), première invitation à un festival, première lecture (avec Jean-Marc Montera, qui plus est) et ce blog bien sûr. En fin d'année, Yves Jolivet me propose d'écrire pour sa nouvelle collection, Solo. Noël sous le signe des Cowboy Junkies...

2008 : passage à mi-temps, puis à plus de temps du tout (alimentaire, s'entend) pour terminer Franck, sur lequel je travaille depuis maintenant trois ans. Le texte est fini en juin. Cowboy Junkies paraît en septembre. L'idée des trois Décors surgit on ne sait comment.

2009 : elle réussit cependant à convaincre le 104, puis la Bellevilloise qui m'accueillent en résidence durant l'année. Accueil chez Mélico, aussi, avec les oloé. Sur internet, il s'en passe vraiment de plus en plus : la revue d'Ici là de publie.net, les Vases communicants... Franck trouve sa maison d'édition. Début des corrections.











Tout cela ne dit pas assez les rencontres, les essais, les ratures dont le traitement de textes débarrasse, ce qu'on a écrit et oublié, ce qui a bien failli se faire, la lecture des livres des autres, la surprise lorsqu'on se rend compte qu'ils habitent juste à côté...

samedi 12 décembre 2009

Avant-dernier rendez-vous à la Bellevilloise samedi 19 décembre

Samedi 19 décembre, ce sera la troisième et avant-dernière fois que je présenterai mon travail à la Bellevilloise (la résidence se termine fin janvier, déjà !).

La journée s'organisera en deux temps. Tout d'abord, de 10 heures à midi, dans le SAS, atelier d'écriture : le mois dernier, nous avons travaillé à partir d'une page de Légendes de Martin Winckler. J'avais organisé la séance autour des notions de lieu, de mémoire et de fiction, trois notions que l'on retrouvera le 19, liées bien sûr à de nouvelles contraintes d'écriture.

Nous avons constitué un petit groupe, qu'il est toujours possible de rejoindre en s'inscrivant : pour cela, il suffit de m'envoyer un mail (voir ci-contre). L'atelier est gratuit.

L'après-midi, à 16 heures, changement de salle et d'activité : dans la halle aux oliviers, 19 rue Boyer, je lirai des extraits de ce que je suis en train d'écrire accompagnée par Lya Garcia, artiste à la fois mime, plasticienne et styliste.

J'ai rencontré Lya au 104. Je lui lisais des passages de Dita Kepler, elle me parlait de ce qu'elle était en train de projeter, crocheter, inventer... L'idée de travailler ensemble nous est venue alors tout naturellement. Les vêtements qu'elle crées, les poses qu'elle prend pour mettre en valeur un texte sont autant de métamorphoses...

Samedi elle m'accompagnera, donc (le terme est d'elle) tandis que je lirai le début de Décor Lafayette, écrit durant ma résidence à la Bellevilloise, et un extrait de Dita Kepler inspiré par une performance qui a eu lieu au 104, dans la halle Curial, il y a quelques mois.

dimanche 18 octobre 2009

Six mois au 104

Comme prévu, voici le texte (ici ou ci-dessous) que m'avait demandé d'écrire le 104 il y a quelques semaines, à retrouver dans un recueil consacré à sa première année d'existence. Ledit recueil est disponible dans les halles Curial et Aubervilliers à côté des flyers et fiches des artistes. J'ai ajouté au texte quelques photographies prises au fil des mois.

Mode d'emploi : cliquez sur le lien ou sur le mini-calaméo ci-dessous, et à nouveau sur lui quand vous êtes arrivés sur la page du site qui l'héberge. Ensuite, si vous le souhaitez, cliquez sur l'icône carrée en haut à droite pour voir le texte en plein écran.

vendredi 16 octobre 2009

Premier oloé sur mélico

Voilà, ma "résidence virtuelle" sur mélico, site d'études et de recherches sur le commerce du livre, la librairie et son histoire, est donc lancée aujourd'hui : on trouvera ici le premier texte, consacré à ce que j'appelle des oloé (ces espaces, dans la ville ou ailleurs, Où Lire Où Ecrire).
Le premier d'entre eux est situé au 104, dans un jardin éphémère créé par le collectif Coloco, aujourd'hui disparu (le jardin, pas le collectif).
Juste un mot pour dire à quel point je suis heureuse de cette résidence : grand merci à Pierre Cohen-Hadria et Hélène Clemente de m'accueillir chez eux.

lundi 12 octobre 2009

résidence(s)

Espaces, lieux, sites, paysages, décors, halle, forum, club, vestiaire, loft, cour, fenêtre, mur, écran, scène, bureau, résidence... Ces petits mots de rien, pour reprendre l'expression de Rezvani, me reviennent en boucle depuis le début du mois "à cause" de la visite guidée de la Bellevilloise que je vais proposer samedi prochain, de 16 heures à 17 heures 30 (la première demi-heure étant consacrée à la présentation de la résidence). Il ne s'agira pas d'une visite se fondant uniquement sur l'histoire des lieux mais d'une déambulation avec lectures de textes liés à la notion de décor.




C'est une idée que j'ai volée, j'avoue, à la paysagiste Sophie Barbaux qui a organisé plusieurs visites de ce type au 104 et dans le jardin d'Eole cette année. Une façon de regarder ce qui nous entoure un peu autrement, durant une heure... Si cela vous intéresse, je mettrai les détails (adresse, accès) en ligne dans la semaine. C'est gratuit et l'entrée est libre, bien sûr. Vous pouvez également m'envoyer un mail, si vous préférez (voir mon adresse ci-contre).

(à propos du 104 : il fête sa première année en ce moment et, pour l'occasion, fait paraître un petit recueil à couverture rose qu'on peut trouver dans la halle Curial. Le 104 m'avait demandé un court texte sur le sujet - un an : je le mettrai bientôt en ligne avec des photos, sûrement...)


Enfin, ce mot de résidence revient une fois encore cette semaine, chez Mélico qui va m'accueillir pour six mois sur son site à partir de jeudi, à ma plus grande joie. Il s'agira, une fois par mois, de proposer un texte et des photos sur ces lieux où lire (et/ou) où écrire. A suivre !

mardi 29 septembre 2009

nos gares

C'est le premier vendredi du mois, jour des Vases communiquants (ex-grand dérangement) et nous avons eu l'idée, avec Martine Sonnet, de proposer sur nos blogs le même document. Alors, quoi, qu'est-ce que c'est que ce travail, diront certains : c'est tout ? Pas d'échange de contenu cette fois ? Si. Mais l'échange a eu lieu quelques semaines plus tôt, le 28 juin exactement, lors d'une lecture au 104. A cette occasion, Martine et moi avons "croisé nos gares", Montparnasse pour elle, gare du Nord pour moi. C'est le fruit de ce croisement que nous vous proposons aujourd'hui, augmenté de quelques photos des lieux.

Les textes de "Paris Montparnasse" sont issus de Montparnasse monde, que l'on peut lire en feuilleton sur le blog L'employée aux écritures ou d'un seul tenant sur publie.net.
"Paris Nord", lui, provient d'extraits de Franck, récit à paraître l'an prochain. Franck est celui à qui j'écris dans Cowboy Junkies/The Trinity Session.

Gare du Nord et gare Montparnasse main dans la main, comme Martine le dit si bien...

vendredi 25 septembre 2009

Un an, 104, des vidéos

Le 104 fête sa première année d'existence. Après trois mois passés sans presque y retourner, et juste avant d'entamer ma résidence à la Bellevilloise, j'ai eu envie de retrouver le lieu en vidéo. Que peut-on en voir sur le net, hors reportages et interviews ?

Décembre 2007, une traversée du chantier avec mise en lumière, en dix minutes, par Graff vidéo :


Novembre 2008, une fusillade, par Kolors resisdance :


Février 2009, le comble du vide, par les étudiants des Arts décoratifs de Paris :


et en cherchant bien, les déviations marseillaises, chorégraphie de la compagnie de danse La Zouze dont j'ai déjà parlé ici, je crois :


Il manque à ma sélection le jardin, la librairie, la villa Arpel, la maison des petits, l'association des femmes de la rue Riquet qui propose un repas délicieux pour 5 euros le vendredi, le Cinq, les agents d'accueil, la maison en plastique dans laquelle on pouvait se réfugier l'hiver et qui n'existe plus depuis l'arrivée du café, une certaine chaise où lire et où écrire dont je reparlerai bientôt...

... et encore le vent d'hiver, le canal gelé, les travaux, les arbres fruitiers installés un temps dans la cour Curial, le ciel sous verrière, l'ouverture des portes, les couloirs roses, les longs rideaux noirs, les escaliers où il est écrit escaliers en de nombreuses langues, les pas qui résonnent, la sensation toujours plus grande de se sentir toujours plus petit quand on passe d'une halle à l'autre.

vendredi 18 septembre 2009

crossroads/9

Cela fait déjà un moment que je pense à cette rubrique, dans laquelle se croisent régulièrement les différents projets d'écriture qui m'occupent. En ce moment, tout est en gestation, tout commence ou se termine... enfin bref, essayons.

Comme je l'ai déjà dit ici, après les six mois passés au 104 entre janvier et juin, je vais donc, à partir d'octobre, passer quatre mois en résidence à la Bellevilloise afin de poursuivre mon projet de trois livres liés à la notion de décor. La Bellevilloise est située dans le XXe arrondissement, rue Boyer, en haut de la rue Ménilmontant, juste à côté de la Maroquinerie. Comme le 104, la Bellevilloise a une histoire très riche : c'est une ancienne coopérative ouvrière, reconvertie en lieu artistique. Pour en savoir davantage, il suffit d'ailleurs de s'y rendre demain, journée du patrimoine oblige : des spécialistes proposeront une visite historique des lieux de 11h à 19h.

(note du samedi : en fait non, je viens d'y passer. Pas de visite globale des lieux car tous ne sont pas accessibles aujourd'hui. Dans la halle aux oliviers, cependant, l'association d'histoire et d'archéologie du XXe arrondissement est effectivement présente et répond aux questions des visiteurs. Ce que l'on peut visiter : la halle et la terrasse).

En quatre mois, peu de chance que le programme que je me suis fixée soit bouclé, bien sûr. Néammoins j'ai décidé (contrairement à ce qui s'est passé au 104, où je me suis concentrée sur le troisième "décor", Dita Kepler) de tenter d'écrire les trois textes en même temps, ce qui était mon projet d'origine. Pourquoi ? En fait, je crois que c'est une question de liberté : ne pas se sentir coincée dans un seul lieu, ni sur un seul texte ; ne pas forcer la confrontation entre deux textes, placés en vis-à-vis. D'où l'idée d'en écrire trois. Est-ce que ça tiendra ? On verra bien. En ce qui concerne la Bellevilloise elle-même, le lieu est magnifique, espérons que l'accès n'en sera pas trop compliqué.

En attendant, ce qui m'occupe, surtout, ce sont les dernières corrections de Franck, texte dont j'ai déjà parlé ici à plusieurs reprises et qui paraîtra dans un an. Il n'y a plus beaucoup de travail à effectuer sur le manuscrit, en réalité, mais tout prend à mes yeux des proportions dantesques. Allez serrons les poings, les dents, et espérons terminer ça avant la fin du mois ! Ce fut une très grande joie, cet été, de voir ce manuscrit accepté, par quelqu'un qui semble particulièrement bien le comprendre, de plus.
Une fois le manuscrit rendu, Franck restera là, tout de même, pas très loin, durant cette année d'avant sa publication. J'ai en effet décidé de monter un site parallèle au livre, sur lequel on pourra écouter, au fur et à mesure, le texte lu. Pour l'instant je prends des photos, effectue des essais d'enregistrement, sans savoir encore exactement quelle forme le site adoptera. Avis de webmasters bienvenus !
Autres chemins d'écriture envisagés : des textes consacrés aux lieux "où lire où écrire" qui paraîtront bientôt en ligne (vers mi-octobre), j'en reparlerai. Et un blog à monter avec une amie de RESF.
(les fenêtres, l'une de terrasse, l'autre de façade, appartiennent à la Bellevilloise)

jeudi 2 juillet 2009

La fenêtre dans le ciel

vient de Bénito, rencontré au 104, que je remercie et salue (je l'avais mise en grand sur la page d'accueil tout à l'heure, recommencerai sans doute plus tard : pour l'instant, autre ciel).

mercredi 1 juillet 2009

ronde

Ce qu'il faudrait maintenant, pour pouvoir faire le bilan, pour pouvoir continuer à écrire, ce serait de quitter les lieux. Au contraire on y revient encore : ce soir pour une lecture de Dita Kepler au Cinq (l'espace amateur du 104), demain parce qu'il y a une fête. A quand le véritable départ ?
Sinon, très heureuse de la lecture de dimanche dernier : j'ai récupéré l'enregistrement, j'espère pouvoir le mettre en ligne bientôt.
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La fenêtre ronde est d'Alain Pierrot.

vendredi 26 juin 2009

point de départ

Il fait pourtant très beau : jamais vu ou presque le 104 désert à ce point, vers midi. Nef Curial : déserte. Halle Aubervilliers : déserte. Seuls les cafés sont pleins : on retrouve l'équipe technique dans la cour de l'horloge près des salles 200 et 400, attablée en face du camion à pizzas, tandis que les gens qui travaillent à la production et l'administration investissent la terrasse côté Aubervilliers, située juste en bas des bureaux. Sinon, rien. Dans la halle Aubervilliers les ateliers sont vides : Juan Diego Vergara, les Jeleton, Sophie Barbaux et les deux Sébastien ont plié bagage. Comme me le fait remarquer Luane, l'une des agents d'accueil (prononcez accueillante) : "On a laissé les flyers sur les départs de résidence pour toi parce que tous les autres sont déjà partis". Oui...
Je lis sur une chaise longue, j'entre dans la librairie, je discute encore un peu mais rien à faire, ça sent la fin. Viravong me laisse un CD de photos, belle équipée de jeudi dernier dont je n'ai pas envie de parler ici, pas encore du moins. Je lève la tête : dans l'atelier 11 où nous fumes quelques uns à nous planquer, hier après-midi, pour assister en douce au défilé Vuitton homme printemps 2010 (savoir que les événements privés du 104 ne sont pas nécessairement accessibles à ceux qui pourtant y travaillent), plus personne à la fenêtre pour rire des spectatrices, de leurs chaussures SM.
Où aller maintenant ? Salle 200 tout est prêt pour dimanche. Au Merle nos livres nous attendent. Faustine, qui travaille à la billetterie, me fait signer Fenêtres, qu'elle lira sur la ligne 2. Je lui montre l'endroit que je préfère, nef Curial. Puis à l'accueil du Cinq, où je retourne, nous voilà tout émus, réalisant que ça se termine... Ce matin, Michael Jackson à fond dans le couloir du premier étage tandis que le 104 dormait encore, entre nous, c'était bien. Et maintenant ?

mardi 23 juin 2009

six mois



































































































































































































































































































































































au 104 et dans ses environs.