l'horloge de la gare de Chartres

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jeudi 29 décembre 2011

Crossroads/16















Croisement qui se ferait, cette fois, en un lieu précis : la place de la bataille de Stalingrad, à Paris, au-dessus de laquelle passe la ligne 2 (reprendre le métro pour aller travailler en 2012 ? la question se pose), centre du 103 bis, ce texte corrélé à Fenêtres open space dont le début va paraître dans le nouveau numéro de la revue d'ici là ; point de départ du "décor" écrit cette année, Décor Lafayette, allez, disons, roman, en retravail (préciser, ajouter des repères, voir si l'on coupe, etc). 

Fiction : 
dans Décor Lafayette, au lieu de se rendre à Haussmann on pourrait bifurquer, tourner à droite, passer devant la gare du Nord, ça donnerait Franck
On se fierait à la structure, à l'avancée du personnage, sans lien vers les grands magasins : ça deviendrait Dita Kepler.
On réduirait le grand mag à de simples boutiques, le boulevard à la rue : Décor Daguerre apparaîtrait.
On reviendrait sur nos pas, suivrait une femme au lieu d'un homme, abandonnerait la rue pour le canal de l'Ourcq : tu n'es jamais seul/e dans la nuit, entendrait-on après un concert au 104.
Ou encore, partant de Stalingrad mais décidant de se fier au panneau "Parc de la Villette Sud" au lieu de "Gare de l'Est Gare du Nord République Châtelet" (itinéraires inscrits, proposés au début de DL), arriverait-on près de la Grande halle, The Trinity Session, l'album des Cowboy Junkies en tête.

Fiction en extension, dans ce que j'en espère, du moins - imaginer un jour pouvoir tout réunir, sans rien clore.

samedi 24 septembre 2011

Crossroads/14










Hier soir, c'était donc lecture croisée avec Thierry Beinstingel à Montreuil autour de Franck. Ce matin, Piero Cohen Hadria y consacre un article (cliquez sur la photo ci-dessus pour y accéder) (puisqu'il retouche les images jusqu'à m'affubler d'une robe rose, je passe au noir et blanc, il n'y a pas de raison !).
Qu'est-ce qu'on retient d'une lecture en public, le lendemain, au-delà de ce qu'on a pensé, ressenti, sur le moment, durant les heures suivantes ? (elle s'est bien passée, la question n'est pas celle-là) Une nuit à réfléchir : ce seraient toujours les mêmes choses qui hantent ? 
quel besoin d'aller jouer sa peau à chaque fois ?
Je cherche chez les autres ce qu'ils disent de l'après, mais ça reste confus.
Souvenir d'une lecture la semaine précédente, Décor Lafayette devant les bibliothécaires de Montreuil, pour leur montrer un peu ce que je fabrique chez eux en dehors de : manger à la cantine, monter et descendre des marches, me connecter, rire, emprunter des livres. La peur de lire à nouveau un texte en cours (principe du 104 à l'époque de ma résidence) ; le fait que ça déstabilise moins, finalement, que le montage structuré d'hier soir.
le contenu n'est pas le même, dira-t-on
quand c'est très structuré on croit s'inquiéter moins ?
(ne pas voir là-dedans un jugement de valeur, quel qu'il soit)
Décor Lafayette très structuré aussi
(une illusion peut-être)
pas de réponse, en fait
Ce qui se croise en ce moment : Franck "à cause" de cette lecture d'hier et de l'édition prochaine de Douze façons de plus de parler de toi chez publie.net ; Décor Lafayette, chantier principal ; Tu n'es jamais seul/e dans la nuit, texte à paraître le mois prochain aux éditions Antidata ; Au 103 bis, parce qu'extraits à choisir pour d'ici là 8 : d'ici là, justement, parce qu'avec Joachim Séné nous présenterons la revue au salon du même nom le 15 octobre prochain ; la ville haute qui cahote ; les Oloé, parce qu'en écrire un de plus pour les vases communicants ; et Dita Kepler, qui porte actuellement une robe rouge.

jeudi 11 novembre 2010

Texture

De jolies lampes pour ce bel endroit, librairie Texture, des cartons partout puis on place une table, le projecteur, l'écran, cherche des multi-prises.

(j'étais venue à pied du 103 avec micro, câble, pied de micro, ordi, livres, texte imprimé : me faisais l'effet d'une femme-orchestre en montant l'avenue Jaurès)

(Jaurès, centre de ce "103 bis" que je venais lire, justement)



On attend un peu, juste le temps qu'il faut.

(je pensais qu'il n'y aurait presque personne et puis si, nous étions une bonne quinzaine pour cette lecture-projection)

(sans compter les passants, qui par la vitre, paraît-il, jetaient un oeil sur les photos en faisant semblant de regarder les livres !)


Dans mon dos, le rayon Genet.

Juste avant la lecture, ce hasard : rencontrer un ami de la libraire qui vient de publier une thèse sur ses romans.

(ceux qui aiment Mélico se souviendront peut-être de 'Querelle de Brest' à 16 ans) (ceux qui ont lu 'Franck' se rappelleront peut-être le mémoire de maîtrise que j'ai écrit sur lui)


Il faut dire maintenant tout le soutien de la libraire, Michèle, et l'ambiance chaleureuse, et le bel accueil, et ce 103 bis finalement à sa place, et le lien avec Franck qui se fait aussi.

(j'ai lu le premier passage à Jourdain, qu'on peut entendre ici)

Dire la soirée si réussie, l'impression d'avoir été au bon endroit, au bon moment, pour les bonnes raisons : l'harmonie.



Et quand à la fin un de vos amis se transforme en homme-paysage, c'est encore mieux.








Projection-lecture créée pour "Mon expo en vitrine", manifestation de photographes du XIXe arrondissement (qui se poursuit, passez voir).

Au 103 bis : texte en cours d'écriture corrélé à Fenêtres / Open space. Il évoque un trajet qui permet d'arriver au 104.

vendredi 29 octobre 2010

Texture librairie, le 10 novembre : texte(s), photos, d'accord, mais encore ?

Sur la plaquette de la manifestation, sur la gazette du 19e, et encore ici ou , c'est écrit : dans le cadre de Mon expo en vitrine, le 10 novembre prochain à 19 heures je ferai une lecture-projection de photographies à la librairie Texture, laquelle possède un site on ne peut plus minimaliste que voici.

(si j'ai trouvé un projecteur à temps, bien sûr)

Ce ne sera pas la première fois : j'ai déjà proposé une lecture-projection au 104 (avec extraits de Fenêtres) et à la Bellevilloise (avec montage de textes écrits pour l'occasion). Mais là j'avoue que tout est encore flou, que le temps qui me sépare de cette soirée me paraît à la fois long et court, que... bref.

Mon idée de départ, lorsque j'ai accepté de participer, fut de prendre pour point d'appui le thème de l'exposition, tout simplement : La photo joue autour du bassin de la Villette. Le canal de l'Ourcq, près duquel j'habite, m'intéresse en effet depuis longtemps. Lorsque j'étais en résidence au 104, l'an dernier, j'ai eu l'idée d'écrire un texte consacré au trajet qui mène de chez moi au 104 : Au 103 bis (ou Le 103 bis). De l'un à l'autre, le canal, lieu de passage ou d'évitement... Un texte lié à terme à Fenêtres - je l'espère, du moins.
Cependant, le 103 bis est encore balbutiant. Et possède pour l'instant un ton vaguement comique qui me déroute un peu, il faut avouer... Sera-t-il prêt le 10 ? Mystère.

Depuis, j'ai découvert que la plaquette, la gazette, les sites avaient annoncé, de toute façon, que la rencontre porterait sur Franck. D'accord, très bien, évidemment : tout ce qui peut aider à défendre ce livre si important pour moi, je l'accepte. Rien n'empêche de lire des extraits du livre et de projeter des photographies de la ville haute, d'y ajouter des images qu'on ne trouvera pas sur le site, d'autres qui n'apparaîtront que plus tard, etc. Bien sûr. Exit le canal, alors, et tant pis.

Mais j'aimerais bien faire un doublé 103 bis/ Franck, quand même... (enfin peut-être) (disons que ce soir j'en suis là)

Dans ce cas, les textes seront-ils compatibles ? Et si je m'aperçois que non, aurais-je envie d'abandonner le 103 bis ? (non) (d'autant que la librairie Texture est située au centre du trajet : ce serait dommage de ne pas en profiter).

Bref : le sujet de ce billet, ce sont des questions qui ne concernent personne, que je ne pose à personne, remettant sans cesse les réponses au lendemain...

(à moins que la solution ne se trouve là, dans ce mouvement vers le lendemain ?)


Entre temps, pour que ce soit plus drôle, Dita Kepler s'est invitée dans le débat. Mon 103 bis, plus simple qu'elle en apparence, n'a pas l'air de lui plaire. D'ailleurs elle bloque le processus, m'empêche de l'écrire. Mais qu'elle le sache : moi aussi, en ce moment, je la considère avec soupçon. Je ne sais pas ce qu'elle trafique, quelle direction elle prend, mais je ne suis pas sûre que ce soit joli-joli...

(et dans tout ça je ne parle pas des oloé)

mardi 2 mars 2010

L'atelier de Pierre Ménard

l'autre jour c'était un peu chez moi, la preuve :


103

Je pars du 103, près du CentQuatre et c’est pourquoi le nomme le trajet du 103 au CentQuatre le 103 bis. Écrire à propos du 103 bis ? Un désir, demeuré projet.

En face

La boulangerie, tenue par une dame Suédoise à cheveux courts dont on dit qu’elle a "le sens des affaires" (les croissants sont chers), promène son chien en laisse et dont je boycotte l’adresse chaque fois que le camion de farine lié à la Boulange (c’est son nom) par un long tuyau gris, fait vibrer le quartier à cinq heures du matin (c’était hier).

Tout près

La blanchisserie, mystérieusement fermée hors période de vacances.

Au-delà

Le carrefour dangereux, axe Bolivar/Mathurin Moreau, qui permet à gauche de se rendre à Colonel Fabien ; tout droit, de se diriger vers Jaurès ; à droite de grimper vers les Buttes Chaumont. Il y a quatre ou cinq ans, avoir été renversée là par une camionnette, avoir dû son salut à une geste du bras repousser la tôle, le capot, la portière, n’être pas passée sous les roues grâce à ça. Souvenir du téléphone portable tombé, projeté par terre, intact.

Tout droit

Le Franprix, centre des croisements (au 105). où les enfants, après l’école, poursuivent leur conversation devant le container de verre. À cet endroit, l’avenue se met à descendre, pente douce vers les écoles, l’église demeurée vide. Partout, le long de l’avenue, les sirènes, les scooters, les camions, les voitures vitres ouvertes même l’hiver pour manquer le territoire, dire quels rythmes, quelles pulsations, quelles infra-basses traversent, accompagnent la nuit, la journée.

Couleurs/Cités

Passer devant la cité blanche, nommée ainsi par tous, plus chic que la cité rouge, HLM, qui fait l’angle. Pour entrer dans la cité blanche : un code, deux codes, un interphone. Le rêve du petit, un appart à la cité blanche.

Couleurs/Portes

Les écoles et leurs portes bleues. 130 d’âge, des cours trop petites, et le bus de l’avenue ne les épargne pas. Mais on y fait la fête, cultive un jardin suspendu qui donne sur la cité blanche.

Rideau

Le rideau de fer de la chocolaterie, face aux écoles, a été graphé. Thématique de la récolte, de l’île enchanteresse, larges feuilles, graines de cacao. En hiver, la boutique propose du chocolat chaud : on entre, tourne un robinet, remplit son verre. La devanture rythme les saisons et la patronne fait tout elle-même : fausses balles de tennis en chocolat blanc (à l'époque de Roland-Garros), ardoises et craie pour la rentrée, etc.

Rappel : en début d’année, à la rentrée de septembre justement, un matin avoir aperçu deux voitures de police et un ruban de plastique qui cernait le trottoir : la banque d’à côté venait d’être braquée. Le butin ? Dérisoire.

Banc

Ce fut longtemps celui d’un homme barbu, obèse, auquel le quartier apportait à manger. Ce fut ensuite, fleurs, mots, bougies, celui de son passage ici.

Carrefour

Au carrefour de la rue de Meaux, un café judicieusement nommé Le Carrefour. Ambivalence des sentiments pour ce lieu, je l’aime, je le hais, selon la musique, la radio qu’il diffuse. À quand le silence ?

Soldes

Puis c’est, jusqu’à Jaurès, le royaume du commerce : la meilleure boucherie de Paris, la meilleure fromagerie de Paris, boutiques de vêtements pour enfants, parfums, mandarines, poulet rôti, téléphones portables, asperges, brosses à dents, brosses à cheveux, journaux, chaussures chics, robes chères, robes moches, poissons, crevettes, glaces en été, patates sautées, rubans de la Saint-Valentin. Royaume du Monoprix et du Mac Do, chacun son trottoir, chacun son public. Tout au bout, Jaurès, la ligne aérienne. Ligne 2, Nation-Dauphine, colonnes, armatures, escaliers. Et le canal Saint-Martin. Dans l’entre-deux en août 1999, avoir sur la place assisté à l’éclipse, tous en lunettes, tous arrêtés.


Texte écrit lors de l'atelier de Pierre Ménard, que l'on peut découvrir ici et .

mardi 23 juin 2009

six mois



































































































































































































































































































































































au 104 et dans ses environs.