jeudi 29 décembre 2011
Crossroads/16
samedi 24 septembre 2011
Crossroads/14
(ne pas voir là-dedans un jugement de valeur, quel qu'il soit)
(une illusion peut-être)
jeudi 11 novembre 2010
Texture

(j'étais venue à pied du 103 avec micro, câble, pied de micro, ordi, livres, texte imprimé : me faisais l'effet d'une femme-orchestre en montant l'avenue Jaurès)
(Jaurès, centre de ce "103 bis" que je venais lire, justement)
(sans compter les passants, qui par la vitre, paraît-il, jetaient un oeil sur les photos en faisant semblant de regarder les livres !)
(ceux qui aiment Mélico se souviendront peut-être de 'Querelle de Brest' à 16 ans) (ceux qui ont lu 'Franck' se rappelleront peut-être le mémoire de maîtrise que j'ai écrit sur lui)

(j'ai lu le premier passage à Jourdain, qu'on peut entendre ici)
Dire la soirée si réussie, l'impression d'avoir été au bon endroit, au bon moment, pour les bonnes raisons : l'harmonie.

Au 103 bis : texte en cours d'écriture corrélé à Fenêtres / Open space. Il évoque un trajet qui permet d'arriver au 104.
vendredi 29 octobre 2010
Texture librairie, le 10 novembre : texte(s), photos, d'accord, mais encore ?

(si j'ai trouvé un projecteur à temps, bien sûr)
Ce ne sera pas la première fois : j'ai déjà proposé une lecture-projection au 104 (avec extraits de Fenêtres) et à la Bellevilloise (avec montage de textes écrits pour l'occasion). Mais là j'avoue que tout est encore flou, que le temps qui me sépare de cette soirée me paraît à la fois long et court, que... bref.
Mon idée de départ, lorsque j'ai accepté de participer, fut de prendre pour point d'appui le thème de l'exposition, tout simplement : La photo joue autour du bassin de la Villette. Le canal de l'Ourcq, près duquel j'habite, m'intéresse en effet depuis longtemps. Lorsque j'étais en résidence au 104, l'an dernier, j'ai eu l'idée d'écrire un texte consacré au trajet qui mène de chez moi au 104 : Au 103 bis (ou Le 103 bis). De l'un à l'autre, le canal, lieu de passage ou d'évitement... Un texte lié à terme à Fenêtres - je l'espère, du moins.
Cependant, le 103 bis est encore balbutiant. Et possède pour l'instant un ton vaguement comique qui me déroute un peu, il faut avouer... Sera-t-il prêt le 10 ? Mystère.

Mais j'aimerais bien faire un doublé 103 bis/ Franck, quand même... (enfin peut-être) (disons que ce soir j'en suis là)
Dans ce cas, les textes seront-ils compatibles ? Et si je m'aperçois que non, aurais-je envie d'abandonner le 103 bis ? (non) (d'autant que la librairie Texture est située au centre du trajet : ce serait dommage de ne pas en profiter).
Bref : le sujet de ce billet, ce sont des questions qui ne concernent personne, que je ne pose à personne, remettant sans cesse les réponses au lendemain...

Entre temps, pour que ce soit plus drôle, Dita Kepler s'est invitée dans le débat. Mon 103 bis, plus simple qu'elle en apparence, n'a pas l'air de lui plaire. D'ailleurs elle bloque le processus, m'empêche de l'écrire. Mais qu'elle le sache : moi aussi, en ce moment, je la considère avec soupçon. Je ne sais pas ce qu'elle trafique, quelle direction elle prend, mais je ne suis pas sûre que ce soit joli-joli...
(et dans tout ça je ne parle pas des oloé)
mardi 2 mars 2010
L'atelier de Pierre Ménard
103
Je pars du 103, près du CentQuatre et c’est pourquoi le nomme le trajet du 103 au CentQuatre le 103 bis. Écrire à propos du 103 bis ? Un désir, demeuré projet.
En face
La boulangerie, tenue par une dame Suédoise à cheveux courts dont on dit qu’elle a "le sens des affaires" (les croissants sont chers), promène son chien en laisse et dont je boycotte l’adresse chaque fois que le camion de farine lié à la Boulange (c’est son nom) par un long tuyau gris, fait vibrer le quartier à cinq heures du matin (c’était hier).
Tout près
La blanchisserie, mystérieusement fermée hors période de vacances.
Au-delà
Le carrefour dangereux, axe Bolivar/Mathurin Moreau, qui permet à gauche de se rendre à Colonel Fabien ; tout droit, de se diriger vers Jaurès ; à droite de grimper vers les Buttes Chaumont. Il y a quatre ou cinq ans, avoir été renversée là par une camionnette, avoir dû son salut à une geste du bras repousser la tôle, le capot, la portière, n’être pas passée sous les roues grâce à ça. Souvenir du téléphone portable tombé, projeté par terre, intact.
Tout droit
Le Franprix, centre des croisements (au 105). où les enfants, après l’école, poursuivent leur conversation devant le container de verre. À cet endroit, l’avenue se met à descendre, pente douce vers les écoles, l’église demeurée vide. Partout, le long de l’avenue, les sirènes, les scooters, les camions, les voitures vitres ouvertes même l’hiver pour manquer le territoire, dire quels rythmes, quelles pulsations, quelles infra-basses traversent, accompagnent la nuit, la journée.
Couleurs/Cités
Passer devant la cité blanche, nommée ainsi par tous, plus chic que la cité rouge, HLM, qui fait l’angle. Pour entrer dans la cité blanche : un code, deux codes, un interphone. Le rêve du petit, un appart à la cité blanche.
Couleurs/Portes
Les écoles et leurs portes bleues. 130 d’âge, des cours trop petites, et le bus de l’avenue ne les épargne pas. Mais on y fait la fête, cultive un jardin suspendu qui donne sur la cité blanche.
Rideau
Le rideau de fer de la chocolaterie, face aux écoles, a été graphé. Thématique de la récolte, de l’île enchanteresse, larges feuilles, graines de cacao. En hiver, la boutique propose du chocolat chaud : on entre, tourne un robinet, remplit son verre. La devanture rythme les saisons et la patronne fait tout elle-même : fausses balles de tennis en chocolat blanc (à l'époque de Roland-Garros), ardoises et craie pour la rentrée, etc.
Rappel : en début d’année, à la rentrée de septembre justement, un matin avoir aperçu deux voitures de police et un ruban de plastique qui cernait le trottoir : la banque d’à côté venait d’être braquée. Le butin ? Dérisoire.
Banc
Ce fut longtemps celui d’un homme barbu, obèse, auquel le quartier apportait à manger. Ce fut ensuite, fleurs, mots, bougies, celui de son passage ici.
Carrefour
Au carrefour de la rue de Meaux, un café judicieusement nommé Le Carrefour. Ambivalence des sentiments pour ce lieu, je l’aime, je le hais, selon la musique, la radio qu’il diffuse. À quand le silence ?
Soldes
Puis c’est, jusqu’à Jaurès, le royaume du commerce : la meilleure boucherie de Paris, la meilleure fromagerie de Paris, boutiques de vêtements pour enfants, parfums, mandarines, poulet rôti, téléphones portables, asperges, brosses à dents, brosses à cheveux, journaux, chaussures chics, robes chères, robes moches, poissons, crevettes, glaces en été, patates sautées, rubans de la Saint-Valentin. Royaume du Monoprix et du Mac Do, chacun son trottoir, chacun son public. Tout au bout, Jaurès, la ligne aérienne. Ligne 2, Nation-Dauphine, colonnes, armatures, escaliers. Et le canal Saint-Martin. Dans l’entre-deux en août 1999, avoir sur la place assisté à l’éclipse, tous en lunettes, tous arrêtés.
Texte écrit lors de l'atelier de Pierre Ménard, que l'on peut découvrir ici et là.