Je ne savais pas si c'était vraiment une bonne idée de m'y rendre, à l'inauguration du
104 : la foule, le bruit, la peur de m'attacher au lieu et d'être d'autant plus déçue, fin novembre, lorsque la réponse tombera pour la demande de résidence. Est-ce que je réussirais à deviner où
nous serions installés en cas de oui ? Est-ce que je verrais ce que j'allais regretter ?
Du 104 je n'aurai rien vu.
Si ça :

(enfin appréhender les tours des Orgues autrement - leur poids, les angles, les structures salies il faudrait en parler aussi)
des fenêt

res :


sous lesquelles la foule s'amasse, cherche de la documentation, fait la queue, lève les yeux ; gens du quartier, pas du quartier.
On entre dans une salle on voit
ça :

éblouit la rétine on est trop nombreux on repart.
Au-dessus la verrière rappelle la gare du nord, nettoyée et grattée.


Mais la foule est trop dense, les salles pleines, on ne voit rien et piétine : dix minutes ça monte c'est tout près on va s'engueuler. Vite, de l'air. Il faudra y revenir un matin de grand vent, grand froid (aujourd'hui c'est l'été). L'ambiance festive, joyeuse, familiale, mélangée, de toute façon ce n'est pas là qu'elle se trouve au moment où l'on fait son tour.
Elle vous happe, elle vous choppe dès l'entrée de la Cité des sciences où l'on se rend ensuite, comme souvent se trompant : il n'y a rien pour Lire en fête ? Ah non, c'est à la Grande halle que ça se passe. Ah merde, et ici ? Ici c'est La science en fête, tout est gratuit.

(là je vous place ma poubelle en triangle, première page des
Cowboy Junkies, située entre la Cité des sciences et la Grande halle de la Villette)
La Cité des sciences, entre nous on l'appelle la deuxième maison. Donc on reste, forcément. Au rez-de-chaussée, trouvé des papillons qui s'agrippent aux cheveux, au troisième la matière la plus vieille du monde (3,8 milliards d'années, une roche scintillante, pas moyen de se souvenir du nom) ; appris les aléas de la
guerre de la banane à l'ombre d'une palme, dans la serre du haut...
Enfin suivi en rythme les airs des
Don Fiasco qui feraient bouger les morts.
(mais non pas dit ceux du 104)