l'horloge de la gare de Chartres

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mercredi 30 juin 2010

En couverture

Sur la photographie l'homme de dos, de nuit, s'abrite, c'est du moins ce que l'on peut croire à sa position sous le store, à ses épaules rentrées, au col relevé du manteau. Ou l'impression vient-elle d'une sorte de flou, décor de rue dont on ne sait s'il est de pluie, de brume ou simple projection d'une lumière très forte qui peut-être l'aveugle et dont la source à gauche est pour nous invisible.
(...)
Il a peut-être quelqu'un à battre, à tuer ?

"En couverture", Franck, pages 169-170

(la couverture d'un livre est elle aussi un lieu)

mercredi 3 décembre 2008

Un homme qui dort sur Lignes de fuite

Bonne nouvelle : on peut retrouver le début du film de Perec et Bernard Queysanne sur Lignes de fuite.

lundi 1 décembre 2008

Revue d'ici là : premier numéro gratuit













On peut désormais découvrir le numéro zéro de la revue électronique d'ici là, dont Pierre Ménard a la charge, en accès gratuit sur publie.net. Le 21 décembre, sortie du numéro 1 sur le thème suivant : Nous dormons notre vie d’un sommeil sans rêves, une phrase de Georges Perec extraite de L’Infra-ordinaire, paru aux éditions du Seuil, en 1989.

Perec, 1989...

Au sommaire du numéro 1 figure un court extrait de mon livre appelé Franck, texte qui fonctionne par lieux, se déroule en partie en 1989 et n'est pas sans rapport avec Un homme qui dort.



Le passage se situe à Château-Landon, sur le pont Lafayette.
On y parle d'un homme qui ne dort pas.

vendredi 14 novembre 2008

A voix nue : les 30 premières pages de Cowboy Junkies, The Trinity session

Pierre Ménard m'avait dit : n'ayant pas pu assister à la lecture des Buveurs d'encre alors que j'avais annoncé que je viendrais, je propose une séance d'enregistrement de Cowboy Junkies / The Trinity session qui pourra donner lieu à un atelier d'écriture en ligne. Un mois plus tard à peine tout est là, et même davantage. Récapitulons :

- l'enregistrement des 30 premières pages de mon livre, mixé par ses soins avec des extraits de l'album et une courte interview

- l'atelier d'écriture qui l'accompagne (PM avait déjà proposé un atelier sur les Fenêtres l'an dernier alors qu'on ne se connaissait pas du tout)

- la page 48 du même Cowboy Junkies avec extraits sonores des Misfits (il paraît que je suis la première, sur le site, à lire mon propre texte. En même temps, je venais d'en lire 30 pages, alors une de plus..!).

- la page 48 d'Un homme qui dort, de Georges Perec, enregistrée dans la foulée.

- un petit lecteur dont il m'a envoyé le code pour proposer ici, en plus, la lecture des 30 pages non mixée (juste la voix). Bientôt, je ferai une rubrique "textes lus à haute voix" sur ce blog, ce sera plus facile à retrouver...





Merci vivement à Pierre Ménard, donc, que je n'avais jamais rencontré avant l'enregistrement, que j'ai revu au centre Cerise depuis et que je vous invite, si ce n'est déjà fait, à écouter lire ici. Pour le travail, le temps passé, la promesse tenue...

dimanche 9 novembre 2008

Au plafond

L'élément déclencheur, ce fut certainement Mary Poppins et sa scène de thé pris au plafond, puisqu'il suffisait de rire pour monter dans les airs.



Le plafond est ensuite pour moi, et assez inexplicablement, lié à Edgar Poe. Peut-être à cause de ce passage du Masque de la mort rouge, traduit par Baudelaire :

La septième salle était rigoureusement ensevelie de tentures de velours noir qui revêtaient tout le plafond et les murs, et retombaient en lourdes nappes sur un tapis de même étoffe et de même couleur. Mais, dans cette chambre seulement, la couleur des fenêtres ne correspondait pas à la décoration. Les carreaux étaient écarlates, d'une couleur intense de sang.

Cependant je n'en jurerai pas.

Il y a encore ce livre que j'aime d'Eric Chevillard, Au plafond.

Il y a surtout les pages d'Un homme qui dort de Georges Perec dans lesquelles le protagoniste, allongé sur son lit banquette, suit des yeux le dessin des fissures. Passages auxquels je me suis référée, j'avoue, dans le manuscrit appelé Franck dont il est parfois question sur ce blog, comme on peut déjà le constater ici en cherchant bien (la revue D'Ici là paraîtra en décembre).

Ce plafond possède des pouvoirs. Il est même capable de refléter une maison entière (celle de Julien Gracq).

Avec tout ça, rien d'étonnant si j'aime tant celui du centre Cerise, mosaïque de façades que l'on retrouve dans des tables miroirs. Depuis un an, j'y suis quand c'est possible les rencontres de remue.net et me sens, à chaque fois, accueillie par ce plafond lumineux qui ouvre des perspectives. Il permet, à le regarder, de prendre contenance, de ne pas étouffer sous l'absence de fenêtres au mur.










Ce fut à nouveau le cas vendredi dernier lors de la soirée Publie.net, où vint lire une bonne dizaine d'auteurs (des drôles, des graves, énigmatiques, en veine d'alchimie...).












On peut retrouver l'enregistrement de cette soirée, le programme et un ensemble de liens sur cette page de remue.net.

Les deux photographies sont de Gilda Fiermonte, qui elle aussi (comme Pierre Ménard ou Philippe de Jonckheere, entre autres) évoque la rencontre.

jeudi 30 octobre 2008

d'un bleu métallique, ébloui par les phares

"Des bandes d'oiseaux passent très haut dans le ciel. Sur le canal de l'Yonne, un long chaland, à la coque d'un bleu métallique, glisse, tiré par deux grands chevaux gris. Tu reviens en marchant le long de la route nationale, dans la nuit, croisé et dépassé par des voitures qui hurlent, ébloui par les phares qui, du bas des côtes, semblent un instant vouloir illuminer le ciel avant de fondre sur toi."

Un homme qui dort, Georges Perec, édition Folio.

Extrait de la page 48 lue pour le site de Pierre Ménard tout à l'heure, juste après lecture du début de 'til I'm dead, ensemble qui inclut la page 20, elle aussi de nuit, le long d'une autoroute (et je n'avais jamais fait le lien).

vendredi 9 mai 2008

10. Un homme qui dort, de Georges Perec













Celui-là est tellement important que j'ai contraint mon exemplaire, acheté à Hauteville début 1991, à s'intégrer dans le livre que j'écris depuis trois ans. Comment le dire autrement ? Je vois bien que cette phrase n'est ni belle ni claire, mais si je dis que j'ai fait de ce Folio 2197 un personnage, ça n'ira pas non plus... Tout est important : le texte, évidemment, mais aussi la photo, la date de parution du livre et jusqu'à la date d'impression de l'exemplaire (dont la couverture est la même que celle de l'image ci-dessus, mais sans le visage de Perec). Fétichisme ? Non, pourtant.

Perec, connu comment ? Dans l'adolescence, par ma mère, qui lisait La Vie mode d'emploi en se délectant dans le RER A, entre les stations Saint-Germain-en-Laye et Vincennes. Mais j'attendrai l'époque des Fenêtres pour en faire autant, sur la ligne 2. Pourquoi diffère-t-on certains plaisirs de lecture ? Et pourquoi, parfois, ne réussit-on pas à lire ce qui semble résonner en nous si fort dès les premières pages ? Peur de s'y perdre ?

Un homme qui dort
: le timing parfait. Je le vois chez le marchand de journaux, j'ai tout un après-midi à passer au café sans rien faire. Je lis la quatrième de couverture, je me dis : c'est exactement ça. Puis : justement, non, il vaudrait mieux se distraire. Puis : au contraire, justement si. Je l'achète. Je le lis au soleil.

lundi 4 juin 2007

Dernière phrase

Tu attends, place Clichy, que la pluie cesse de tomber.

Georges Perec, Un homme qui dort, 1967, Folio, page 144.