l'horloge de la gare de Chartres

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dimanche 30 octobre 2016

Crossroads / 29


















J'avais bien conscience d'avoir laissé cette rubrique, où les livres parus et les projets en cours se croisent, un peu en friche ces derniers temps, mais je ne pensais pas que cela faisait déjà une bonne dizaine de mois. Pourquoi ? Sans doute parce que L'aiR Nu a pris beaucoup de place cette année, ce qui n'a fait que me réjouir. Outre les 36 secondes, rubrique hebdomadaire qui commence même à avoir quelques fidèles (joie !), nous avons récemment mis en ligne notre premier chemin de lecture, consacré à Thierry Beinstingel. Je n'ai qu'une hâte : que les propositions se multiplient, que nous ne sachions plus où donner de la tête. 


(tiens, voilà une photo qui n'est pas sur L'aiR Nu)

D'ailleurs, oui, voilà ce dont j'ai envie, ces derniers temps : avoir énormément de pain sur la planche. Devoir à nouveau jongler, écrire dans l'urgence, être obligée d'établir des ponts entre toutes ces choses, projets lancés, textes qui sortent, voyages, enregistrements, pour aller au bout de ce que je me suis promis. 2017, une année comme ça ? Ce serait bien.



















En attendant, ce qui est paru, c'est le début de L, la seconde partie de Diptyque, vendredi dernier dans la revue Hors Sol. Un travail dont, de mon côté, je ne sais que faire (qu'est-ce que c'est, au juste ? Un texte pour la scène ? Non, on ne peut pas dire, même si la compagnie Pièces détachées l'a adapté) mais que je n'ai pas envie de lâcher pour autant. D'ailleurs le projet de la compagnie est de réaliser, à terme, un livre-objet.  
L est une sorte de triangle entre un photographe, son modèle et le livre qu'ils réalisent. Qui des deux est le créateur ? Lui, qui met en scène la situation, agit sur le cadre, la lumière, les poses, les expressions ? Elle, qui a fait de son corps une oeuvre, quitte à en tester les limites ?













Une femme qui se laisse photographier : évidemment, on peut penser à Marilyn, même si dans L ce n'est pas d'elle qu'il s'agit. MM, ou le chantier principal de cette année : il faudrait avoir terminé avant fin décembre me dis-je, tout en continuant d'osciller entre 1954 et 1955 et en attendant les épreuves de Décor Daguerre, qui ne devraient plus tarder.
Le premier métier d'Agnès Varda fut d'être photographe, on le sait. Ecrire ce Marilyn, c'est s'intéresser au travail d'un grand nombre d'hommes, bien sûr (Milton Greene, Sam Shaw, bientôt Richard Avedon, Cecil Beaton...), mais c'est aussi croiser des femmes et s'y arrêter : pin-up, modèles, actrices, photographes, productrices, réalisatrices qui furent les vraies pionnières de ce qu'est devenu Hollywood.















Etre des deux côtés de l'appareil, prendre place partout, voilà ce que permet l'écriture, se dit-on. C'est en tout cas ce qu'on s'imagine, l'illusion qu'on en a. Ou peut-être même pas : on est encore ailleurs, à ne jamais dominer le sujet, à creuser sa brèche avec l'entêtement d'un joueur alors que les plates-bandes ont déjà été piétinées mille fois.


Décor Daguerre : j'attends les épreuves, donc, et la couverture, qui reprendra le détail de mes arbres. Je sais que ça va être quelque chose, ce retour au texte de 2013. A vrai dire, j'ai déjà l'idée d'un autre livre qui serait lié à celui-là. Il est même en train de pousser fort, marque son territoire, seul dans son coin. Seulement, outre le Marilyn, il y a encore le projet de deux autres livres, que des résidences pourraient m'aider à développer. Si c'est non pour tout, on verra. Si c'est oui, il faudra tout écrire en même temps - et j'ai horriblement envie que ça se fasse !

 

Au départ, il n'y a que nos désirs d'écrire. Comment nommer ce qui ensuite se matérialise, se détache, existe, voyage, est oublié ? Est-ce autre chose ? La même chose ? Une extension ? Un modèle ? Un passage ? Du présent pur et dur ? Parfois je me sens comme ces deux-là, qui ont laissé leurs parasols rouges au balcon tandis que les feuilles tombent. A d'autres moments, c'est la feuille qui me semble proche.


(et c'est pourquoi, en guise de fin, voilà donc des nouvelles du lierre)

dimanche 27 décembre 2015

Crossroads / 28

La dernière fois qu'est apparue cette rubrique, il y a six mois environ, j'évoquais ce qui était en train de se terminer (l'écriture de Diptyque), ce qui était en cours (Bruits), ce qui allait arriver (la parution d'Anamarseilles, L'aiR Nu en résidence à Moret).
Alors, où en sommes-nous ?



Nous sommes à la gare de Moret. Nous descendons du train, prêts à nous perdre dans les environs (cela s'appelle De la ville au Loing, journal fictif en cours d'écriture pour la résidence de L'aiR Nu)



Nous sommes dans la salle du théâtre de Bouxwiller, en Alsace, pour la première de Diptyque : ce sera le 9 janvier prochain à 20h30 (ci-dessus, une partie du texte et la danseuse Magali Albespy, photographies de Pièces détachées).



Attention, ça se complique : le même jour, le 9 janvier, à 18h00, nous sommes également à la bibliothèque de Montigny-sur-Loing pour le vernissage de l'exposition de Mathilde Roux.
(comment est-ce possible ? L'anamorphose, peut-être ?)



Et nous nous trouvons à Marseille, encore (ici dans l'oloé rouge, ou pension Edelweiss, située rue La Fayette) surtout depuis l'enregistrement intégral d'Anamarseilles. Nous sommes au sous-sol du théâtre du Merlan où Dita Kepler a été ligotée (anamarseille 5) ; aux côtés de Jean-Marc Montera à la bibliothèque de la Joliette ; en train de traverser le parc Longchamp ; devant l'affiche d'un homme recherché ; à la gare Saint-Charles ; dans une calanque, etc.


Nous sommes dans la Vallée de la mort, en Californie, à courir avec cette jeune fille, pour un nouveau projet dont ici je n'ai encore rien dit.


A la dernière page de l'anthologie du Général Instin, parue il y a peu (nous fûmes à la Maison de la poésie lors de "sa" soirée le 4 décembre dernier, où nous le déclinâmes).


Dans l'attente de voir comment la céramiste Christine Tchepiega va utiliser des extraits de Fenêtres et Décor Lafayette, ce qu'elle compte faire bientôt (ci-dessus un soliflore à miroir d'eau qui me fascine).


Et nous sommes également en vacances, pour finir, ce qui signifie que nous ne sommes pas, là, tout de suite, en atelier d'écriture à Villetaneuse ou au Blanc, moins encore à préparer une conférence sur la littérature et le numérique pour la canopée d'Evry qui aura lieu le mois prochain. 
Ni même, non plus, à Veneux, pour le festival de L'aiR Nu qui se déroulera le samedi 23 janvier et dont je reparlerai très bientôt. 
Non, non. Pour l'instant, nous sommes simplement à Marseille, dans la région de Moret, à Bouxwiller, la tête dans le bruit et près de Los Angeles : une fois de plus, à la croisée des chemins.

(nb : et en 2016, veiller à ne pas abuser de ce nous qui flotte entre singulier et pluriel, n'est-ce pas ?)

lundi 29 juin 2015

Crossroads / 27



















Anamarseilles est terminé, devrait sortir à l'automne aux éditions La Marelle, et j'ai rendu ce matin le manuscrit de Diptyque à Caroline Grosjean, la chorégraphe qui dirige la compagnie Pièces détachées : les choses ont un peu avancé, donc, depuis le dernier article de cette rubrique.

Diptyque, c'est étrange, est peut-être un texte que vous ne lirez jamais. Je ne sais pas, nous ne savons pas encore ce qui va se passer, s'il sera disponible ou non ni sous quelle forme. Pour l'instant, le désir se dessine d'en faire un livre-objet avec pistes sonores, que l'on pourra trouver à la fin des représentations. Ce qui est sûr, c'est qu'on n'entendra pas tout le texte sur scène, simplement des bribes : il fait l'équivalent de 58 pages, ce qui est trop pour être dansé. En janvier 2016, lors de la première, j'aurai la surprise de découvrir quels passages auront été conservés tout en ayant de mon côté l'impression que, quoi qu'il arrive, il fait un tout.
(j'espère !)
(ces jours derniers j'étais dans cette sorte d'euphorie douce, légère, qui vient quand on a l'impression d'avoir terminé un texte sur lequel on travaille depuis plusieurs mois - ici, six - dont on sait qu'elle ne va pas durer, et qu'on savoure)











Et donc, de quoi ça parle, ce diptyque dont le titre n'est pas de moi, mais de Caroline ? Comme on peut s'en douter, il s'agit en réalité de deux textes. Le premier, qui prend pour point de départ deux pages écrites pour la revue d'ici là en 2013, met en scène deux corps dont on ne sait ni le sexe, ni l'âge, ni l'aspect physique. Ils s'approchent, se regardent, s'éloignent dans une suite de scènes courtes. Le second fait apparaître un modèle dont on comprend tout de suite qu'il s'agit une femme, et un photographe. Entre eux, la relation semble assez complexe... Le tout est écrit à partir de descriptions de photos noir et blanc, portraits qui ne permettent de voir, chaque fois, qu'une partie du corps de cette femme.



















(évidemment, je brouille un peu les cartes avec mon polaroïd de Blow up d'Antonioni et la photo noir et blanc de Pièces détachées)

A propos de textes qu'on ne lit pas, la soirée à la bibliothèque Marguerite Audoux autour de Ile ronde m'a permis de constater, une fois de plus, que certains de mes livres étaient "indisponibles" : Franck et Cowboy Junkies. Pour CJ, ça arrive de temps à autres. Pour Franck, ça fait des mois que j'en demande la raison à l'éditeur. J'ai posé à nouveau la question il y a une semaine par mail. Aucune nouvelle pour le moment. Si ça dure, j'ai une petite idée sur la façon dont je vais continuer à faire vivre le texte malgré tout. Encore un truc qui me demandera des mois, je n'en parle pas pour l'instant, mais ça commence à me travailler...

Ce qui se poursuit, ce sont les Bruits, plus de 200 pages de notes pour l'instant. Je vais continuer tout l'été avant de tout reprendre, de prolonger, d'augmenter à partir de début octobre, ce qui coïncidera avec le début de la résidence de L'aiR Nu à Moret. De ce côté-là, nous avançons tranquillement : des nouvelles bientôt ici même, sans doute.

En ce milieu d'année 2015, il me semble que, décidément, l'écriture trouve davantage sa place, ces temps-ci, hors des sentiers de l'édition : au théâtre (à l'Etoile du Nord en janvier dernier), dans les studios de danse (Besançon, Saint-Claude, Belfort), via les enregistrements et sur le web (l'aiR Nu), dans toutes ces notes prises... Ce n'est pas forcément voulu, c'est ainsi : allons où l'énergie se trouve. 

*

(la photo de la main et du carnet rouge a été prise lors d'un atelier de Pierre Ménard à Château Landon en 2010. Je m'en suis servie pour feue La ville haute)

lundi 16 mars 2015

Crossroads / 26















Ca me paraît difficile, ces jours-ci, de continuer le feuilleton Décor Daguerre. J'essaye alors de reprendre ma rubrique Crossroads, celle qui parle des projets en cours et de ce que deviennent les livres, mais même ça, je ne suis pas sûre d'y parvenir. Essayons quand même.

En ce moment, je tente de terminer Anamarseilles, entamé il y a deux ans et qui doit paraître aux éditions La Marelle, dois rendre le manuscrit à la fin de ce mois. Je "tente", en effet, car plus je cherche à simplifier, plus le texte se complique. Ce qui pourrait n'être qu'une promenade dans Marseille devient au fil des lignes une sorte de monstre - en même temps, c'est normal, me dis-je, l'anamorphose dont il s'inspire est un monstre soi-même. Bon, on essayera de vaincre !

Pour m'encourager, je pense à ces mots de l'enseignante du Havre dont les élèves étudient en ce moment Ile ronde. Certains semblent avoir très bien compris (alors que je ne l'ai jamais dit nulle part) que le texte était écrit en s'inspirant de la structure d'un jeu vidéo : on passe ainsi d'une surface plane à une autre en tombant, en sautant ; le personnage principal se métamorphose (qu''il se scinde en deux ne pose aucun problème, on en a vu d'autres), remonte dans le temps... Il y a une, voire plusieurs quêtes (délivrer le géant / se débarrasser des voix qui nous hantent / trouver sa place dans le monde). Etc. Voilà une reconnaissance qui fait du bien, il faut le dire.

Anamarseilles est également une variation pour Dita Kepler. Dita avance dans Marseille en se distordant, perturbée par ce qui cherche à lui indiquer où se rendre, à l'influencer, dessinant pour elle un chemin dans la ville. Dans l'anamorphose, la frontière entre portrait et paysage est brouillée : se laisser guider, ce ne serait pas se perdre, au contraire ?















(Dita pensant qu'elle ne pense pas, vous voyez où cela me conduit ?) (bref)

Il y a du lieu, un embryon de pensée. Il y a du corps également, et ce n'est pas un hasard. J'écris également sur le corps pour la compagnie Les Pièces détachées, ne dois pas l'oublier... Et aussi sur le bruit, projet de plusieurs mois entamé en octobre dernier (130 pages de notes à ce jour) qui avance un peu au rythme de Fenêtres.

Il faudrait continuer à chercher un éditeur pour Décor Daguerre.
Il faudrait aussi, et surtout, et ça urge, trouver de l'argent pour tenir les mois suivants. 
Il faudrait faire abstraction de tout cela pour terminer Anamarseilles.
Il faudrait...

Ca ne simplifie pas la donne, et c'est une des raisons pour lesquelles je publie moins sur ce blog ces temps-ci. Cette rubrique n'était plus actualisée depuis octobre dernier, je viens de m'en rendre compte, ce qui fait quand même un moment. Parfois on se débat, ça dure, ça dure, vole notre énergie.

lundi 8 septembre 2014

Crossroads / 25















Cela fait plusieurs jours que j'ai envie de reprendre cette chronique, sentant bien qu'il y a quelque chose à dire de ces routes croisées que sont les livres parus, écrits, à écrire, les projets en cours. Je la place sous le signe des tissus à fleurs ci-dessus, photographie mirage prise hier : l'un d'entre eux est celui de la robe portée à ce moment-là, les deux autres sont les draps, courtepointes du vrai lit sur lequel j'étais assise, situé dans la vraie chambre d'une maison qui est pourtant un bar, un lieu de passage, oloé potentiel qui brouille les repères : dérange-t-on quand on entre ? Doit-on dire au revoir ? Est-on dans un musée, sur une scène de théâtre, à l'intérieur d'un restaurant ? Situé le long du canal de l'Ourcq le pavillon des canaux, trop peuplé en ce dimanche après-midi, m'a fait fuir, mais il faudra revenir un matin de semaine pour savoir qu'en penser.

Plus tôt, je faisais les cent pas chez moi (c'est ma manière de réfléchir) et je me suis mise à compter le nombre de projets en cours. Je suis arrivée à onze et j'ai commencé à comprendre pourquoi, parfois, je me sens fatiguée, extrêmement concentrée sans pouvoir alors dire sur quoi.












Commençons par ce qui m'est extérieur, travaille sans moi pour le moment : cette photo prise à l'abbaye de Royaumont où, il y a quelques jours, Caroline Grosjean de la compagnie Les Pièces détachées a montré quelques minutes d'une proposition inspirée par mon livre sur les Cowboy Junkies. Le texte était dit, répété en boucle par les comédiens danseurs, d'après ce que j'ai compris en voyant une vidéo. Soudain j'ai entendu, non plus un corps démocratique en vagues vers l'écran, expression qui évoque la foule des spectateurs allongés sur les pelouses de la Villette, lors des projections d'été en plein air, et dont je me souviens avoir mis beaucoup de temps à trouver la forme exacte, mais quelque chose comme un corps chorégraphique...












(la Villette dont est proche le pavillon des canaux, au passage)
(mais bref)

Et c'est drôle comme, sachant depuis le printemps que Caroline allait mener ce travail et que nous allions, l'an prochain, tenter quelque chose ensemble, la danse s'est insinuée dans ce que j'ai écrit à ce moment-là : Ile ronde, dont je ne devrais pas tarder à recevoir les premières épreuves et que je présenterai le 9 octobre prochain à la médiathèque de Bouaye, près de Nantes (et du lac de Grand lieu, bien sûr) en compagnie de Joachim Séné.



















(à l'intérieur de l'île, Mathilde Roux a placé un extrait du texte, projet qui ne devrait pas être celui de la couverture définitive mais comme je lui ai demandé l'autorisation de les montrer tous, aussi, voici, je commence)
Ile ronde sera donc mon prochain livre, sauf que non : ce mois-ci paraîtra enfin Laisse venir dans la collection Résidences de la Marelle. Je pense ces prochains jours écrire ici un petit making of du livre, pour l'occasion, raconter les circonstances, les raisons de ce texte écrit avec Pierre Ménard.
Le lien entre les deux ? Des questions liées à l'intensité, je crois, au désir d'envol. Et puis, d'Est en Ouest, le côté collectif de ces textes, à propos desquels j'ai passé le printemps et l'été à discuter avec Pascal Jourdana, Roxane Lecomte et Pierre d'un côté, Joachim, Mathilde et Arnaud de la Cotte de l'autre, tout en demeurant seule lorsqu'il s'agissait de se confronter à nouveau à l'écriture, comme pour n'importe quel ouvrage. Ce passage de l'un à l'autre, collectif, non collectif, m'a vraiment plu.















Ci-dessus, le balcon déjà montré de la pension Edelweiss, située rue Lafayette à Marseille. Mais il paraît qu'elle va fermer, me dit Pierre...

En attendant la parution (LV) et les épreuves (IR), j'ai repris depuis quelques jours le Journal du Blanc posté ici au printemps, hors ligne et augmenté dans l'idée d'en faire autre chose. Une bascule possible vers le papier m'intéresse, en ce qu'elle transforme le texte, sa forme même et ce qui est dit. Je réfléchis...


(non, j'écris, en fait)
... tout en me demandant toujours comment faire publier Décor Daguerre (j'en suis encore à : "c'est très bien ce que vous écrivez mais trop risqué financièrement", troisième réponse de ce type, quel bel ensemble...).
... tout en imaginant une extension londonienne de mon grand magasin (j'ai envoyé un projet en ce sens à l'Institut français, réponse dans quelques temps)
... tout en attendant de savoir si je vais ou non écrire un roman pour ados (eh oui)
... tout en sachant que Dita Kepler, bien qu'elle se trouve actuellement près du lac de Grand lieu, va bientôt retourner à Marseille, puisque la Marelle devrait accueillir en janvier prochain mes Anamarseilles, qu'il est donc temps de finir !
... tout en cherchant comment gagner ma vie, bien sûr, alors que je travaille, n'ai pas l'impression de chômer.

lundi 19 mai 2014

Crossroads /24















Voici le bon moment d'ajouter un épisode à cette série des crossroads, je crois, même sans forcément quelque chose à annoncer... La dernière fois, je me demandais si Décor Daguerre "tenait", je voulais l'imprimer pour savoir. C'est fait et il me semble en effet qu'il fait un tout, que c'est un livre. Mais pour le publier, c'est autre chose. La fameuse crise est passée par là : il est refusé sans être lu parce que le précédent ne s'est pas assez vendu ; ailleurs on me dit que oui, on l'aurait pris, mais... le programme est bouclé... à suivre... C'est épuisant. D'habitude, ici, je ne mentionne pas les galères, les complications, ce chaud et froid permanent de nos vies. Mais là je fatigue un peu. Surtout, il faut se concentrer sur autre chose, Ile ronde, le texte pour Joca Seria à rendre à la fin de l'été et dont j'ai posté un extrait chez Pierre Cohen Hadria lors des vases communicants. Du coup, j'abandonne Décor Daguerre, un an et demi de boulot, à son sort,  alors que c'est le pilier, le socle : il ne faut pas. 
Bref.


















Parlons plutôt de ce qui est sorti : un Devenirs du roman auquel j'ai participé en liant un premier texte, écrit pour l'occasion, à un second, écrit directement sur ce blog en octobre dernier : on peut désormais lire les deux côte à côte, si l'on veut.
(le numérique comme le papier sont travaux au long cours on le voit)
Pour le reste, des choses en attente, qui doivent arriver bientôt (Laisse venir, Les Oloé en espagnol) ; quelques propositions (pas signées) ; des projets de livres (dans ma tête) ; et des ateliers qui m'auront menée en ce début d'année du Louvre et du Grand palais (voir le beau site créé par Joachim Séné), à Poissy, Versailles et la Gaîté lyrique - je suis en train de monter un petit blog consacré à ces derniers, menés avec une classe d'accueil d'élèves primo-arrivants.















Cette semaine, formation à Nantes, atelier au Havre, avant le retour au Blanc pour la dernière fois la semaine prochaine, conclue par le festival Chapitre Nature : ce qui se croise, ce sont pour le moment, les rails, les wagons, les gares des villes de l'Ouest et les lectures à venir jusqu'à fin juin d'extraits de Décor Lafayette et Décor Daguerre (Le Blanc, Paris) ; Cowboy Junkies (eh oui !) (Paris) ; Ile ronde (Paris). Ensuite ? On ne sait pas encore.
Des choses, sûrement.

*
photos : la cité des Sciences (qui se trouve dans Décor Daguerre) ; le lac de Grand lieu (Ile ronde)

samedi 1 février 2014

Crossroads / 23
















C'est le moment où tout est en suspens. Il faudrait imprimer ce texte pour savoir enfin si ça tient (un tiers tient, oui, à mon goût, mais les deux autres tiers m'aveuglent pour le moment) (je parle de Décor Daguerre). Il faudrait faire trois tas par terre, ou soixante-quinze, passer à l'horizontale et rebattre les cartes ou mais voilà l'imprimante ne fonctionne plus. 
C'est le moment où il n'est plus question de création, où trouver un peu de distance. Cependant il y a déjà un autre texte à écrire (je parle de celui du lac). Cependant il y en a un à publier (Laisse venir, avec Pierre Ménard). Cependant il y en a un à relire, à augmenter (Autour de Franck). Cependant il y en a un qui n'est pas terminé mais dont le début va paraître en revue (Anamarseilles). Cependant il y en a un qui cherche à se faire traduire (Des Oloé. Je n'ai pas de nouvelles pour l'instant). Cependant il y en a un dont on me propose d'écrire le making off (Décor Lafayette). 
Cependant...

chercher si possible une imprimante amie aujourd'hui
c'est très simple tout simple rien de plus
pourquoi en faire un billet ?

(la photo a été prise à Saint-Ouen, autre projet d'écriture)

vendredi 24 mai 2013

Crossroads / 22















Rubrique trimestrielle que celle des croisements, il semblerait... Et un vélo posé devant la fenêtre d'Agnès Varda pour dire l'envie de rouler plus vite rue Daguerre : si le décor s'installe dans ma tête, il faudrait quand même que le texte avance à meilleure allure, me dis-je, comptant sur mon départ lundi prochain vers le lac de Grand-Lieu pour faire aller à même vitesse Décor Daguerre et Dita Kepler pendant deux semaines. Dita, tout comme moi, va en effet se mettre au vert (campagne, village, château, bois, bords de l'eau, avec quelques virées à Nantes, tout de même), on verra ce qu'il en sortira... 

Comme elle a le don d'ubiquité, on devrait également retrouver Dita Kepler sur remue.net à partir de mardi, dans un journal du silence/journal de la lutte que j'ai tenu sur Twitter pendant un an et demi. Une grande partie des 400 tweets va apparaître sous une forme nouvelle. Je profite d'ailleurs de ce billet pour remercier Guénaël Boutouillet, qui a accepté le projet sur remue, et Joachim Séné, devenu, en codant, en créant cette apparition, le co-auteur du journal de DK (vous allez voir ce que vous allez voir, je vous le dis) (je parle du travail de Joachim, bien sûr !). Un texte qui, au départ, a été écrit non pas par moi, mais par Pierre Ménard (pour comprendre, attendez mardi...) et qui paraîtra quotidiennement pendant deux semaines, tandis que de mon côté, j'alternai sans doute connexion et déconnexion.

A propos de Pierre Ménard, nous avions tous deux, l'an dernier, écrit une sorte de carnet de voyage, Laisse venir, trajet virtuel Paris-Marseille dont nous avions posté des extraits ici et . Le texte semblerait en voie de publication numérique du côté de Marseille. Je donnerai des nouvelles dès que j'en saurai davantage. Quant à remue.net, la mise en ligne des textes et photos de la soirée Pecha Kucha est pour bientôt.

Dans cette rubrique crossroads, on trouve également Franck, à nouveau, dont je viens d'aller parler au collège Anne Frank de Roubaix, passant par Lille pour venir de Paris et y retourner, évoquant avec les élèves les gares du Nord, de Lille Flandres, de Lille Europe et celle de Roubaix que je connais pas, qu'ils me montreront peut-être le mois prochain...
Etrange expérience, tout comme l'a été, dans un autre genre, celle d'hier soir : j'ai découvert que le film d'Agnès Varda Lions, love (...and lies), était centré (pour moi seulement, on s'en doute) sur le jour de la naissance de Franck, le 6 juin 1968, date de l'assassinat de Robert Kennedy - ce que je savais. On voit à deux reprises, en gros plan, une feuille d'éphéméride portant cette date. L'image m'a rappelé ce que j'avais, en filigrane, fait dans mon livre : marquer la date, la disséminant un peu partout dans le texte - tout comme le nom de famille de Franck et le jour de sa mort. Choses dont on ne se rend pas compte en première lecture, je pense, mais auxquelles je tiens quand j'écris.
Dans Lions, love (... and lies), c'est très différent : on ne peut échapper au 6 juin, donné comme un jour historique ; quant à Los Angeles, ville où l'action se situe, que dire si ce n'est qu'elle est vraiment à mille lieues de Boulogne-sur-Mer, où Franck est né. Pourtant, quelque chose me pousse à en parler ici un instant. Mi-fiction, mi-documentaire, le film a été en partie tourné ce jour-là, jour dont j'ai cherché à retrouver des traces quand j'écrivais, que j'ai réinventé (mi-fiction mi-réalité, là aussi). Brusquement, le voici, ce 6 juin, sous mes yeux, à mille lieues en effet de ce qui m'occupait durant l'écriture, avec son trio de hippies qui attendent la gloire, et qu'elle tombe du ciel, dans une maison à coussins, baies vitrées, piscine...
Que faire de ça ? Rien ? Il me semble que c'est de ce genre de questions bizarres que l'écriture est faite, de temps à autres.

Ici, encore, un autre texte, Au 103 bis, dont les éditions Parigramme viennent de publier un extrait dans leur Petite anthologie du désamour. Au 103 bis est un texte corrélé à Fenêtres open space que j'ai parfois lu en public mais que je n'ai jamais terminé (j'avoue), et dont une partie se trouve dans la revue d'ici là. C'est en lisant la revue que Parigramme a découvert le texte, ce qui fait toujours plaisir...

Quant à Décor Lafayette, Alain Veinstein m'invite à venir en parler sur France Culture le 20 juin prochain. J'ai le temps d'y penser, bien sûr. 
Mais bien sûr, j'y pense déjà !

dimanche 10 février 2013

Crossroads / 21















Je tiens cette rubrique, Crossroads, depuis assez longtemps. Sans que cela soit net elle est, disons, trimestrielle. A croire qu'une fois tous les trois mois ce que j'écris se croise tant qu'il me faut y voir plus clair : je débroussaille ici, alors, directement dans l'interface. Comment retrouver le fil, cette fois ? Par livres ? Par liens ? Par lieux ? Essayons peut-être les trois...

Ainsi, il y a Fenêtres (le livre), oui, une fois de plus. Je pars jeudi à Roubaix en parler à une classe de collège qui, ensuite, va l'étudier. Joie, bien sûr, de voir le texte continuer à vivre, et curiosité de savoir ce que des élèves de quatrième y verront. Pour s'y rendre, il faut s'arrêter à Lille : première fois que je suis invitée dans le Nord, ce n'est évidemment pas anodin. Je l'ai espéré et redouté, cette invitation, quand j'écrivais FranckJ'avais plus peur encore d'aller à Nantes. Pourtant, il y a trois jours, au Lieu Unique, jamais dans mon esprit ce livre ne fut présent. Enfin, pas vraiment. La ligne quasi droite hôtel-LU, LU-hôtel, a fait court-circuit.















Il y eut également une belle bifurcation, le vendredi matin, jusqu'au lac de Grand-Lieu : l'association L'Esprit du lieu va m'accueillir fin mai pour quinze jours, et me recevra à nouveau en novembre, avec publication à la clé (différente de Décor Daguerre). Je me suis entendue dire : d'accord, il y aura un livre mi-2014. Vertige d'une commande ferme, même si, dans le cas de Cowboy Junkies, il y avait également un texte à rendre, un thème, un nombre de pages...  Et grand grand plaisir de savoir que ce sera un livre papier avec photos, et déclinaison numérique. 
Première chose que je sais de l'année 2014, aussi, tandis que 2013 s'avance.















Comment continuer ? Nous en sommes déjà à tant de fils... Fenêtres est par exemple lié à un texte inachevé, Au 103 bis, trajet perpendiculaire auquel je ne pensais plus. Mais voici qu'une maison d'édition le découvre dans la revue d'ici là, demande à en éditer un extrait pour une anthologie (le thème : Paris et le désamour). Ce qu'elle veut publier, c'est un passage dans lequel je dis du mal, en apparence, de l'avenue de Flandre, du quartier Stalingrad. Or, il s'agit précisément d'une tentative de réconciliation avec le lieu, non d'une dénonciation, d'un dégoût (voyez comme c'est moche chez les pauvres), ce qu'on ne perçoit pas dans l'extrait. J'ai donné mon accord, sous réserve que le mot réconciliation soit présent. 

La place de la Bataille de Stalingrad est également présente dans Décor Lafayette, c'est même le point de départ du véritable trajet du livre. DL, donc, enfin sorti en librairie, et dont je vais aller parler à France Culture mardi (dans Le Carnet d'or, émission diffusée samedi, si j'ai bien suivi). Pas sûre d'être très brillante (en sous-régime en ce moment), ce qui n'est pas le cas de Claro, qui a mixé "ma" place avec celle de Butor, excusez du peu, parce qu'il nous lisait en même temps. Son texte est d'une justesse... Vraiment, merci à lui. Il avait d'ailleurs déjà mentionné mon livre une première fois, parmi les parutions de janvier : c'est ici
Merci également à la revue d'ici là et à Joachim Séné pour leurs présentations de DL - dans ce dernier cas, me voilà nantie de 2m20 potentiels, métamorphose inespérée !















Stalingrad, la rue Lafayette : on les retrouvera lors de la première soirée liée à ma résidence au centre Cerise, rue Mortorgueil, à Paris. Le 6 mars, en effet, à 20h30, nous ferons, Jean-Marc Montera et moi, une lecture musicale de Décor Lafayette. Il s'agit d'une lecture semblable à celle effectuée à Marseille en fin d'année dernière au théâtre Les Bancs publics. Attention : pour des raisons liées à l'acoustique de Cerise, elle aura lieu au théâtre Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan, dans le 2e (métro Sentier).

Mais c'est bien à Cerise, par contre, au café Reflets, que la soirée suivante a été programmée, le 21 mars. Il s'agira d'un Pecha Kucha sur le thème du terrain de jeu (à écrire également, si l'on veut, sans le u), pour lequel j'ai invité (attention, en ordre ordre alphabétique et roulements de tambours) : Emmanuel Delabranche, Olivier Hodasava, Juliette Mezenc, Cécile Portier et Mathilde Roux. Pas question de faire autre chose ce soir-là que de venir les écouter ! 
A savoir : toutes ces informations liées à ma résidence sont également accessibles sur remue.net dans une rubrique dédiée, dont voici le lien.















Puisque les choses se croisent, il ne faudrait pas oublier de dire que c'est à Cerise, dans une salle verte (renommée chambre verte, comme il y eut le magafiction), que j'entame maintenant la rédaction de mon Décor Daguerre. Possible que le traversent le quartier des Halles, et encore Montreuil, Epinay, Tremblay, ces trois classes trois villes que je continue de rencontrer, même si ce n'est pas toujours simple. Je ne sais pas encore... 
Chambre verte en sous-sol, oloé de fin de semaine au calme tandis que les Halles s'agitent.















Enfin, à propos d'Oloé, ça y est, le texte est en train d'être traduit en espagnol par les éditions Le Bateau. Il paraîtra, sans les photos mais avec dessins, en version papier, en septembre ou octobre prochain. Le Bateau a traduit et réuni il y a peu, sous le titre Todo esta perdido, les textes d'auteurs qui me sont chers : Emmanuel Delabranche, Christophe Grossi, Christine Jeanney et Joachim Séné. Les deux premiers seront à Barcelone vendredi pour présenter leur travail : bon voyage, bon séjour à eux... Et puisque l'on évoque la traduction, j'ajoute que ce que je lis en ce moment, chaque jour, se nomme Le journal de bord des Vagues : quand Christine Jeanney s'attaque à Virginia Woolf, on peut en suivre l'écume, l'écho. Feuilleton qui me procure, vraiment, un très grand plaisir.

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Photos : Lieu Unique Nantes, lac de Grand-Lieu, place Stalingrad, centre Cerise, centre Cerise, mer de Wimereux.
Pour trouver le site lié à chacun de mes livres, il suffit de cliquer sur les couvertures situées à droite.

jeudi 15 novembre 2012

Crossroads/20











(crossroads, ou débroussaillage de ce qui est en cours) (enfin, tentative de)

Il y a ce qui se croise, ce qui se termine, ce qui commence. Hier, j'ai bouclé le travail entamé il y a deux ans et demi pour La ville haute, posté les derniers fichiers son (Nantes), conclu le journal de publication. Cela ne veut pas dire que tout est fini. Il y a encore une ou deux choses que je veux tirer de ce site. Mais quand même, voilà, l'objet existe en lui-même, sans moi maintenant... 
Et justement, à propos de Nantes, je serai au Lieu Unique le 6 février prochain pour parler de Franck et de ses extensions, numériques ou non, en compagnie d'Yves Pagès et de Guénaël Boutouillet. Sans doute aussi à Roubaix, en début d'année prochaine, je viens à peine de l'apprendre. Le nord, je n'y avais jusqu'ici jamais été invitée alors que le livre s'y passe en partie (Lille, Boulogne-sur-Mer, Béthune, Wimereux, Gravelines, et même un petit passage à Arras qui me vaut parfois, ici ou dans la ville haute, la visite de quelques internautes égarés). 


















Bien avant, c'est-à-dire la semaine prochaine, il y aura eu, en sens inverse et pour d'autres projets, le sud : trois rencontres à Marseille, du mercredi 21 au vendredi 23. La première, à la Friche, prendra la forme d'une émission de radio avec Pierre Ménard (à écouter à partir de 19 heures sur Radio Grenouille, mais podcastable ensuite, sans doute). Nous y lirons en partie notre texte commun, Laisse venir, écrit à partir de captures de Google Street view et dont j'ai déjà parlé un peu ici. L'émission est en public (bienvenue) et les locaux sont situés dans la Friche, que je me fais une joie de retrouver. 
Le lendemain soir, à 21 heures, c'est de Décor Lafayette dont il sera question, puisque j'en lirai des passages en compagnie de Jean-Marc Montera au théâtre Les Bancs publics, dans le cadre des Rencontres à l'échelle. A nouveau une fin et un début : je viens de terminer la relecture d'ensemble des premières épreuves et ce sera la première fois que je présenterai le texte (je l'ai déjà fait il y a quelques mois, mais uniquement pour les bibliothécaires de Montreuil). J'ai décidé de lire en continu tout ce qui, dans le livre, a trait non pas aux grands magasins, mais à la rue La Fayette, qui relie la place de la bataille-de-Stalingrad au boulevard Haussmann. Nulle déambulation à prévoir dans les rayons, ni soldes ni montée par les escalators, donc - en revanche, de la rotonde, du pont, de la gare, de la rue Bleue, de la rue de Paradis...
(à propos, Décor Lafayette paraît donc en janvier prochain et Inculte vient de le mentionner sur son site : on peut lire les premières lignes et quelques mots de l'éditeur ; c'est ici). 
Le vendredi matin, retour à la Friche pour un atelier, à nouveau avec Pierre Ménard, cette fois dans le cadre des Ecrits du numérique (voir le détail de la journée sur cette page). 


















Avant tout cela, autant dire mardi qui vient, je retrouverai l'après-midi à Paris, à la BNF, quelques uns de ceux que je lis le plus fidèlement sur le web pour le 3e rendez-vous des Lettres, lors d'un colloque intitulé Les métamorphoses de l'oeuvre et de l'écriture à l'heure du numérique : vers un renouveau des humanités ? (parfaitement). Seront ainsi présents (et dans l'ordre) pour un Pecha Kucha, avec carte blanche à François Bon entre deux sessions : 
Quant au visuel ci-dessus, c'est celui de la prochaine revue d'ici là, à paraître bientôt, dont le thème est celui de la nuit. Les choses étant bien faites, on y retrouvera une lecture audio de Tu n'es jamais seul/e dans la nuit, nouvelle publiée aux éditions Antidata l'an dernier et dont l'un des personnages est une chanteuse blonde qui s'apprête à revenir dans... Décor Lafayette.

(comment ça, je tourne en boucle ?!)















(ci-dessus l'escalier de la faculté d'architecture de Rouen, photo numéro 6 de mon Pecha Kucha ;-)

vendredi 31 août 2012

Crossroads/19















C'est l'instant suspendu où le manuscrit est rendu dans sa version définitive (je parle de Décor Lafayette), où plus grand chose ne devrait bouger, où un texte nouveau va prendre place, occuper l'esprit - mais pas encore. Légèreté de ce moment où le relais est passé, les décisions prises  : supprimer des passages entiers sans pour autant ressentir cet épuisement que le geste entraînait quelques semaines plus tôt, c'est un signe, non ?
C'est l'instant qui dure, quoi ? une demi-journée, quand le projet du livre était là, en tête, depuis trois ans. 

(j'écris cela, Blogger ralentit la manoeuvre, je commence à me dire que je poursuivrai ce billet le lendemain : ce sentiment-là, peut-être, aura disparu)















J'écris cela, qui est vrai et faux à la fois. Le prochain texte existe déjà, il s'agit de Laisse venir. Cet état d'abandon (au sens doux du terme), je l'ai ressenti au début de l'été lorsque j'ai commencé à le faire lire, lui que j'ai entamé, terminé bien après DL. Tout se croise, ce que j'entreprends n'a pas nécessairement de fin (c'est le cas de Dita Kepler). A force, le fait d'aboutir, de conclure, relèverait presque de la surprise.

Tout se croise vraiment : le 21 novembre prochain, je présenterai Laisse venir avec Pierre Ménard à Marseille à la Friche et le lendemain, ce sera lecture musicale de Décor Lafayette avec Jean-Marc Montera au théâtre Les Bancs publics. Entre temps, il y aura eu Saint-Brieuc, puis à nouveau Montreuil, et Tremblay-en-France : dans mon esprit, citer ces lieux en revient à (ne pas) nommer les nouveaux projets, à les associer sans rien dire. Flottement parfait.


(photographies : Londres, Marseille, Paris Galeries Lafayette)