l'horloge de la gare de Chartres

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lundi 5 mai 2014

Journal du Blanc #16

Le lundi ce qu'il faut c'est se rendre à Jaurès, longer le marché Secrétan dont il ne reste rien, une structure de métal et quelques murets de briques sur du vide, un vide vertical qui donne le vertige
(je n'ai pas fait de photos).
De Jaurès, filer à Austerlitz, de Austerlitz à Châteauroux.














L'oloé trouvé sectionne les deux gares, sépare la ferroviaire de la routière tandis que j'attends une heure le car pour Le Blanc. Pourquoi ne pas avoir essayé plus tôt ce café de l'hôtel **, le seul envisageable ? (et pourquoi celui d'en face, fermé, qu'on ne voit pas ici, s'appelle-t-il Le faisan ?) Mystères. Il fallait d'abord faire le tour de la question, café de la ferroviaire et banc de la routière, pour accepter l'issue. Dès la première fois la verrière de l'hôtel attirait, mais...




























on ne vise pas toujours le centre.
Le lundi, une fois arrivée, il me reste une chose à faire.














Passer devant la porte Emmaüs (l'un des angles du carré rectangle)














la mystérieuse villa Varsovie














envisager les lieux, surfaces, bouches béantes


















(on ne remarque pas l'intérieur du garage, dommage), tout en continuant droit, frôlée par les camions, jusqu'à l'objectif terminal














j'ai nommé Super U, dont non, je n'ai pas la carte.
Super U de quinze heures, personne sur le parking, rayons quasi déserts et ipod qui rythme la marche du retour. Super U aux feutres de couleurs, au pain qui manque : que dire d'autre ? (rien de plus aujourd'hui, trop de chaos, de fatigue, ce sera pour une autre fois)
Et puis s'en retourner, toujours droit. Des camions, du printemps, la Creuse parallèle...
Au passage



































tiens, nous voici !
(Le festival, de son petit nom chapnat, est indiqué dès l'entrée dans la ville)
Au logis c'est de lire et d'écrire alors qu'il s'agit.
(on l'espère du moins)

*
Le lundi, nous avons donc : 
- les rectangles divers des wagons de métro, Intercité quai 6 et du car pour Le Blanc
- les plaques presque invisibles Emmaüs, Villa Varsovie
- le rectangle gris sur ciel de l'hypermarché
- le livre tablette de Chapitre Nature, num et papier liés

jeudi 29 novembre 2012

93, trois classes, trois villes



















Epinay (sur Seine), Montreuil (sous bois), Tremblay (en France) : trois villes que je m'apprête à découvrir cet hiver grâce à une série d'ateliers d'écriture menés en collège.















A Epinay, il s'agit du collège Robespierre, 1 rue des Saules.
A Montreuil, du collège Politzer, 27 rue de la Côte du Nord.
A Tremblay, du collège Romain Rolland, 31-43 rue de Reims.
(j'aime les adresses)















Si je connais déjà Montreuil (pas le quartier du collège, cependant), j'ai pris soin de ne rien savoir ou presque des autres villes, que les élèves devront, lors de notre deuxième rencontre, me faire visiter : ce seront eux, les guides, et nous partirons tous appareil-photo en main.
Ce que j'ai entrevu, pour l'instant, me vient du trajet : ci-dessus un homme d'Enghien (RER Barre d'Ormesson) ; la Croix de Chavaux du bus 127 (Montreuil) ; la route qui mène de Bobigny à Tremblay (voiture de Florence).















Tout cela grâce à l'association Citoyenneté Jeunesse, qui organise chaque année des ateliers dans le cadre des projets Culture et Art au collège du Conseil Général du 93 et que j'en profite ici pour remercier. 















Nous allons donc découvrir les lieux, très bientôt, ensemble. Ensuite, tandis que je remonterai dans le temps (plus exactement l'année 1975, celle des Daguerréotypes de Varda sur lesquels je vais m'appuyer pour écrire), les collégiens tenteront d'épuiser (je l'espère !) leur quartier (si vous cliquez sur le lien vous verrez en quoi cela concerne aussi l'année 75).















feuilleton à suivre...
(photographies des trois collèges : Epinay-Montreuil-Tremblay)

jeudi 18 février 2010

16h29, Nation, direction Boissy

Voilà ce qu'elle m'avait dit. On levait la tête : 29 devenait 30, qui devenait 32, retournait à 31, bondissait à 34...









Ce fut 34. Puis trois heures de cabine, ou presque, qui passèrent comme une.













































Il y a tout ce que les photos ne montrent pas, qu'on voudrait garder, ne pas mettre en mots encore.




















































































Une autre fois, peut-être.

vendredi 18 décembre 2009

De nuit














































De nuit et dans le 26, de retour de la Bellevilloise, passant par la rue des Pyrénées et l'avenue Simon Bolivar, tournant le dos aux Buttes-Chaumont, guettant par moments certains signes, se souvenant d'un garage, du café Le Virage vus en journée toujours, se demandant ce que ça ferait de travailler dans cette blanchisserie qui taille et coupe et recoud les boutons ; et déjà descendue.

vendredi 24 juillet 2009

La pharmacie des trois arrondissements










évoquée dans Fenêtres a sauté. Ne reste qu'un trou, des gravas, des pelleteuses quand on passe devant en métro. Durant combien de temps aura-t-on lu le panneau "Votre quartier se transforme" sur l'immeuble d'à côté, détruit lui aussi ? Dix ans, peut-être ?

jeudi 2 juillet 2009

Ne pas se pencher

Tout a commencé par un simple pari entre amis. Dans le silence de l'attente, l'impression de reprendre ce jeu de hasard, l'espoir d'un temps désirable. Ce moment où les trajets, les gestes, les détails vécus, captés instantanément tels qu'ils apparaissent, acquièrent la dimension singulière d'un défilement marqué autant par les ralentissements que les accélérations, les pauses que les relances. Je combats encore les épuisantes pensées rétrospectives de la nuit pour me projeter dans l'immédiate réalité. Regarder le paysage comme on regarde sa montre. Impulsion première et point d’ancrage. Tous les signes que ce paysage t'offre n'est que décor, faux-semblants et trompe-l'oeil. Des façades d’immeubles traités comme de simples plans sans épaisseur. Silhouettes de nous-mêmes toutes penchées. Donc pas ce qui a été vu, voir n’avait même, peut-être, pas si grand-chose à voir avec le seul paysage. À contre-sens, entre l'endroit et l'envers. L'ordre des termes change leur signification. La ville presque vide pourrait être un décor de film. Un état dans lequel notre perception du monde est modifiée. Ne pas devenir sentimentale et parler au passé. Mais la chaleur du lieu me gagne. Je me cherche où je me perds.

Pierre Ménard



qui prend ma place, comme je prends la sienne, en ce premier vendredi du mois.





Tiers Livre et Scriptopolis sont à l'initiative d'un projet de grand dérangement : chaque premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d'un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre. Beau programme qui se met en place aujourd'hui entre Fenêtres / Open Space et Liminaire.

vendredi 5 juin 2009

La traversée de Paris en détail

Voici le texte que je remettrai aux personnes qui viendront m'écouter demain au 104 (à 16h30). Il leur permettra, j'espère, de se repérer pendant cette lecture, qui est un collage de six textes différents. Un itinéraire sans carte, en quelque sorte...

La traversée de Paris


Quai de la gare (Franck)

Dans l'escalier des « frigos » (anciens entrepôts frigorifiques), à la fin des années 80 : voir la ville d'en haut, ses chantiers, ses travaux.

Place Denfert-Rochereau (Franck)

S'arrêter devant une petite compagnie de transports.

Place de la Sorbonne (Cowboy Junkies)

Au tabac, recevoir un cadeau. Rue Pierre-Sarrazin, se rendre chez New Rose.

Place de la Sorbonne (Franck)

Dans une salle de cours, suivre ou ne pas suivre un séminaire sur l'oeuvre de Marcel Proust.

Cluny La Sorbonne (Mobile immobile)

Entrer dans le musée du Moyen Age.

Boulevard Saint-Michel (Cowboy Junkies)

Prendre l'autobus 38, traverser la Seine.

Châtelet (Franck)

S'asseoir devant la fontaine des Innocents. La regarder ? Ne pas la regarder ?

Beaubourg (Mobile Immobile)

Se rendre au musée d'Art moderne dans une petite salle dédiée à Henri Matisse.

Oberkampf (Cowboy Junkies)

Dans une chambre de bonne, écouter la cassette offerte en cadeau.

Gare du Nord (Franck)

Dans la salle des pas perdus, puis devant la gare, aller à la rencontre d'un groupe de jeunes squatteurs.

La Chapelle (Fenêtres / Open space)

Regarder la station par la vitre du métro aérien.

Barbès-Rochechouart (Fenêtres / Open space)

Passer en métro aérien devant une fenêtre qu'on aime. Quatre ans plus tôt, sur la même ligne mais en sens inverse, s'attacher à une silhouette d'homme vu à la fenêtre de sa cuisine, de nuit.

Stalingrad (Fenêtres / Open space)

De la vitre du métro, toujours, regarder le paysage en été.

Jaurès (Fenêtres / Open space)

Découvrir, à travers la vitre d'une fenêtre, une mystérieuse ribambelle de rectangles de papier.

Jaurès (Au 103 bis)

Considérer le quartier comme le point de départ d'un certain nombre de trajets.
Se rendre au café Le Jaurès, s'y asseoir le samedi 21 février 2001 et décrire tout ce que l'on voit à travers les vitres de 15 heures à 16 heures précises.

Buttes-Chaumont (Fenêtres / Open space)

A l'entrée des Buttes, rue Mathurin Moreau, penser à Proust.

Rue Fessart (Franck)

S'intéresser à un graffiti caché sous un échafaudage.

La Villette (Cowboy Junkies)

Pique-niquer sur la pelouse, à côté de la grande Halle, à la fin des années 80.

Au CentQuatre (Décor III : Dita Kepler)

Accompagner Dita Kepler au jardin, dans la halle Curial.


Ouvrages cités :

Publiés :

Fenêtres / Open space, Editions Le Mot et le reste, Collection Ecrits, 2007. « Journal de trajet » écrit sur la ligne 2, dans le métro aérien, entre Colonel Fabien et Barbès en 2000 et 2001 et traversé par un second trajet, effectué quatre ans plus tôt, en sens inverse.

Cowboy Junkies, The Trinity Session, Editions Le Mot et le reste, Collection Solo, 2008. Evocation du deuxième album du groupe canadien Cowboy Junkies, The Trinity Session, écouté à la fin des années 80.

Inédit :

Franck, récit dont Cowboy Junkies est une variation. Un extrait (« Château-Landon ») est paru dans la revue en ligne D'ici là (numéro 1), publiée par les éditions publie.net. On peut également trouver des textes consacrés à l'écriture de ce récit dans la revue Dock(s) 2007-2008 et dans le deuxième numéro de D'ici là.

En cours d'écriture :

Au 103 bis, récit de trajet, entre Colonel Fabien et le CentQuatre cette fois. L'extrait situé dans le café Le Jaurès a été publié par le site web de Télérama en 2001.

Décor III : Dita Kepler, troisième volet d'un projet consacré aux décors. Le début du livre est situé au CentQuatre. La suite de l'extrait consacré au jardin a été lu au jardin d'Eole par la paysagiste Sophie Barbaux en mai 2009.

Mobile Immobile, projet de livre consacré aux musées parisiens.

jeudi 2 avril 2009

Le trajet autrement

Quelquefois au lieu de penser Dita Kepler je pense 103 bis, c'est-à-dire le trajet qui me conduit de chez moi au 104. Je voudrais en faire un livre électronique, y ajouter du son, utiliser mes notes, des bribes, des photos (voir le diaporama ci-dessous, dans la colonne de droite). Mais est-ce vraiment un trajet ? Est-ce qu'on appelle trajet ce déplacement d'un point à l'autre quand on n'a ni contrainte de temps ni, réellement, l'obligation de passer par les mêmes endroits pour parvenir à destination ? Comme Dita Kepler, 103 bis se pense par la liberté qui lui est accordé, par les cadres qu'on lui invente, ce qui pose souvent question.

Alors, ici, d'autres lignes, celles des autres : suivre ce trajet-ci, celui-là, celui-là, celui-là encore et à cet endroit-là peut-être cette fois s'y perdre.

mercredi 11 février 2009

Le même trajet, il y a quinze ans

Trouvé sur YouTube ces vidéos floues et heurtées du même trajet que Fenêtres, tournées en 1994. Rien ne semble avoir vraiment changé, mais il faudrait faire sans cesse des arrêts sur image (mon projet pour Décor Daguerre, du reste...) pour le savoir.

Stalingrad-Jaurès :


Barbès-La Chapelle


le quartier Barbès :


La ligne 2 n'est pas le seul centre d'intérêt de l'auteur, loin de là. Sur son site, on découvre plus de 500 vidéos tournées dans les années 90 et 2000 à Londres, Chicago ou New York, prises de la vitre d'une voiture ou suivant le trajet d'un métro, d'un train...

Comme pour celles que j'ai faites il y a un ou deux ans aux mêmes endroits, ce que je préfère, toujours, c'est le son. Cependant les MF 67 sont en train de disparaître, remplacés de mois en mois par les MF2000 : bientôt terminés ces grincements.

mercredi 28 janvier 2009

sur le trajet




















































Au début on fait attention, prend des notes. Bientôt, puisque ce trajet, le 103 bis, se fait à pied, on pense à autre chose.

























Mais c'est ce qu'il faut, sans doute.