gare de l'Est

gare de l'Est

mardi 7 février 2012

en voyage, au retour








































































pas de voix, trop de voix
là pour parler, se taire, et parler à nouveau
et se taire au retour
et n'entendre plus rien
ce qu'on voit se résume à des formes géométriques

mardi 31 janvier 2012

en voyage















C'est un voyage très différent de ce qu'il aurait dû être. Le jour et l'heure de départ changent, la raison pour laquelle on quitte sa ville pour une autre bascule, littéralement. Demeure : la destination.














Ce n'est pas la neige, ni le froid, les -10, -15 annoncés. La ville, ce premier jour, est entraperçue : une gare, une côte, la plaine, la montagne, à nouveau une gare, la nuit, une place, un hôtel. 















C'est un jour sans elle, le premier sans elle, on dirait (or non), cheveux blancs yeux bleus disparus de ce paysage.














Qu'on ne s'y méprenne pas : elle détestait la neige. La beauté nous échoit. 
Elle était tout entière sensible à la beauté, cependant. 
A demandé qu'il n'y ait pas de fleurs.

mercredi 25 janvier 2012

Décor Lafayette #25



















Repère : sans (travaux en cours)


La part noire, s'était dit le grand magasin. Trop de lumière, de clinquant, trop d'ondes positives ces dernières années distillés dans nos catalogues : en réalité, nous avons perdu de l'éclat, virons niais et nos concurrents en profitent. 

*

Note : 25/100,  à ce jour un quart du projet DL sur Fenêtres mis en ligne et la moitié du texte retravaillée en parallèle. Texte publié / texte invisible, ou comment le web accompagne.

dimanche 22 janvier 2012

dernier passage à Boulogne-sur-Mer















J'ai actualisé la partie audio de la ville haute ce matin, ce que je n'avais pas fait depuis longtemps. C'est la dernière fois, dans le livre, que l'on traverse une ville du Nord. 


















J'ai rouvert le fichier, regardé les photos prises alors, qui ne serviront pas. Qu'en faire ? Rien, sans doute. Elles resteront dans le disque dur comme ces passages de Décor Lafayette que je m'apprête à supprimer. 














Demeure, dans l'inutilité, le souvenir de moments passés à regarder, à écrire. Et le regret aussi, malgré la peur que j'en avais, de ne pas avoir été invitée à parler de mon livre à Lille, ou Béthune, ou Boulogne. 















Mais peu importe. Je me souviens d'avoir déjeuné, dans la ville haute, à la terrasse d'un café, face à une église en ravalement. D'avoir, à Lille, scruté le ciel, espéré l'éclaircie pour l'après-midi. A Loos, d'avoir enregistré mes pas, les camions le long de la route faute de pouvoir prendre une photo (panne de batterie de l'appareil). A Béthune, d'avoir dîné en attendant le train sans mélancolie (ou à peine). A Lille encore, d'avoir visité le musée des Beaux Arts. A Boulogne, d'être allée lire des ex-voto. A Wimereux, d'être restée face à la mer, seule, exactement le temps qu'il fallait. A Gravelines, d'avoir reçu un coup de fil tandis que la nuit tombait. A Loos, d'avoir répondu au salut d'un surveillant. A Béthune, d'avoir visité l'ancienne salle des coffres de la banque de France. A Lille, d'avoir découvert la gare TGV. A Wimereux, d'avoir failli acheter une maquette de vaisseau, le Simon Bolivar. A Gravelines, d'avoir longtemps marché. A Calais, d'avoir vu des soldats. A Boulogne, d'avoir regardé par la fenêtre 


















cette mappemonde. A Béthune et Boulogne, de n'être jamais montée en haut du beffroi. A Wimille, d'avoir fait quelques pas. A Lille, d'avoir retrouvé le restaurant chinois dont je parle dans le livre. Entre Wimereux et Wimille, d'avoir photographié les voies de chemin de fer en me plaçant pile au milieu. A Béthune, d'avoir discuté avec une étudiante qui me faisait visiter le Lab-labanque. A Calais, d'avoir attendu sur le quai, dans le vent, observée par l'unique voyageur. A Arras, d'avoir vu la ville en courant. A Béthune, d'avoir acheté deux carnets. A Paris, dans la gare, d'avoir bu un café et lu la Voix du Nord.
Et n'oublierai pas la mappemonde.

vendredi 20 janvier 2012

Hommes à la fenêtre

































Souvent je n'ose pas les prendre, et quand je les prends les supprime, par superstition, peur de les froisser : des hommes à la fenêtre il ne me reste peut-être que ces deux photographies (Paris, gare du Nord / Berlin, le long du Landwerhkanal). Je le regrette. Cependant ils ne sont pas loin : dans ce Décor en relecture où les grands magasins ne servent, au fond, que de prétexte pour sortir, arpenter la ville, regarder les hommes, une phrase les contient, que je ne voudrais pas rayer.

jeudi 19 janvier 2012

Décor Lafayette #24















Repère : rue La Fayette


ce qui émane d'elle, haute tension du regard, concentration, vitesse, arrêt brusque aux carrefours (nous étonne alors sa mélancolie)

mardi 17 janvier 2012

Décor Lafayette #23















repère : le quartier Louis Blanc


c'est l'inconnu, ce que vous me proposez, c'est tout ce dont je rêve et pourtant c'est non, lui dit-elle, ça me fait peur, votre vie d'aventure