Devant la gare l'espace est clos

Devant la gare l\

mercredi 8 juillet 2009

la tête ailleurs


Ici







et là









mais sinon ni dans l'écriture ni devant les écrans ni dans les bilans ni dans les lectures ni dans rien qui cherche à se dire... Aussi ça ralentit un peu par ici, ces jours-ci. Désolée pour les fenêtres en retard, ça viendra...

lundi 6 juillet 2009

D'ici là - troisième

Me revoici donc à squatter éhontément pour la troisième fois une page de la revue d'Ici là dirigée par Pierre Ménard et diffusée par les éditions publie.net. A ma décharge, disons que mon texte est très court : quelques lignes d'un passage de Dita Kepler inspiré par une chorégraphie au 104 avec bancs et bâche en plastique, dont on voit ici la préparation. C'est ce passage que Sophie Barbaux avait lu dans le jardin d'Eole, et par lequel j'ai terminé l'autre jour lors d'une lecture au Cinq (merci de l'accueil, Mélico).
A le lire seul, dans la revue, ce début de passage, j'ai l'impression que ce n'est pas d'une chorégraphie dont je parle...

D'ici là numéro 3 vient juste de paraître. On y trouve par exemple un texte très juste de Jérôme Orsoni, intitulé Acouphènoménologie, à propos de ce qu'il nomme la "muzak", cette musique, d'ascenseur ou non, omniprésente dans nos vies...

jeudi 2 juillet 2009

Ne pas se pencher

Tout a commencé par un simple pari entre amis. Dans le silence de l'attente, l'impression de reprendre ce jeu de hasard, l'espoir d'un temps désirable. Ce moment où les trajets, les gestes, les détails vécus, captés instantanément tels qu'ils apparaissent, acquièrent la dimension singulière d'un défilement marqué autant par les ralentissements que les accélérations, les pauses que les relances. Je combats encore les épuisantes pensées rétrospectives de la nuit pour me projeter dans l'immédiate réalité. Regarder le paysage comme on regarde sa montre. Impulsion première et point d’ancrage. Tous les signes que ce paysage t'offre n'est que décor, faux-semblants et trompe-l'oeil. Des façades d’immeubles traités comme de simples plans sans épaisseur. Silhouettes de nous-mêmes toutes penchées. Donc pas ce qui a été vu, voir n’avait même, peut-être, pas si grand-chose à voir avec le seul paysage. À contre-sens, entre l'endroit et l'envers. L'ordre des termes change leur signification. La ville presque vide pourrait être un décor de film. Un état dans lequel notre perception du monde est modifiée. Ne pas devenir sentimentale et parler au passé. Mais la chaleur du lieu me gagne. Je me cherche où je me perds.

Pierre Ménard



qui prend ma place, comme je prends la sienne, en ce premier vendredi du mois.





Tiers Livre et Scriptopolis sont à l'initiative d'un projet de grand dérangement : chaque premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d'un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement… Ne pas écrire pour, mais écrire chez l’autre. Beau programme qui se met en place aujourd'hui entre Fenêtres / Open Space et Liminaire.

La fenêtre dans le ciel

vient de Bénito, rencontré au 104, que je remercie et salue (je l'avais mise en grand sur la page d'accueil tout à l'heure, recommencerai sans doute plus tard : pour l'instant, autre ciel).

La vie dangereuse de la gare du Nord

Qui est venu à la lecture de dimanche dernier comprendra tout de suite pourquoi je ne pouvais pas ne pas citer ce texte détaillé de Philippe Maurel sur la gare du Nord : histoire, extensions, le visage qu'elle présente aujourd'hui, tout y est.

mercredi 1 juillet 2009

ronde

Ce qu'il faudrait maintenant, pour pouvoir faire le bilan, pour pouvoir continuer à écrire, ce serait de quitter les lieux. Au contraire on y revient encore : ce soir pour une lecture de Dita Kepler au Cinq (l'espace amateur du 104), demain parce qu'il y a une fête. A quand le véritable départ ?
Sinon, très heureuse de la lecture de dimanche dernier : j'ai récupéré l'enregistrement, j'espère pouvoir le mettre en ligne bientôt.
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La fenêtre ronde est d'Alain Pierrot.

vendredi 26 juin 2009

point de départ

Il fait pourtant très beau : jamais vu ou presque le 104 désert à ce point, vers midi. Nef Curial : déserte. Halle Aubervilliers : déserte. Seuls les cafés sont pleins : on retrouve l'équipe technique dans la cour de l'horloge près des salles 200 et 400, attablée en face du camion à pizzas, tandis que les gens qui travaillent à la production et l'administration investissent la terrasse côté Aubervilliers, située juste en bas des bureaux. Sinon, rien. Dans la halle Aubervilliers les ateliers sont vides : Juan Diego Vergara, les Jeleton, Sophie Barbaux et les deux Sébastien ont plié bagage. Comme me le fait remarquer Luane, l'une des agents d'accueil (prononcez accueillante) : "On a laissé les flyers sur les départs de résidence pour toi parce que tous les autres sont déjà partis". Oui...
Je lis sur une chaise longue, j'entre dans la librairie, je discute encore un peu mais rien à faire, ça sent la fin. Viravong me laisse un CD de photos, belle équipée de jeudi dernier dont je n'ai pas envie de parler ici, pas encore du moins. Je lève la tête : dans l'atelier 11 où nous fumes quelques uns à nous planquer, hier après-midi, pour assister en douce au défilé Vuitton homme printemps 2010 (savoir que les événements privés du 104 ne sont pas nécessairement accessibles à ceux qui pourtant y travaillent), plus personne à la fenêtre pour rire des spectatrices, de leurs chaussures SM.
Où aller maintenant ? Salle 200 tout est prêt pour dimanche. Au Merle nos livres nous attendent. Faustine, qui travaille à la billetterie, me fait signer Fenêtres, qu'elle lira sur la ligne 2. Je lui montre l'endroit que je préfère, nef Curial. Puis à l'accueil du Cinq, où je retourne, nous voilà tout émus, réalisant que ça se termine... Ce matin, Michael Jackson à fond dans le couloir du premier étage tandis que le 104 dormait encore, entre nous, c'était bien. Et maintenant ?