sur le pont, près du canal

sur le pont, près du canal

vendredi 21 février 2014

Journal du Blanc #5


C'est un journal de cinq heures du matin, à se rappeler la semaine, à lire la moitié de La Première pierre de Pierre Jourde avant de se lever.















C'est le jour du départ, fin de la première semaine passée au Blanc, et retour le mois prochain. Il y a ce qui fit les premières images et que je n'ai pas toujours dit : la vitre du car, mais aussi la place du Bateau et le bel accueil de Lila et Manou ; la fenêtre du logis, l'envie de l'appeler ainsi, logis, petite maison collée à la gendarmerie ; le tribunal énigmatique et ce qui constitue les deux autres angles de mon carré-rectangle, que je me réserve pour la prochaine fois. Et encore : une femme qui lit, de nuit, rue de la République ; une qui sans me connaître m'emmène en voiture ; la première visite au lycée Pasteur, où j'animerai des ateliers ; et l'avancée du coloriage (au Café du centre on en trouve plusieurs, réalisés pour l'association Affiche la couleur) ; et la relecture du manuscrit... 
Je ne peux faire plus long, alors voici où nous en sommes, exactement : 














(de retour au Blanc le 10 mars : à bientôt !)

jeudi 20 février 2014

Journal du Blanc #4

Au café du Centre, à l'heure du patinage (ce qu'elle vient de faire est ex-TROR-di-naire) (enfin, le temps que l'ordi connecte, à l'oreille on en est à la remise des médailles), allons-y. 

Il y a des jours où il faut élargir le cadre.








































D'où cette série de photos de car, rectangles transparents sur fonds d'arbres nus, tandis que la relecture de Décor Daguerre poursuit son cours, que le logis du gardien et son grand silence viennent de me permettre, à l'instant, de passer un cap.
Il faut s'aérer, oui.














et jouer un peu














pour qu'à la fin chaque virgule tienne.














Ce qu'il en est de l'aventure ? Du quotidien ? Du passage de l'un à l'autre ? Qui sait ?














(ceci, par exemple, est un vernis rouge sur mon manuscrit. Et alors ?)














Alors pour m'aider à écrire, à terminer ce livre, je dépose ici :
- les rectangles cités sur fonds d'arbres nus
- un rectangle vitré sur fond transparent
- des rectangles blancs sur fond blanc
- un carré rouge sur rectangle blanc

et enfin ce dernier, carré blanc et rouge sur fond de briques :















(on le voit à peine, mais le général veille sur moi)

mercredi 19 février 2014

Journal du Blanc #3

Ce matin, surprise


















51 livres (si j'ai bien compté) dans l'oloé lit (appelez-moi madame la jurée s'il vous plaît).
(oui, j'ai 51 livres sur la nature à lire avant fin mai, le viaduc : détail et vérité va devoir patienter un peu).
Je les ai rangés, en piles, en quinconces, dans un carton, dans un bac, sur la table haute, sur la table basse, effectué un premier tri. Pas d'autre photo pour aujourd'hui : au logis du gardien comme on l'aura compris il n'y a pour l'instant que peu de connexion (attention, le 8 mars, tout va changer, a dit Monsieur Orange). Mais le matériau ne cesse de croître...

En face du logis se trouve Emmaüs, qui ouvre le mercredi : voici le second angle de mon carré-rectangle, géométrie du Blanc qui semble, au fil des jours, se dessiner. Le premier de ces angles (ou côtés, nous verrons), c'est bien sûr le palais de justice, à oeil-de-boeuf, à colonnes doriques.
Chez Emmaüs, donc, à dix heures, vite vu : le rectangle gris d'une baignoire dans la cour sur la gauche ; des magazines (un Aggie, des comics) ; des chaussures à trois euros et bouts carrés ; des chemises de toile aux initiales brodées sur la poitrine (j'ai fait main basse sur le pull rouge à deux euros, ne cherchez plus).

Ainsi, pour aujourd'hui, cela donne :
- 51 rectangles ou carrés de couleurs sur rectangle gris
- un nombre infini de carrés, de rectangles, sur étagères et cintres
- un rectangle rouge à manches longues plié dans une pochette carrée à lutins de Noël (je vous prie de me croire)
- d'autres formes encore, mais à retrouver demain (peut-être) (et plutôt en fin de journée)
A demain !

mardi 18 février 2014

Journal du Blanc #2

Au matin du deuxième jour, comme on va le voir tout de suite, le périmètre ne s'est pas encore beaucoup élargi. De la fenêtre













(ci-dessus, en réalité, un paravent)






















à travers les rideaux, je guette les alentours, le palais de justice - en résidence, j'habite la maison du gardien. Pourquoi ne pas sortir, aller regarder mieux ? C'est que j'attends.














(voici l'objet du désir)
J'attends monsieur Orange qui doit venir brancher la BOX. Au début, à l'attendre, j'arrive à travailler, et puis










































J'attends monsieur Orange.














Le voici le voilà et d'ailleurs il est deux, il inspecte et tout de suite prononce le mot problème. Il fait le tour, il déclare qu'il n'y a pas de ligne, pas de PC, enfin c'est compliqué, France Telecom doit mener une enquête pour savoir où relier la BOX. 
Enquête ? Problème ?
Autant dire que cette semaine je la passerai en partie au café, dans cet oloé idéal qu'est le Café du centre. Paris prends-en de la graine : on y trouve de la place, du wifi, des banquettes, pas de radio (simplement les JO dans la salle du bas passent à la télé, sur la mezzanine j'entends sans l'écouter la voix de Nelson Monfort, j'imagine les costumes des patineurs).


















Midi. Le temps de faire cuire les pâtes.














Puis continuer la relecture de Décor Daguerre, qui demande tant d'attention que les pauses sont indispensables.














J'y retourne. Mais auparavant, en guise collecte, ce mardi :
- des rectangles flous sur fond de ciel
- un rectangle blanc sur fond blanc
- des rectangles, des carrés orange / bleus / bleus foncé / rouges / jaunes / verts sur fond blanc
et j'oubliais :













ce mur du palais, qui me plaît
A demain, peut-être ?

lundi 17 février 2014

Journal du Blanc #1

Tout commence par














quelques carrés blancs qui se révèlent être














le plafond de la gare routière de Châteauroux. Tout continue par














ce qui est en fait














le set de table du café du centre du Blanc


















au mode d'emploi qui penche.














Ce qui donne pour cette journée, la première de ma résidence au Blanc :
- quelques carrés blancs sur fond gris
- de nombreux carrés blancs sur fond blanc
- un rectangle blanc sur fond vert
et un bel espace vide, aussi (Châteauroux ci-dessus à onze heures et demi). Journée de peu de sommeil, de peu de connexion, de voyage, train et car, de soleil, de courses au Super U, de découverte des lieux, de photos vite prises.
J'aimerais ici tenir un journal du Blanc, régulier et irrégulier, en ligne chaque jour quand j'y suis, qui s'interrompt quand je m'en vais, et ce jusqu'à fin mai.
Ainsi, à demain, peut-être ?

vendredi 14 février 2014

centre du monde















Le jour où ça ne va pas assez, on s’allonge. Sous les paupières ce qui surgit, à deux reprises, et l’on ne s’y attend pas, c’est la biblio de son enfance. Pas celle de la chambre mais la vraie, un cube au milieu du parc, à gauche de la bibliothèque adulte. Plafonds hauts et parquet ciré, couleurs et coussins et lumière, un lieu où l’on ne vous demande rien, où l’on vous propose, vous voyez. 
Elle : Françoise, la bibliothécaire. Une jeune femme à lunettes brune, qui ne travaille plus là depuis. C’est Françoise qui sauve tout et si jamais elle lit ce texte, je précise : bibliothèque jeunesse de Saint-Germain-en-Laye, fin des années 70. Françoise se fout de savoir si l’on est riche ou pauvre, et comment ça se fait que l’on soit bon en classe alors qu’on n’est pas riche (ce sont les mots de l’époque, aussi) dans cette ville riche, riche riche ultra riche, qui ploie sous son château, François 1er, Versailles, et vous appelle pauvre. 
C’est gravé. 
On s’en fout. 
Une fois dans le parc, oui (traverser les pelouses ou que le gardien siffle), on s’en fout royalement. Ce qui compte c’est ici, cube blanc et plafond haut (et l’odeur de la cire, du parquet que l’on cire d’où le plaisir dimanche à faire cette poussière qui ailleurs s’accumule), les bouquins découverts et tout ce que Françoise propose : atelier de BD, atelier de sérigraphie, écriture de poèmes, création d’un journal de la bibliothèque. On veut tout faire ? On fera tout. 
Emprunter vingt fois le même livre, épuisé, introuvable, vingt ans plus tard réédité (l’avoir en double). 
Entrer sans crainte, et pour toujours, dans les bibliothèques, les librairies et les musées. 
S’approprier le monde, voilà, et à qui ça ne plaît pas tant pis.
Bibliothèque jeunesse de Saint-Germain-en-Laye (aujourd'hui déplacée, qu'importe) :

centre du monde
centre du monde
centre du monde

*
Parmi une trentaine d'autres, le "Printemps français" a menacé la bibliothèque jeunesse de Saint-Germain-en-Laye, me dit-on. Ou alors pas vraiment, deux trois mails au plus, est-il écrit ailleurs : je lis les informations en ligne, ne vis plus là-bas depuis trente ans, n'en sais pas davantage. Peu importe. Cette bibliothèque fut, dans mon enfance, comme le dit le texte ci-dessus extrait d'un article pour remue.net écrit il y a plusieurs années, le centre du monde. Refuge, source de liberté, de créativité : même si la culture était très valorisée dans mon entourage, la poésie en particulier, ce lieu fut pour moi, je le répète, d'une importance capitale. Peut-être que tout était lié à Françoise, à son ouverture d'esprit... Je ne sais pas.
Des crispations, projections, fantasmes réducteurs, il y en avait tout autour. Souvent, je me sentais cernée. 
Là, non. 
De l'air.
C'est tout ce que j'ai à dire.

dimanche 9 février 2014

Le bonheur s'il s'expose















Outre le Louvre (et bientôt le Havre et le Blanc, et j'aimerais aussi évoquer ici le stage mené à la Roche-sur-Yon, un week-end sur le décor, effectué il y a peu...), j'ai entamé des ateliers d'écriture avec une classe d'élèves allophones du lycée Adrienne Bolland à Poissy (voir sur le site de la MEL les détails du projet - je précise qu'il ne s'agit pas, dans mon cas, d'une résidence, contrairement à ce qui est indiqué).



















Il s'agit d'ateliers liés au numérique, c'est pourquoi une partie d'entre eux se passe à la Gaîté lyrique, et c'est la raison pour laquelle, avec Mélanie Roux, l'enseignante avec qui je travaille, nous nous sommes appuyées pour commencer sur l'exposition qui s'y trouve actuellement : The Happy show, du graphiste Stefan Sagmeister (à qui l'on doit, entre autres, des pochettes de disques des Stones et de Lou Reed).















The Happy show consiste en une sorte de journal intime, écrit directement sur les murs, dont le thème est la quête du bonheur (par la réflexion, par la drogue, par la méditation, ou encore la mention d'enquêtes dont Sagmeister avoue qu'il a choisi celles qui l'arrangeaient. Cet aveu, lui-même écrit sur le mur, me l'a rendu immédiatement sympathique, ai-je remarqué).















Sagmeister écrit en allemand, se fait traduire le texte, le recopie, fait des fautes, griffonne.









































Les questions qu'il se pose prennent aussi la forme de vidéos, d'installations...















Nous aussi nous sommes allés écrire sur les murs (un escalier est réservé aux visiteurs).









































Nous avions du wifi, mais pas encore de tablettes, alors le numérique fit le mur.



















(et c'était bien)

dimanche 2 février 2014

entre lui et moi (au Louvre, 2e épisode)



















Ce mercredi-là, j'ai eu envie de m'éloigner du thème abordé la fois précédente avec Sarraute et Arcimboldo (ce qui, socialement, fait de l'art matière à pouvoir, à domination ; ce qui, en l'absence d'un savoir considéré par tous comme valide, officiel, procède de la honte, d'un sentiment de gêne, de manque...). L'idée était de se demander au contraire comment, au musée, tisser ou retrouver un lien intime avec une oeuvre en dehors de tout discours théorique, de tout jugement extérieur, et ce, qui que l'on soit. Et comment exprimer ce lien de soi à l'oeuvre, dont la reconnaissance est souvent immédiate mais qui semble si difficile à définir ?

Le Louvre ? Tout le monde le sait, on s'y perd. Les salles ? Foule, piétinements, fatigue, bruit : il n'est pas toujours simple de s'y concentrer. Comment faire ? J'ai décidé de prendre pour point de départ (mental, imaginaire) un lieu qui serait, en quelque sorte, un musée à taille réduite : l'atelier du peintre, du sculpteur. Et dans ce lieu, quoi de plus évident que d'aborder les relations artiste / modèle ? Quoi de plus intime que le portrait (peindre quelqu'un, en fixer les traits pour l'éternité / s'abandonner au regard, aux gestes de qui vous fait face) ? Silence, observation de part et d'autre et dans ces heures passées ensemble, vie et mort imbriquées, nécessairement mêlées...
Et si le modèle parlait ? Si le modèle lui-même était artiste ? Que résulterait-il de ces échanges ?


Ainsi s'est imposé, pour cette séance, L'Atelier d'Alberto Giacometti, de Jean Genet, qui commence ainsi : 

Tout homme aura peut-être éprouvé cette sorte de chagrin, sinon la terreur, de voir comment le monde et son histoire semblent pris dans un inéluctable mouvement, qui s'amplifie toujours plus, et qui ne paraît devoir modifier, pour des fins toujours plus grossières, que les manifestations visibles du monde. Ce monde visible est ce qu'il est, et notre action sur lui ne pourra faire qu'il soit absolument autre. On songe donc avec nostalgie à un univers où l'homme, au lieu d'agir aussi furieusement sur l'apparence visible, se serait employé à s'en défaire, non seulement à refuser toute action sur elle, mais à se dénuder assez pour découvrir ce lieu secret, en nous-même, à partir de quoi eut été possible une aventure humaine toute différente. Plus précisément morale sans doute. Mais après tout, c'est peut-être à cette inhumaine condition, à cette inéluctable agencement, que nous devons la nostalgie d'une civilisation qui tâcherait de s'aventurer ailleurs que dans le mensurable. C'est l'oeuvre de Giacometti qui me rend notre univers encore plus insupportable, tant il semble que cet artiste ait su écarter ce qui gênait son regard pour découvrir ce qui restera de l'homme quand les faux-semblants seront enlevés.

(...)

Il n'est pas à la beauté d'autre origine que la blessure, singulière, différente pour chacun, cachée ou visible, que tout homme garde en soi, qu'il préserve et où il se retire quand il veut quitter le monde pour une solitude temporaire mais profonde. Il y a donc loin de cet art à ce qu'on nomme le misérabilisme. L'art de Giacometti me semble vouloir découvrir cette blessure secrète de tout être et même de toute chose, afin qu'elle les illumine. 

Chercher ce lieu secret, en nous-mêmes... Oui, c'était bien cela. Si ce n'est qu'évidemment, on ne trouve nul Giacometti au Louvre. J'ai alors pensé à Rembrandt, autre artiste admiré de Genet. Mais les salles sont fermées pour travaux depuis plusieurs mois, auraient dû rouvrir l'an dernier... Heureusement, au début du texte de Genet, on trouve encore ceci : 

Quand apparut brusquement – car la niche est coupée net, au raz du mur – sous la lumière verte Osiris, j'eus peur. Mes yeux, naturellement, furent les premiers renseignés ? Non. Mes épaules, d'abord, et ma nuque qu'écrasait une main, ou une masse qui m'obligeait à m'enfoncer dans les millénaires égyptiens et, mentalement, à me courber, et davantage même à me ratatiner devant cette petite statue au regard et au sourire durs. Il s'agissait bien d'un dieu. De celui de l'inexorable. (Je parle, on s'en doute peut-être, de la statue d'Osiris, debout, dans la crypte du Louvre) J'avais peur parce qu'il s'agissait, sans erreur possible, d'un dieu. Certaines statues de Giacometti me causent une émotion bien proche de cette terreur, et une fascination presque aussi grande.
Elles me causent encore ce curieux sentiment : elles sont familières, elles marchent dans la rue. Or, elles sont au fond du temps, à l'origine de tout, elles n'en finissent pas d'approcher et de reculer, dans une immobilité souveraine.

Giacometti et Genet étaient tous deux fascinés par l'Egypte ancienne. Giacometti fait d'ailleurs poser Genet dans la position du Scribe accroupi (qui est en tailleur, en réalité). Nous voilà donc partis rendre visite, non pas à la statue d'Osiris (trop de monde dans la crypte) mais au scribe : quel luxe de pouvoir ainsi, s'enfoncer dans les millénaires, passer en quelques mètres de la source du texte à l'oeuvre, en entendre des commentaires éclairés...

(septembre 57). La plus belle statue de Giacometti – je parle d'il y a trois ans – je l'ai découverte sous la table, en me baissant pour ramasser mon mégot. Elle était dans la poussière, il la cachait, le pied d'un visiteur maladroit risquait de l'ébrécher...
LUI. - Si elle est vraiment forte, elle se montrera, même si je la cache.

Après cette approche (Qui étaient les scribes ? Que sait-on des modèles, de la façon dont posaient les personnages importants en Egypte ancienne ? Quelles fonctions exactes avaient les statues ?), nous n'avons pas prolongé le texte de Genet, n'avons pas pris sa place face à Giacometti. Mais nous sommes partis d'un autoportrait d'Anna Jouy, écrit le 25 décembre dernier, pour donner forme à ce mystère : être représenté, "doublé" par l'oeuvre, demeurer immobile pour un temps / pour l'éternité, c'est accorder une confiance infinie à l'artiste au moment de la pose. Or, que voit-il de nous ? Nous perçoit-il, lui-même, plus intimement que nous ne le pourrions le faire ? Alors qu'il ne nous faut ni bouger ni parler, n'avons-nous pas le secret désir de lui demander de ne pas oublier, surtout... 

par exemple : 

quelque chose à ne pas oublier de moi : frissonne beaucoup avec avant et pendant. ce froid qu'il fait si souvent dans la bouche comme un glaçon qui tombe. les mots durs, craquant à sauter sur l'émail. tremble de froid. de peur aussi.

Anna Jouy, Invendus.

samedi 1 février 2014

Crossroads / 23
















C'est le moment où tout est en suspens. Il faudrait imprimer ce texte pour savoir enfin si ça tient (un tiers tient, oui, à mon goût, mais les deux autres tiers m'aveuglent pour le moment) (je parle de Décor Daguerre). Il faudrait faire trois tas par terre, ou soixante-quinze, passer à l'horizontale et rebattre les cartes ou mais voilà l'imprimante ne fonctionne plus. 
C'est le moment où il n'est plus question de création, où trouver un peu de distance. Cependant il y a déjà un autre texte à écrire (je parle de celui du lac). Cependant il y en a un à publier (Laisse venir, avec Pierre Ménard). Cependant il y en a un à relire, à augmenter (Autour de Franck). Cependant il y en a un qui n'est pas terminé mais dont le début va paraître en revue (Anamarseilles). Cependant il y en a un qui cherche à se faire traduire (Des Oloé. Je n'ai pas de nouvelles pour l'instant). Cependant il y en a un dont on me propose d'écrire le making off (Décor Lafayette). 
Cependant...

chercher si possible une imprimante amie aujourd'hui
c'est très simple tout simple rien de plus
pourquoi en faire un billet ?

(la photo a été prise à Saint-Ouen, autre projet d'écriture)