l'horloge de la gare de Chartres

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dimanche 2 décembre 2012

liane















au moment de creuser, d'aller chercher matière
d'expliquer, de revenir, de reprendre, de montrer
tout cela mêlé
ce désir de fuite :
cesser tout discours
n'exposer absolument rien

ne plus penser qu'à ce nom de fleuve, la Liane
aperçu à Boulogne-sur-Mer

dimanche 22 janvier 2012

dernier passage à Boulogne-sur-Mer















J'ai actualisé la partie audio de la ville haute ce matin, ce que je n'avais pas fait depuis longtemps. C'est la dernière fois, dans le livre, que l'on traverse une ville du Nord. 


















J'ai rouvert le fichier, regardé les photos prises alors, qui ne serviront pas. Qu'en faire ? Rien, sans doute. Elles resteront dans le disque dur comme ces passages de Décor Lafayette que je m'apprête à supprimer. 














Demeure, dans l'inutilité, le souvenir de moments passés à regarder, à écrire. Et le regret aussi, malgré la peur que j'en avais, de ne pas avoir été invitée à parler de mon livre à Lille, ou Béthune, ou Boulogne. 















Mais peu importe. Je me souviens d'avoir déjeuné, dans la ville haute, à la terrasse d'un café, face à une église en ravalement. D'avoir, à Lille, scruté le ciel, espéré l'éclaircie pour l'après-midi. A Loos, d'avoir enregistré mes pas, les camions le long de la route faute de pouvoir prendre une photo (panne de batterie de l'appareil). A Béthune, d'avoir dîné en attendant le train sans mélancolie (ou à peine). A Lille encore, d'avoir visité le musée des Beaux Arts. A Boulogne, d'être allée lire des ex-voto. A Wimereux, d'être restée face à la mer, seule, exactement le temps qu'il fallait. A Gravelines, d'avoir reçu un coup de fil tandis que la nuit tombait. A Loos, d'avoir répondu au salut d'un surveillant. A Béthune, d'avoir visité l'ancienne salle des coffres de la banque de France. A Lille, d'avoir découvert la gare TGV. A Wimereux, d'avoir failli acheter une maquette de vaisseau, le Simon Bolivar. A Gravelines, d'avoir longtemps marché. A Calais, d'avoir vu des soldats. A Boulogne, d'avoir regardé par la fenêtre 


















cette mappemonde. A Béthune et Boulogne, de n'être jamais montée en haut du beffroi. A Wimille, d'avoir fait quelques pas. A Lille, d'avoir retrouvé le restaurant chinois dont je parle dans le livre. Entre Wimereux et Wimille, d'avoir photographié les voies de chemin de fer en me plaçant pile au milieu. A Béthune, d'avoir discuté avec une étudiante qui me faisait visiter le Lab-labanque. A Calais, d'avoir attendu sur le quai, dans le vent, observée par l'unique voyageur. A Arras, d'avoir vu la ville en courant. A Béthune, d'avoir acheté deux carnets. A Paris, dans la gare, d'avoir bu un café et lu la Voix du Nord.
Et n'oublierai pas la mappemonde.

samedi 4 septembre 2010

Fenêtres de Boulogne-sur-Mer














































C'était la mode, lorsque je suis passée à Boulogne faire quelques photos, des rideaux de fil scintillants, à pastilles de métal, accessoires de décoration comme on en voit dans les magazines du même nom.
Au moment de mettre enfin en ligne le chapitre de Franck lié à la ville me reviennent ces fenêtres, entraperçues alors que je cherchais autre chose (le tableau de l'ange à tête de mouette, la porte des dunes, un escalier dont je n'ai pas parlé...). Contre toute attente elles aussi ont compté, finalement.

mercredi 9 décembre 2009

Tentative de plagiat (non, de pastiche, plutôt) des questions d'automne de Martine Sonnet

Il y a une rubrique que j'aime particulièrement, sur le blog de Martine Sonnet : celle qui prend pour matière les questions des internautes que les moteurs de recherche ont dirigés chez elle, souvent en toute ingénuité... La méthode de Martine ? Puisqu'ils visitent son "île", offrir des réponses à ces "naufragés" grâce à quelques liens bien placés. Et ici, qu'est-ce que ça pourrait donner ?

Il faudrait tout d'abord répondre à celui qui souhaite trouver un bon mécanicien à Aubervilliers. Vers Aubervilliers je connais, du moins je sais y aller. Mais côté mécanique, que dire ? Proposer de suivre ce lien, sans doute.

Vient ensuite celui qui cherche un endroit où écrire. Alors là, mieux qu'à la bonne porte il a tapé au bon carreau, car je ne cesse de me poser la question. Chaque mois, une réponse sur Mélico, qu'il se le dise...

Vu le titre du blog, certains internautes s'interrogent sur la possibilité, ou non, d'apparaître à poil à la fenêtre. Pour l'instant ce n'est pas prévu. Mais pour le premier de l'an, peut-être ? D'autres m'assurent que le chien est sous la fenêtre. Je ne vais pas les contredire. Le chien est parfois sous la fenêtre, devant le Franprix, attaché par la laisse à un des trois piquets et il hurle à la mort durant les longues minutes que passe sa maîtresse en courses (sans doute, chaque fois, le caddie du mois). Je n'avais pas l'intention d'en parler, mais puisqu'on me le demande...

Après ça, il est bien légitime d'avoir envie de prendre l'air et je suis assez flattée que google, dans ce cas, pense à promener les gens par ici. En ce moment, ils voudraient quelques précisions sur la Bellevilloise, ce qui est bien logique. Mais l'espace culturel de Clichy-sous-Bois et la gare de Boulogne-sur-Mer les intéressent aussi, ce qui n'est pas pour me déplaire.

Par contre, en ce qui concerne la météo demain à Dunedin, mieux vaut ne pas compter sur moi : depuis la mort de Janet Frame, je ne regarde plus le temps qu'il fait, là-bas, aussi souvent.

samedi 10 octobre 2009

Gare de Boulogne Tintelleries










"La demie d'une heure sonne très loin. Le train de Calais, qui doit me ramener à Paris, ne passera que dans cinquante minutes...
Je rentre seule, dans la nuit, sans prévenir personne. Brague et le vieux troglodyte, désaltérés par mes soins, dorment maintenant quelque part dans Boulogne-sur-Mer. Nous avons tué trois quarts d'heure en comptabilité et en bavardage, en projets de tournée sud-américaine, et puis je suis venue m'échouer dans cette gare de Tintelleries, si déserte à cette heure qu'elle semble désaffectée... On n'a pas allumé, pour moi toute seule, les globes électriques du quai... Un timbre fêlé grelotte timidement dans l'ombre, comme suspendu au cou d'un chien transi.
La nuit est froide et sans lune. Il y a près de moi, dans un jardin invisible, des lilas odorants que le vent froisse. J'entends, là-bas, l'appel des sirènes sur la mer...
Qui devinerait que je suis ici, tout au bout du quai, pelotonnée dans mon manteau ? Comme je suis bien cachée ! Ni plus sombre, ni plus claire que l'ombre...
Au petit jour, j'entrerai chez moi, sans bruit, comme une voleuse, car on ne m'attend pas si tôt.

Colette, La Vagabonde.

La gare de Tintelleries n'est plus la gare principale de Boulogne-sur-Mer. Le train de Paris s'arrête aujourd'hui à









(photos prises la semaine dernière)

mercredi 29 juillet 2009

vers midi


























































J'ai toujours bien aimé les webcams, leur modestie, leur rendu foireux qui empêche de les prendre au sérieux. Alors qu'elles faisaient la une au début des années 2000, qui s'en préoccupe encore aujourd'hui ? Qui les utilise autrement que pour savoir le temps qu'il fait ?

Toujours en relation avec mon "projet Franck" (ouvrir un site ou un blog uniquement sur ce texte-là, avec fichiers son et images), je cherche les webcams des différents lieux évoqués. Il en manque bien sûr : Gravelines, gare du Nord, Béthune... Toutefois vers midi on pouvait découvrir, dans l'ordre et simultanément : la haute ville de Boulogne-sur-Mer, la plage de Wimereux, le vieux Lille, l'entrée du centre Pompidou, une rue du XIIIe arrondissement de Paris et la place de la République, à Paris toujours, qui se révèlera sans doute davantage par ici.

jeudi 22 mai 2008

En écoute

Trame, la symphonie pour le port de Boulogne-sur-Mer, sur Arte radio. Souvenirs de la haute ville.