l'horloge de la gare de Chartres

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samedi 10 juillet 2010

Fenêtres : trajet continu



Voici un petit montage de mes vidéos prises en 2008 sur la ligne 2 qui exclue les arrêts en station. Le trajet y devient une boucle, on ne descend plus.

Je vous conseille le clic droit, et "full screen" pour le voir en entier.

N'y sont plus, aujourd'hui : l'immeuble aux fenêtres murées à Barbès, remplacé par un neuf, assez beau (mais j'aimais tant l'ancien) ; les tags sur la rotonde de Stalingrad, impeccable à l'heure qu'il est.
N'y sont pas encore : la façade aveugle, à Stalingrad toujours, qu'il faut vraiment que je prenne en photo un de ces jours ; le centre Barbara, d'un noir d'encre, dont je reparlerai sans doute ici et que l'on aperçoit en travaux.

N'y sera plus, un jour, non plus, le bruit des MF67, rames progressivement remplacées par des MF2000 dont les vitres sont plus larges mais qui possèdent moins de sièges et dont les freins grincent atrocement (la faute au sabot qui n'est plus qu'en bois m'a dit un conducteur l'autre jour) (je le salue s'il passe ici).

samedi 7 novembre 2009

Paris, fantômes, immeubles plats

Je n'aurais pas cru qu'à écrire sur les décors, une fois de plus, Paris prendrait tant de place. Pourtant ça crevait les yeux : Décor Lafayette aux galeries du même nom, Décor Daguerre entre Montparnasse et Denfert-Rochereau ; enfin Dita Kepler accueillie au 104 puis à la Bellevilloise alors qu'elle pourrait déambuler ailleurs (et qui sait ?).

En fait, Paris ne tient pas de place. Paris peut se ranger dans une poche, se faire oublier. Mais tout le travail de recherches, de lectures pour le premier décor (Lafayette) m'y renvoie en ce moment : aux jours de Mercier, aux nuits de Restif (merci à Martine Sonnet de ses conseils) ; aux rues de Perec, en particulier celle de l'Atlas, où il est né ; aux immeubles plats de Roger Caillois, ces pièges à fantômes...

La projection de photos que je prépare pour le 21 novembre prochain (16 heures, dans le "sas" de la Bellevilloise) semble aller en sens opposé : des séries thématiques (assises, façades...) s'organisent, mais les photos viennent de partout, Paris s'y noie peut-être... On verra.

En attendant, et pour faire le lien avec le trajet de Fenêtres, cette évocation des barrières de Claude Nicolas Ledoux (penser, à Stalingrad, à la rotonde) par Michel Delon dans son introduction aux textes de Louis-Sébastien Mercier (Tableaux de Paris, Le Nouveau Paris) et Restif de la Bretonne (Les Nuits de Paris) réunis en un seul volume :

"Mélange d'archaïsme par le retour aux modèles grecs les plus anciens et de futurisme par le goût des formes géométriquement pures, les barrières de Ledoux apparaissent comme un compromis entre l'idéal ancien de fixer, de figer la ville et la volonté de donner sa dignité aux réalités économiques. Les ordres architecturaux les plus nobles ne sont plus réservés à la Religion et au Pouvoir royal, mais ce n'est pas un hasard si les premières émeutes révolutionnaires s'en prennent à ces bâtiments sur lesquels le XIXe et le XXe siècles continueront à s'acharner : la muraille est ressentie comme celle du fisc et de la police. Elle métaphorise de façon ostentatoire la volonté de l'administration centrale de surveiller la population et d'en diriger l'existence. Elle est la forme visible, tangible d'un contrôle policier qui, plus discrètement, investit toute la ville. Le lieutenant de police la quadrille de ses hommes ; des espions lui rendent compte des mouvements de l'opinion. Les commis de la Ferme veulent surprendre ce que les Parisiens consomment ; les mouchards - on les appelle alors des mouches - écoutent ce qu'ils disent de la police, à la taverne et au bordel, dans les théâtres et dans les jardins du Palais-Royal."

Paris le jour, Paris la nuit, Editions Robert Laffont, 1990.

La rotonde de Ledoux, place de la bataille de Stalingrad deviendra prochainement un restaurant chic (très chic). Quant au Palais-Royal au XVIIIe siècle : suite au prochain épisode...

mercredi 28 janvier 2009

sur le trajet




















































Au début on fait attention, prend des notes. Bientôt, puisque ce trajet, le 103 bis, se fait à pied, on pense à autre chose.

























Mais c'est ce qu'il faut, sans doute.

jeudi 8 janvier 2009

Le 103 bis par son réverbère





















































































Quartier Stalingrad - Riquet, XIXe arrondissement de Paris. Dans le décor : la place de la bataille de Stalingrad et le métro aérien ; la rotonde de Ledoux ; un bâtiment de bureaux de construction récente (années 2000) ; le début de l'avenue de Flandre ; le bâtiment de la Sécu ; les Orgues.

(pour mémoire, j'appelle 103 bis le trajet qui me conduit de chez moi au 104)

dimanche 24 juin 2007

A Jaurès, dans le tournant

La rotonde, au loin la fenêtre donnant sur du vide (vendue depuis longtemps maintenant) et dans le miroir ceux du quai : photo sous Creative Commons, trouvée sur Wikipédia.