Arras-en-Lavedan, le syndrome du caméléon, installation de Johan Parent

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mercredi 19 novembre 2008

103 bis

Toujours en attente de la réponse du 104 où j'ai déposé un dossier de résidence (pour l'instant passé le premier tour, ce qui n'est déjà pas si mal), je décide d'aller y écouter des lectures. C'est dimanche, le temps est incertain (gris ? froid ?). Sors du 103 (chez moi) et me rend au 104 à pied. L'intervalle, le trajet entre le 103 et le 104, ce sera donc le 103 bis.


Au 103 bis on trouve une école primaire (porte bleue), un marché couvert (de type Baltard), le métro aérien (sans blague), la place de la bataille de Stalingrad (qui n'accueille plus de fête foraine), le MK2 quai de Seine (tiens je voudrais voir Stella), l'avenue de Flandre, l'avenue de Flandre, l'avenue de Flandre jusqu'à la rue Riquet - hop, bifurcation, rue Curial, entrée au 104.

Soit, traduit en maçonnerie :
























les Orgues déjà citées, cette fenêtre près de la rue d'Aubervilliers :









et enfin le 104.










Entrée rue Curial, donc. Très bien accueillis (si vous êtes perdus demandez, on vous renseigne tout de suite, on vous conseille même), nous voici d'abord au jardin












qui crie :












mais c'est juste l'heure du goûter. Chocolat chaud, 2,50 dans une grande tasse, pas mal. De l'autre main cette photo prise :









(les Orgues, toujours)
Alors, ces lectures, c'est où ? Il y a un point de rendez-vous à côté du camion de pizzas, on vous emmène dans un coin du 104 sans vous dire lequel et on vous lit un texte. Selon l'heure, il s'agit de l'un ou l'autre des vingt-deux écrits inspirés par une vidéo de Melik Ohanian, sept écrans juxtaposés dont l'ensemble s'intitule Seven minutes before (et en dure une vingtaine). Très beau travail, riche, dense, images de montagne, rivière, galets, herbe, route, aigle, loup, hommes, femme, camion qui brûle ; musique, déclamation, bruits d'eau, feux, nuit qui tombe...
Je rate la lecture de quinze heures au pied du château d'eau.
Mais je suis celle de seize. La lectrice, la comédienne Simone Keresztes, nous entraîne donc dans un lieu secret qui se trouve être le bureau des directeurs. Hum... Comment résister à l'envie de fouiller partout pour essayer de trouver la moindre info sur l'appel à résidence ? Je résiste. Reste sage. Me cramponne à la table. Prends juste une photo de la fenêtre, de la vue :












et jette un oeil vite fait aux étagères : Beckett, Genet.
Puis écoute la lecture, un texte de Pekka Himanen sur la société en réseau qui bien évidemment me parle. Discussion chaleureuse ensuite, et ce fut l'impression d'ensemble ce jour-là : des rencontres, découvertes, échanges... Tout le contraire du truc sans âme qu'on aurait pu imaginer, dont j'avais eu peur à l'inauguration.
Je me disais en reprenant le 103 bis : si ça ne marche pas, la résidence, en serai d'autant plus déçue. Mais je reviendrai...

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