l'horloge de la gare de Chartres

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vendredi 21 décembre 2012

d'ici la fin du monde

j'aurai eu le temps de participer à la bande-son d'une revue


















et d'écrire un texte projeté sur un mur


















ou, pour le dire autrement : la revue d'ici là neuvième du nom, sur le thème de la nuit, vient enfin de paraître chez publie.net tandis que D-Fiction met à la une la fin du monde en textes fictionnels, mais également sous forme de performances culinaires, musiques, photographies, vidéos... 

D'ici la fin du monde il y aura donc la nuit, grâce à Pierre Ménard et à toute l'équipe de publie : joli renversement, non ? La mienne (de nuit) (que l'on peut écouter ici depuis des mois, en fait : voyez en haut à droite de cette page) fait apparaître une chanteuse blonde que l'on retrouvera, à rebours du texte, dans Décor Lafayette le mois prochain. 
Car suite il y aura (du monde), trop tard pour ne plus y croire : même si le sens diffère, D-Fiction et sa proposition de texte sur le mur projeté au Purgatoire, hier soir, m'ont poussée à conclure  : finalement je ne veux plus de cette fin du monde. Trop tard, donc, c'est écrit !

Aussi, dès maintenant, lire, lire, lire tous ces textes nouveaux, en revue, sur le site : la promesse du jour.

jeudi 29 décembre 2011

Crossroads/16















Croisement qui se ferait, cette fois, en un lieu précis : la place de la bataille de Stalingrad, à Paris, au-dessus de laquelle passe la ligne 2 (reprendre le métro pour aller travailler en 2012 ? la question se pose), centre du 103 bis, ce texte corrélé à Fenêtres open space dont le début va paraître dans le nouveau numéro de la revue d'ici là ; point de départ du "décor" écrit cette année, Décor Lafayette, allez, disons, roman, en retravail (préciser, ajouter des repères, voir si l'on coupe, etc). 

Fiction : 
dans Décor Lafayette, au lieu de se rendre à Haussmann on pourrait bifurquer, tourner à droite, passer devant la gare du Nord, ça donnerait Franck
On se fierait à la structure, à l'avancée du personnage, sans lien vers les grands magasins : ça deviendrait Dita Kepler.
On réduirait le grand mag à de simples boutiques, le boulevard à la rue : Décor Daguerre apparaîtrait.
On reviendrait sur nos pas, suivrait une femme au lieu d'un homme, abandonnerait la rue pour le canal de l'Ourcq : tu n'es jamais seul/e dans la nuit, entendrait-on après un concert au 104.
Ou encore, partant de Stalingrad mais décidant de se fier au panneau "Parc de la Villette Sud" au lieu de "Gare de l'Est Gare du Nord République Châtelet" (itinéraires inscrits, proposés au début de DL), arriverait-on près de la Grande halle, The Trinity Session, l'album des Cowboy Junkies en tête.

Fiction en extension, dans ce que j'en espère, du moins - imaginer un jour pouvoir tout réunir, sans rien clore.

mardi 29 novembre 2011

Vendredi, 19h, Tapage nocturne à la librairie Longtemps















19 heures, c'est un peu tôt pour un tapage nocturne ? Pour venir fêter la parution du dernier recueil des éditions Antidata, non, je ne crois pas.
Rappel : la librairie Longtemps (star des requêtes de ce blog) est située 22 avenue Mathurin Moreau, métro Colonel Fabien, ligne 2, à côté du siège du Parti Communiste. Elle jouxte une boulangerie qui tente d'implanter la machine à pain du nouveau millénaire et dont la précédente vendeuse faisait une thèse sur Proust.














(on aura compris que je suis légèrement du coin)















S'il y aura des lectures ? On verra. A boire, c'est certain.
Tapage nocturne compte quinze nouvelles sur la nuit écrites par Tatiana Arfel, Cécile Coulon, Christophe Despaux, Sébastien Gendron, Jean-Claude Lalumière, Malvina Majoux, Gilles Marchand, François Martinache, Olivier Martinelli, Stéphane Monnot, Olivier Salaün, Christophe Ségas, Vincent Séguret, Jean-Baptiste Seigneuric et la régionale de l'étape, comme on dit...
A découvrir vendredi.

lundi 7 novembre 2011

Crossroads/15



















Boucle demain bouclée des trajets à l'écoute des Cowboy Junkies, avec sur le parquet la cassette offerte à la fin des années 80, le livre écrit à la fin des années 2000, la place de concert retirée dans la galerie de la gare de l'Est (et ce mot, Crossroads, reprise de Robert Johnson, emprunté à leur premier album).

Puis Franck en extension, encore, avec la parution très prochaine aux éditions publie.net (normalement, vendredi) de cet Autour de Franck  qui compte Douze façons de plus de parler de toi, Avant Franck de Thierry Beinstingel et le fichier son de notre lecture croisée à Montreuil. A ce propos, je vous conseille d'aller découvrir sur Feuilles de route comment Thierry parle de cet enregistrement et ce qu'il dit de ma résidence...

Bientôt finie, cette résidence, d'ailleurs, j'espérais un renouvellement et puis non, ai fait durant dix mois ce que j'avais décidé de faire (terminer d'écrire les Oloé, écrire Décor Lafayette, laisser Dita Kepler continuer de m'accompagner), aussi pour cela suis contente, même si les jours à venir demeurent incertains (comment gagner sa vie ensuite, ah, mystère, suis tout ouïe si des idées vous viennent).

A propos de Décor Lafayette, dire que s'y rattache la photo parue dernièrement dans la Todo Liste de Christine Jeanney (grand merci à elle) et qu'y passe brièvement la chanteuse mentionnée dans Tu n'es jamais seul/e dans la nuit. Que ce texte-là paraîtra, a priori, vers le 20 novembre chez Antidata. Annoncer pour finir qu'Antidata fera une fête pour la parution de Tapage nocturne le 2 décembre prochain à la librairie Longtemps, située avenue Mathurin Moreau, Paris, au métro Colonel Fabien. 
Et vous souhaiter la bienvenue !

mardi 1 novembre 2011

Tu n'es jamais seul/e dans la nuit

Tu peins des hommes grandeur nature, plus grands que nature, que nous découvrons au réveil.
Tu marches, tu rencontres ceux qui se mélangent, parlent dix langues dans le même wagon de métro, tu changes de wagon et l'émerveillement se renouvelle.
Tu croises un homme au regard de tueur qui découpe les femmes en tranches, par la pupille, et disparaît sans rien en faire.
Tu joues de la guitare en chaussettes devant un public recueilli.
Tu t'installes au café, en terrasse, courbée, bossue. Tu fumes, tu es très vieille, tu te fous bien de ta santé.




















Voilà donc comment ça commence.

Un e ajouté à seul, pour décliner les tu de la phrase du peintre Paul Bloas. 
Partir de ce tu et en faire des hommes, des femmes, qui dorment, ne dorment pas, chantent, marchent, conduisent, attendent, se lavent, écoutent les voisins. 
Dans la nuit c'est-à-dire dans des chambres d'hôtels, le long d'un canal, sur une scène de concert, dans la rue...

Tu n'es jamais seul/e dans la nuit est un texte à paraître sous peu  aux éditions Antidata, dans le recueil de nouvelles intitulé Tapage nocturne















Tu n'es jamais seul/e dans la nuit est aussi le nom de la lecture avec projection de photographies qui aura lieu jeudi 3 novembre prochain, à partir de 18h30, à la bibliothèque Robert Desnos, 14 boulevard Rouget-de-Lisle, Montreuil. Elle sera suivie d'une rencontre avec les éditeurs et se déroulera dans le hall, où se trouve actuellement une exposition pour enfants justement consacrée à la nuit.

Ce sera l'une des dernières lectures de ma résidence, sans doute.
Bienvenue.