Mandelieu

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jeudi 7 mai 2009

Décor / disparition

Je passe moins de temps au 104 en ce moment pour pouvoir écrire davantage, avancer un peu. Aussi, cri de surprise hier dans la halle Aubervilliers en découvrant que la "maison en plastique", cette bâche sous laquelle nous nous retrouvions depuis le début pour prendre un café, avait disparu.




Rien d'étonnant : le véritable café du 104 va bientôt ouvrir et il a toujours été convenu que cette structure, construite sur mesure au départ pour le Palais de Tokyo, allait céder la place.






N'empêche : la maison en plastique est le premier élément que j'ai intégré à Dita Kepler. Dita se transforme en bâche, c'est même quasiment la première chose qu'elle fait.






Aussi était-ce un peu bizarre de lire le début du texte, tout à l'heure, lors de mon ouverture d'atelier. Voilà qu'il bascule vraiment dans la fiction...






Les gens venus m'écouter n'étaient jamais entrés au 104. Comment ont-ils "vus" ce petit chauffage, la guirlande électrique, les tables ?


Peu importe, me direz-vous sans doute.
Je ne sais pas.
Et je crois que ça m'intéresse de ne pas le savoir.

Maintenant qu'elle a disparu, je peux poster ces quelques photos, peut-être ?

2 commentaires:

Anonyme a dit…

la chance de DK, c'est d'être arrivée au bon moment, essuyer les plâtres, connaître les nouveaux entrants, être à sa place nulle part, mais partout, donc partout, et c'est comme ça qu'elle existe, je suppose (ça me fait penser - je suis en train de lire le livre de F.Bon- à l'aptitude de Bob Dylan à raconter ses histoires, sa fiction, son décor, son "celui que je dois être" ou qu'il faudrait que je sois) , c'est comment, grisant ?... Bientôt, outre la librairie, elle se (dé)placera dans le café...
Pdi (point d'informations)

Anne a dit…

parfois grisant parfois vertigineux parfois angoissant (on lit à haute voix à qui ne connaît pas du tout son travail et pendant qu'on lit on se dit : mais est-ce que c'est compréhensible ? Est-ce qu'il ou elle peut suivre le fil, est-ce que le surgissement d'images suffit ? Est-ce que le texte ne pourrait pas être réduit, vu de l'extérieur, à sa dimension délirante, disons? C'est le danger, même si moi, plus il avance - et pourtant, comme c'est lent! - plus il avance, donc, plus je le sens travaillé par certains enjeux bien précis).

Puis on reçoit ton commentaire, qui comprend tout. Et on se dit ouf !