presqu'île de Giens

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mercredi 14 janvier 2009

Ourcq-sur-glace

































































L'un des intérêts du 103 bis, c'est la possibilité qu'il offre de longer le canal de l'Ourcq de Stalingrad jusqu'à Riquet. Avant-hier, tout était gelé. Les mouettes, groupées, avaient repéré sous la glace des morceaux de pain jetés au vol, depuis figés. Elles criaient, avançaient sur l'eau, battaient de l'aile et tapaient du bec sans jamais pouvoir les atteindre : du blanc sur blanc sur un ciel presque blanc aussi, leur colère.

Depuis, le dégel est amorcé. De nuit on saisit un courant, vaguelettes, roulement, qui s'enfuit vers Pantin, encadré par ce qui reste de glace.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Longtemps j'ai côtoyé le canal mais plus loin, et je me disais toujours qu'il ne coulait pas, ou alors sinon, vers où ?
J'ai toujours ressenti cette stase en le regardant, en écoutant aussi ces gens qui m'en parlaient (par exemple, le commissaire à la retraite qui pêchait là, sous les 4 peupliers à l'entrée du parc :"sur le cadavre, ils avaient récupéré des seaux et des seaux d'écrevisses"; ah oui, c'était quand ? "à la fin des années 50" et la machine à fiction embraye sur Maigret, évidemment) ou d'autres, durant les bals de l'été et bien d'autres événements : ce canal (il y avait chez Dominque Hasselmann, Le Chasse Clou, une vidéo sur ces mêmes mouettes, ces mêmes choses prises dans la glace, moi j'adore ça parce que j'ai l'impression que, justement, la vie ne coule plus...). Parfois je le regarde encore (je t'envoie une photo de la fin de l'été...
Contribution à la vision de cette parie de la/ma ville
PdB

Anne a dit…

Contribution ultra rapide, je viens juste d'envoyer l'article : merci PdB! Et c'est drôle, j'écoute un CD audio, une lecture de "L'Amie de madame Maigret", justement...

Anonyme a dit…

J'aime beaucoup savoir que il y a 150 ans de ça à peu près la Villette et Belleville n'étaient pas Paris, mais des lieux limitrophes, déclassés, hors de la capitale et séparés d'elle par ces boulevards qu'à présent représente le périphérique, et ces déclassés sont aujourd'hui ces Arabes, ces Noir(e)s, ces Chinois(es) (je en mets pas de guillemets, mais c'est tout comme) qui chauffent le béton en volant des voitures, cherchent du travail en vendant du chichon, se mêlent au monde des Champs Elysées ou des Quatre Temps : moi, j'aime ça, j'en ai peur, certes, mais j'aime que la/ma ville soit partagée avec eux...
PdB