presqu'île de Giens

presqu'île de Giens

dimanche 18 janvier 2009

Goutte d'Or, fenêtres murées

Depuis quelques jours, l'immeuble aux fenêtres murées réapparaît. C'est celui qui ouvre et ferme le livre : au commencement la fenêtre est déjà murée, le balcon laisse voir des jouets d'enfants. A la fin le passager du métro brise le mur.

Entre les deux, le texte plus ancien (Fenêtres est constitué de deux textes, l'un écrit en 2001, l'autre en 1998, qui se croisent en sens inverse) revient sur ce que l'on croit voir du balcon. Des jouets entassés ? Les premiers temps peut-être. Mais en regardant mal, en se fiant seulement à ce que la mémoire enregistre sans porter assez d'attention, un matin on rate la métamorphose : en place des tricycles, des sacs de ciment.

Si l'immeuble réapparaît, ce n'est pas "en vrai", bien sûr : il est tombé l'année dernière et en phase de reconstruction. Mais un professeur d'arts plastiques, menant un travail sur les fenêtres murées, m'a envoyé il y a peu un message (ici sa page Myspace, le collectif dans lequel elle est engagée). Et, je ne sais pas pourquoi (enfin si), je me suis mise à parler à nouveau de cet immeuble lors d'une séance de lecture de scénario dans l'atelier 17 de Fleur Albert et Laurent Roth. Tous deux écrivent un film qui se passe dans le quartier, de Stalingrad à la Goutte d'Or. Epoque du crack si visible : 2000-2001.

Fenêtres murées vies cachées aux regards et circulations parallèles.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Ca a l'air bien ce que font ces deux jeunes gens; il y a eu des études menées par la mairie de Paris sur ce quartier (j'ai répondu aux appels d'offre, mais sans les gagner) notamment sur les accompagnateurs de nuit (des jeunes gens qui aident les "dominés" à parvenir à vivre : je dis "dominés" car il peut s'agir d'handicapés, de vieilles personnes, de gens qui, au fond, sont faciles à attaquer et à blesser, voler ou violer) : c'était l'année dernière, l'étude doit être finie, et les résultats possiblement consultables (je dis ça, c'est juste pour ne pas -trop- se planter par rapport à ce qu'on imagine, pense ou croit être la vérité...)
Tant mieux pour cette résidence... (et tu vois aussi que c'est prolifique pour toi ce "légèrement" dedans dehors : tiens bon !)
PdB