l'horloge de la gare de Chartres

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jeudi 20 janvier 2011

Dix ans de remue.net : comme si vous y étiez















Pour savoir comment c'était, samedi dernier, à la médiathèque Marguerite Duras, lors des dix ans de remue, il suffit de se laisser porter : par Thierry B. qui s'étonne, par Maryse H. qui, de la salle, recueille et sème, par Cécile qui, sur la photo, s'apprête à lire ce texte ; par Philippe de J. qui, de sa voix cassée, dira du mal de la structure blog un peu comme il le fera à France Culture le lendemain (ou la veille...) ; par l'hypnotique vidéo de Pierre Ménard pour présenter la revue d'ici là, projection qui ne fonctionnera pas mais que l'on pourra découvrir sur Liminaire (le lendemain aussi) ; par les questions que se pose Joachim Séné sur Ratures ; par deux phrases pour un anniversaire ; par les contributions de ceux de la photo qui se retrouveront bientôt dans une rubrique de remue que voici ; en prenant, ou non, l'ascenseur avec Sébastien Rongier ; par les mots de Fred Griot ; par ceux de François Bon ; par ces incroyables lectrices en public que sont Claude Favre, José Morel Cinq Mars, Sereine Berlottier (et la voix Chantal Anglade) (et Dominique Dussidour et sa grande écharpe, et Philippe Rahmy, absent si présent...).

Je me souviendrai surtout d'avoir vu, embrassé des amis.

Et je n'oublierai pas, à l'avenir, de me méfier du potentiel comique de Thierry Beinstingel, avec lequel j'ai fait une lecture croisée lors de la table ronde : je crois qu'elle a été enregistrée. Si c'est le cas, vous comprendrez rapidement ce que je veux dire...

mardi 15 juin 2010

au Centre Cerise

Samedi soir, à 22h15, je lirai un extrait de Franck dans le cadre de la nuit remue.net à laquelle je participe pour la première fois.
Cette année, les "remueurs" ont tous invité un auteur à les rejoindre : merci donc vivement à Sébastien Rongier, qui m'a conviée et que l'on pourra entendre juste après moi. Tout le programme est consultable ici.
Les lectures auront lieu au Centre Cerise, 46 rue Montorgueil (dans le 2e, près des Halles), dans une salle que j'aime en particulier pour son plafond de fenêtres.
Ce sera un extrait que je n'ai encore jamais lu en public.

A samedi, peut-être ?

(la photographie est de Gilda Fiermonte)

mardi 13 janvier 2009

Ce matin

























du balcon du 103.

Est également le titre du premier roman de Sébastien Rongier qui paraît le 21 janvier, au cas où vous l'ignoreriez... Ici, le journal du livre.

vendredi 12 décembre 2008

Vampire way












"En renversant la tête il voit toute la façade qui, au-dessus, est en briques brunâtres. Elle s'élève vers le ciel blanc, percée régulièrement de fenêtres carrées sans balcons ni encadrement et dont la grandeur apparente et les intervalles décroissent progressivement, leur succession dessinant des lignes de fuite convergentes interrompues à la hauteur du vingtième étage et que l'œil prolonge vers leur point de rencontre dans le vide éblouissant et décoloré. Pris d'un léger vertige il abaisse la tête, son regard parcourant maintenant de haut en bas la façade brune puis grise."


Claude Simon, Les Corps conducteurs (Editions de Minuit, 1971, p. 13)

J'avoue : j'ai volé cet extrait, dont la proximité avec ce que je tente de faire est pour moi évidente, à Lignes de fuite, comme j'avais subtilisé il y a peu le lecteur idéal de Virginia Woolf à remue.net.

Et que Sébastien Rongier s'estime heureux si je ne lui pique pas toutes ses brisures du cadastre dans les semaines à venir !








(il est beau son tout nouveau site, non ?)

(Quant à la fenêtre aux persiennes que l'on voit en ce moment en tête de ce blog, elle appartient bien entendu à ...)