presqu'île de Giens

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vendredi 18 avril 2014

Ce que j'écris ne porte pas de nom


Des noms, il y en a plein. Des noms propres, des prénoms, des titres de films, des noms communs, des mots-clés qui forment un arbre.

Un arbre à racines, à branches, à feuilles, à tronc.

Mais pas seulement : un arbre à liens, aussi.

Des dizaines, des centaines, peut-être, de liens. Deux années principales (1975/2013) et plusieurs époques. Soixante-quinze parties. 230 pages environ et six feuilletons qui s'entrecroisent, dont deux sont déjà parus ici : Mes demoiselles et le terrain de jeu.

Décor Daguerre a un titre, mais pas de nom. Ce n'est, au sens large du terme, ni un roman, ni un poème, ni une autobiographie, ni un essai sur le cinéma ou la photographie, ni un livre sur l'enfance, ni un livre d'artiste, ni un livre sur Agnès Varda.
C'est un peu tout ça, ou autre chose. Il ne m'appartient pas de le dire. 

Un nom, ce serait mieux pour le vendre, sans doute. 

Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ? J'entends ça parfois.
Mais qu'est-ce que je vais faire de ce livre ?
Je ne sais pas. Il est fait, voilà. Il ne porte pas de nom, n'a pas de pitch, pas de progression narrative classique (enfin ça, ce serait encore à discuter). Le texte lui-même ressemble à un arbre. 

Et cela ressemble à nos vies, je trouve : l'arborescence est partout, dans nos tâches professionnelles, nos pensées, nos rêves, nos projets, nos relations... Plus d'ascenseur social depuis longtemps, et quoi de vraiment rectiligne, assuré de l'être, de le rester ?

La suite au prochain épisode, j'espère : après tout, il s'agit de feuilletons.

2 commentaires:

Dominique Hasselmann a dit…

Arborescence : comme l'adolescence de ce qui peut advenir.

Anne a dit…

en l'occurrence, plutôt l'enfance...