l'horloge de la gare de Chartres

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lundi 25 mars 2013

sur le toit, au soleil




























































































je me souviens comme il croisait les bras, droit devant moi, debout, en m'écoutant parler et en me regardant tandis que je défendais Franck devant les représentants de chez Stock 
(ça ne rigolait pas : des questions directes comme je n'en ai jamais eues depuis)
je me souviens de Brigitte, juste à côté de moi et de la façon dont nous en avons parlé, toutes les deux, de ce livre à Lyon devant les libraires quelques temps plus tard
(la sensation d'être debout, oui)
je me souviens du message de Brigitte, plus tôt, quand elle avait su qu'il aimait le livre
je me souviens aussi de ces photos prises sur le toit de chez Stock, en douce, cinq minutes de pause je ne sais plus quand (le jour de la réunion avec les représentants ? peut-être) pour s'approprier les lieux
par le vent, le soleil

*

ce post et ces photos sont pour Brigitte Giraud

vendredi 21 mai 2010

à la radio, à Nantes

























Brigitte Giraud a été interrogée il y a quelques temps à Nantes par la radio Jet FM sur son dernier livre, Une année étrangère et celui de Fabio Viscogliosi, Je suis pour tout ce qui aide à traverser la nuit, premier titre de la collection qu'elle dirige chez Stock, La Forêt.

Voici la page de l'émission, intitulée Esperluette. Si l'on clique "au milieu" du son du mardi 11 mai, dans la rubrique Documents joints, on l'entend parler un peu de Franck...

(photographies de Bakelith : deux fenêtres de l'observatoire installées par Kawamata sur l'estuaire entre Nantes et Saint-Nazaire, à Lavau-sur-Loire)

mardi 20 avril 2010

dans la forêt

Jusqu'à présent, sur ce blog, j'ai été assez discrète sur le nom de la maison d'édition dans laquelle Franck paraîtra le 8 septembre prochain. Et quand je dis "jusqu'à présent", cela signifie : depuis juillet 2009, date à laquelle Brigitte Giraud m'a appelée pour me dire qu'elle acceptait mon manuscrit.

La date de sortie est maintenant suffisamment proche, l'état du texte suffisamment avancé pour pouvoir le dire, désormais : c'est donc chez Stock que Franck paraîtra, dans la collection La Forêt. Mon livre sera le second titre de la collection. Le premier, paru en janvier, est le très beau Je suis pour tout ce qui aide à traverser la nuit, de Fabio Viscogliosi (dont Télérama dit justement du bien cette semaine, d'ailleurs !).

Je n'aurais jamais pensé être publiée chez Stock, à vrai dire. A une époque, je passais rue de Fleurus chercher des exemplaires de livres que je devais chroniquer (incognito : mes papiers n'étaient pas signés), un panier à la main. Pour des raisons diverses, j'avais établi ce petit circuit qui me prenait la matinée : Grasset et Fayard, situés côte à côte, en premier ; puis Lattès et Le Masque ; enfin Calmann-Lévy, Stock et le Livre de poche avant de reprendre le métro. Ou alors, le contraire : rue de Fleurus d'abord, rue Jacob, enfin rue des Saints-Pères.
Je rencontrais rarement les éditeurs, passais simplement à l'accueil. Ce que j'aimais : marcher, traverser le quartier alors qu'il était encore tôt, que les boutiques ouvraient à peine et que la Propreté de Paris rinçait le trottoir à grand jet (j'ai le souvenir de pieds mouillés, surtout).
Je ne disais jamais que j'écrivais, tout était bien délimité, l'alimentaire et l'écriture. J'ai cessé ce travail de journaliste pour la presse professionnelle, comme on dit, il y a trois ans, peut-être quatre. Je l'ai fait pour avoir le temps d'écrire Franck.
Ce travail, constitué de CDD infiniment renouvelables, m'a servi à payer mon loyer.
C'est le hasard, les heureuses rencontres qui m'ont incitée à envoyer Franck en lecture à Brigitte Giraud. Rien à voir avec ce boulot d'avant rapidement devenu usant, absurde. Tout à l'heure, en entrant pour la première fois chez Stock, en y entrant vraiment, sans me limiter au guichet de l'accueil, il m'a semblé que c'était moi, cette fois, qui en franchissais le seuil, et non plus l'invisible rédactrice d'un journal disparu.

(qu'on ne se méprenne pas : j'aime l'invisibilité, par ailleurs)
(invisible et passe-muraille à volonté, ça me plairait !)
(en attendant, suis très heureuse, cachée dans la forêt)