presqu'île de Giens

presqu'île de Giens

vendredi 19 juillet 2013

Mes demoiselles #8

(feuilleton)



Delphine quitte l’appartement, a rendez-vous avec Guillaume (je n’y serai jamais). Elle croise Etienne et Bill, passe devant le café de sa mère où la rêve Maxence, dont elle rêve aussi : sur si peu de distance quatre histoires d’amour sont possibles, alors, aucune si c’est vraiment d’amour qu'il s'agit. Cependant du soleil, des rues en fête, jolies jambes de la fille qui danse pour aller quitter son amant : nous n’en demanderons pas davantage. Les bornes d’incendie sont orange, les passants suivent le rythme, nous soulèvent, nous encouragent, nous offrent l’avenir au tournant de la rue.

Delphine quitte l’appartement : que fait Solange ? Elle va chercher le petit frère à l’école. Ou du papier à partitions. Ou passe au café voir sa mère. Chaque fois : un homme, une vie qui s'amorce. L’avenir au tournant, on l’a dit. Il suffit d’opter pour une activité, l'existence en est bouleversée – ou pas encore. On ne peut pas le savoir à l’avance alors dansons, tous passants, tous voisins dans l’abandon. L’ennemi ce serait le regret. Il est omniprésent, bien sûr.

Aucun commentaire: