l'horloge de la gare de Chartres

l'horloge de la gare de Chartres

jeudi 20 mai 2010

Lieux de l'attente

L'Oloé 8 est paru hier soir sur mélico. Il s'intitule Dans l'attente et, comme son nom l'indique, se pose la question de savoir s'il est possible de lire et d'écrire lorsqu'on attend, en particulier pour des raisons administratives (mais j'aurais pu parler d'autre chose).

Même si ce n'est pas forcément très important de le savoir, il se trouve qu'il existe un lien entre ce huitième Oloé et l'un des chapitres de Franck, intitulé Place des Fêtes.

Le second lien entre Franck et les Oloé, c'est leur date de parution : mes Oloé (Espaces élastiques Où Lire Où Ecrire) devraient en effet devenir un livre numérique en septembre ou octobre prochain, publié aux éditions D-Fiction. On y trouvera les textes parus sur mélico et trois inédits.

Un livre papier et un livre numérique pour la rentrée, donc : on y travaille d'arrache-pied, en ce moment (d'où le rythme un peu moins soutenu du blog) !

mercredi 12 mai 2010

Lire Jourdain à Jourdain

Mardi prochain, le 18 mai, à 19 heures, je participerai à une rencontre à la bibliothèque Fessart, 6 rue Fessart, à Paris, métro Jourdain, en compagnie de Béatrice Courraud, Dane Cuypers, Eva Füzesséry et Derri Berkani. Elle sera animée par Bernard Magnier.

(on trouve quelques informations sur En vue, le journal des bibliothèques de la ville de Paris, page 22)
(et non, Chloé Delaume, annoncée "sous réserve", n'y sera pas).

Ce sera la seconde fois que je lirai un extrait de Franck "en place et lieu". Je m'explique : écrit non par chapitres mais par lieux, le texte commence à Château-Landon, se poursuit à Gare du Nord, continue à Jourdain, etc. En mars dernier, j'ai lu "Château-Landon" à Château-Landon. Cette fois, je lirai "Jourdain" à Jourdain. Enfin, un court extrait : nous avons droit à trois minutes de lecture chacun. Sans être nommée, la bibliothèque Fessart est évoquée dans le livre, mais ce n'est pas l'extrait que j'ai choisi : mise en abîme ok, mais pas trop, tout de même !

On devrait parler également de Cowboy Junkies, et j'apporterai quelques exemplaires de Fenêtres, si ça tente quelqu'un d'en acheter un (ou plusieurs, soyons fous).

Bienvenue, donc.

dimanche 9 mai 2010

samedi 8 mai 2010

requêtes

L'outil pour les webmasters de Google ayant évolué, il me semble en savoir davantage depuis ce matin sur ce que tapent les internautes qui tombent (ou non) sur ce blog.
Outre la star, le Père Goriot, qui m'amène son lot de collégiens déçus depuis que j'ai mentionné le roman dans une liste de livres lus à l'adolescence, on trouve : des fenêtres, de quoi s'asseoir, un homme qui dort et les orgues de Flandre. D'accord. Tout cela est logique.

Mais aussi : un maillot échancré, une nappe à carreaux, un vase égyptien et de la moquette verte. Claude Sarraute (alors là, non, Nathalie oui, toujours, mais Claude, non) et Catherine Deneuve nue (plusieurs fois) ; une poubelle qui déborde ; du papier quadrillé ; un tonneau de bois ; un billet d'avion factice ; les Misfits saison 2 (on se demande qui pourrait les interpréter...) ; une pluie de billet (sans s) et une chiure de mouche ; une femme amateur (sans blague ?) ; une femme suspendue (Dita Kepler ?) ; un ange noir ; des cadres extraordinaires ; une mèche blonde sur cheveux roux ; un brin d'herbe (la faute aux 807) ; un escalator en 1922 ; des exemples de cv originaux (j'ai, mais ne montre pas) ; tant pis tant mieux ; une radio du pied ; un couvert en plastique. Et le joli Hauteville sur mer.

(photo prise au Lab-Labanque de Béthune)

jeudi 6 mai 2010

Arras, gare et correspondance




Seul(e) sur le quai de nuit, l'un des huit ou neuf quais de la gare d'Arras, à attendre le train.




Pas d'annonce, pas un bruit, sauf une sirène lointaine.









Il fait froid. Il y a bien un abri mais


















Arras entraperçue, au pas de course toujours, de Béthune à Paris.









Ensuite, minuit à Gare du Nord. Sur la place, rue de Dunkerque, il y a foule. Ca pourrait être glauque (ça l'est), c'est surtout un joyeux bordel.

(allège le quai désert de la gare d'Arras tandis que du 26, arrivé à la seconde, je vois passer l'immeuble de Château-Landon)

mardi 4 mai 2010

Fenêtre d'Antonioni



(merci à Annalisa Bertoni pour la belle idée, le rapprochement...)

Fenêtres de New York

"Mes bureaux se trouvaient à l'étage, au n°... de Wall Street. A l'une des extrémités, ils donnaient sur la paroi blanche de l'intérieur d'une cage vitrée qui parcourait l'édifice de haut en bas. On pouvait considérer cette vue sans fantaisie et totalement dépourvue de ce que les paysagistes appellent "la vie". Mais, en revanche, la vue qu'offrait l'autre extrémité de mes locaux formait pour le moins un singulier contraste. Dans cette direction, mes fenêtres donnaient de façon imprenable sur un haut mur de briques noircies et par une ombre éternelle. Il n'était nul besoin de longue vue pour que ce mur ne révélât sa persistante beauté, car il se dressait, pour le plus grand profit du spectateur myope, à trois mètres de mes croisées. En raison de la hauteur gigantesque des immeubles avoisinants et du fait que mes bureaux se situaient au second étage, l'intervalle qui séparait ce mur du mien évoquait une immense citerne carrée."

Herman Melville, Bartleby, traduction de Jean-Yves Lacroix.