l'horloge de la gare de Chartres

l'horloge de la gare de Chartres
Affichage des articles dont le libellé est pavé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pavé. Afficher tous les articles

vendredi 19 octobre 2012

Saint-Brieuc, dernière















Les ateliers sont terminés, le festival bien entamé. Dans l'intervalle j'ai collecté des fenêtres et des pavés.






















Les pavés, je savais que je les photographierais avant de partir. Les rideaux, par contre, je suis souvent passée sans les voir. Quartier résidentiel que celui de la maison de Louis Guilloux, dans lequel les rideaux sont blancs, les rosiers taillés, les travaux nombreux.


















Comme toujours, les parcours comptent des points d'attache : les fenêtres en avancée, avec colonnes, sont celles de la maison du boucher (gratin de courgettes carottes, hachis parmentier) ; la rue Chateaubriand, fendue en deux, mène à la place Saint-Michel, première étape vers le centre-ville.















Descendre, tourner à gauche, passer devant cet ancien magasin de meubles qui rappelle les garages, galeries.














Et donc, les pavés. Grande diversité, rebonds de la valise à roulettes en direction de la gare (discrétion garantie !). 





























Là, de quoi s'habiller, et un marchand de journaux (imaginer le monde, les poussettes, les vitrines, pulls, écharpes, robes et jeans).



































Enfin, avant de partir, se fondre un peu dans le décor/affiche, avec l'envie de revenir, de retrouver la ville,  et tous ceux rencontrés.

dimanche 1 février 2009

103 bis : par le sol





































1. trois photos de pavés de la place Stalingrad (bataille de) sous la neige
2. pavés du quai de Seine (avec anneau) : comme les précédents, sont à éviter en poussette (cahots, glissements, réveil, stress des parents)


















3. revêtement de la rue Curial
4. pavés de la cour Curial, au 104, d'origine mais retaillés pour permettre l'accès aux fauteuils roulants.

dimanche 3 juin 2007

Fantômes

Et puis, c'est encore chez nous, je veux dire dans le dixième, que nous sentons le frôlement des fantômes les plus purs. Descendus des verts maladifs des Buttes Chaumont, jaillis des rails luisants comme un halage de larmes, chassés des abattoirs, nés dans ce triangle mystérieux formé par le faubourg Poissonnière, les boulevards dits Grands, et le boulevard Magenta, nos fantômes ne sont pas littéraires. Ils ne sont pas fournisseurs de poésie pour films, ballets, vices, costumes, mondanités affreuses. Ce sont des clochers de Souvenirs, des gars de messageries, des spectres de trains rapides, des farfadets de bureaux de poste. Ils nous aident à vivre comme des pavés, des ardoises, des gouttières. Ils font partie du même pâté, du même caviar que les vivants. Et nous sommes là entre nous, les vivants et les morts, exécutant notre devoir d'exister, sevré d'élans, vers le vide des convenances et des menaces...

Léon-Paul Fargue, Le Piéton de Paris, 1932, 1939, Folio, page 29.