l'horloge de la gare de Chartres

l'horloge de la gare de Chartres
Affichage des articles dont le libellé est carnet. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est carnet. Afficher tous les articles

mercredi 1 septembre 2010

Dans le journal

Tenir son journal de publication (du prochain livre) et le mettre en ligne avec deux ou trois mois d'écart est assez étrange, finalement.
Au départ il y a un cahier gris, acheté en avril, qui succède à deux carnets abandonnés. A l'intérieur : des notes, des papiers collés, des cartes, des phrases écrites dans le métro. Il est déjà presque rempli et j'achèterai sans doute le même modèle par la suite. Tant que Franck sera l'occasion de rencontres, de voyages, de découvertes, le journal se poursuivra.

Deux à trois mois plus tard, donc, il s'agit de relire les notes prises, de les réécrire, les taper au clavier, ajouter ou non une photo et enfin mettre en ligne, ici et .

Sauf que... les jours où ma principale activité liée à Franck est de taper et de mettre en ligne le journal, est-ce que je l'écris dans le journal ? Et ce que je sais d'avance être censuré dans trois mois, est-ce la peine de l'écrire ? (oui)

J'aurais aimé ne pas écrire tout à fait la même chose sur mon blog et sur celui de la librairie Dialogues qui l'accueille, effectuer quelques variations. Mais avec la partie audio de la ville haute à actualiser chaque semaine, c'est trop de travail, rien à faire.

J'aurais aimé tenir mon journal d'écriture de Franck, période qui a duré trois ans et fut, d'un bout à l'autre, d'une totale intensité. Mais ce n'était pas possible de faire les deux : écrire, écrire le journal (ou alors plus de vie) (ou alors devenir dingue).

J'aurais aimé commencer mon journal de publication plus tôt, quand je ne savais pas si je trouverai un éditeur, quand mes proches ont commencé à lire le manuscrit, quand Brigitte Giraud m'a dit oui...

Il est là, incomplet, mal foutu sans doute : trop tard, tant pis, pas de regret.

Et ne doit si possible ni vampiriser le reste, ni être abandonné. D'où ce choix du cahier gris : capable d'entrer dans le sac, assez discret mais un peu lourd quand même, fabriqué près d'ici, qu'on trouvera partout.

mercredi 29 octobre 2008

Ecrire la ville : fenêtres en mouvement

François Bon organise actuellement avec la BNF un atelier d'écriture, Ecrire la ville, dont la première proposition s'intitule Fenêtres sur le monde. On peut trouver sur Tiers livre le détail de cette proposition qui engage les participants à évoquer cinq fenêtres différentes.









Parmi elles s'inscrit la "fenêtre en mouvement" : où l'on regarde la ville par la vitre d'un bus, d'un train, d'une voiture... Evidemment, je suis très curieuse de voir ce que cela va donner.










François Bon s'appuie en particulier sur un livre, Fenêtres sur le monde, de Raymond Bozier.









Raymond Bozier, je l'ai découvert précisément dans le métro, en levant la tête : dans ces petits rectangles réservés à la poésie au-dessus des sièges (et dont le choix des textes ne m'emballe jamais, d'habitude, il faut bien le dire), il y avait quelques lignes de lui. Il était question d'une table, d'un journal, d'une pomme : lignes qu'il a fallu, alors, d'urgence, recopier dans le carnet.

Je cherche maintenant ce carnet parmi une vingtaine d'autres. Je tombe sur ceux des Fenêtres (les miennes) et les suivants, mais aucune trace du poème de Bozier. Partie remise : je trouverai ça un autre jour (à moins que vous ne me l'envoyiez ?).









Mais dans ces minutes à feuilleter, un autre mouvement soudain : celui de l'écriture perdue, projets abandonnés ou laissés de côté, tout ce retravail qu'on ignore (j'avais même oublié que les Fenêtres, entre leur première apparition sur remue.net et leur publication par Le Mot et le reste, je les avais poursuivies, continuant d'annoter, de réécrire les mêmes, et d'autres, plusieurs années de suite). Sans compter les notes prises de la RN1 au sortir de Paris (Saint-Denis, Sarcelles, Saint-Brice), regard de qui ne conduit plus. Des mots perdus, encore, en tout cas pour l'instant.

Mouvement qui aspire, prend par l'arrière, contient.