l'horloge de la gare de Chartres

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jeudi 16 novembre 2017

A même le monde













Le jour de la parution du livre (A même la peau, hier), écrire et envoyer pour publication un court texte qui aura pris toute la journée de la veille, premier d'une très longue série destinée au livre d'après (d'après celui sur Marilyn, même). 

Ce jour J, envoyer ce texte qui parle de bruit et d'espace, déjeuner seule puis se rendre dans les beaux quartiers, y travailler, entendre parler de la pyramide du Louvre et de Peï. S'exclamer parce que celui qui en parle raconte sa discussion avec l'architecte. Lui dire en riant : "Mais vous ne vous rendez pas compte ! Vous devriez l'écrire !" Dîner debout dans le métro, station Franklin Roosevelt, entre les tourniquets et un traiteur chinois. Aller écouter Virginie Gautier A l'approche. Boire deux verres de champagne à la librairie, entourée d'amis.

Avoir visité, très virtuellement,  la veille, la station spatiale internationale. 

Apprendre la mort de Françoise Héritier le jour de son anniversaire, tandis que ma propre famille est en deuil, que je pense à l'une de mes tantes depuis lundi et que c'est cela, bien sûr, qui prend place, ces jours.
Penser à elle, Annik, et au Sel de la vie.


Avoir le dimanche acheté un gel douche de la marque qu'elle aimait, doux et acidulé, en le choisissant longuement, en pensant à elle, geste minuscule, intime, solitaire et pourtant à même le monde, je crois.

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