presqu'île de Giens

presqu'île de Giens

mardi 12 avril 2016

après la pluie

j'aurais aimé, j'aimerais toujours 

 












écrire un long article pour dire tout ce qui, ces derniers jours, est allé remuer, bien debout puisqu'en marche












(il est hors de question que cet en marche soit confisqué)














les croisements, les regards, jusqu'où nous avons pu nous rendre, ce que nous avons tenté (il s'agit toujours de chercher du neuf, même au bout de ces années passées à écrire, à lire en public, à faire écrire, faire lire...)
 











nos projections simultanées sur deux écrans à Vernou  le samedi, trois heures de préparation montre en main à nous quatre (on n'aurait pas cru) et la façon dont ça nous lie












les rencontres merveilleuses à Strasbourg le mardi suivant, la pluie, le train, les discussions, les rues, les photos, les voix, les textes, tout cela ancré en mémoire

nous c'est-à-dire L'aiR Nu, qui prend corps, s'attelle à l'objet final qui sera site et livre après la résidence à Moret, part à Strasbourg proposer une déambulation, revient chargé de désirs et d'idées


j'aurais voulu mais au retour il me faut courir, rattraper l'écriture personnelle et chercher de l'argent en même temps, courir après qui m'en doit, ne pas perdre le fil des deux textes sur lesquels je travaille en même temps

courir
en même temps
un seul corps et combien de fils ?
 


c'est l'élan qui importe on le sait
ne pas se laisser courber ni plier c'est l'éprouver chaque jour

je retourne écrire et courir, mais me dis que pourront raconter à ma place : 
- le lien de l'objet ville au Loing, que je ne mets pas ici parce que le travail n'est pas terminé, qu'il est encore trop tôt, mais que, voyant ce qui se dessine, j'ai déjà envie de citer
- l'article de L'aiR Nu qui explique la déambulation à Strasbourg (marcher lire regarder enregistrer écrire lire enregistrer coder écouter)
- le site créé en trois jours, à Strasbourg donc, lors du festival Les Racontars du numérique, proposition qui mêle livres d'auteurs souvent contemporains et textes écrits en atelier



Toute ma gratitude à Franck Queyraud pour son invitation aux Racontars, son attention, son soutien, sa perception fine de notre démarche et de ce que nous tentons de faire : merci, Franck.

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