l'horloge de la gare de Chartres

l'horloge de la gare de Chartres

vendredi 3 octobre 2008

Rencontre le 16 octobre aux Buveurs d'encre : ça se précise










Le 16 octobre prochain la librairie des Buveurs d'encre (59 rue de Meaux, dans le 19e, métro Jaurès ou Colonel Fabien - attention, la station Bolivar située à côté est fermée pour travaux ; bus 26 arrêt Marché Secrétan) nous invite donc, Yves Jolivet et moi, pour parler de la collection Solo des éditions Le Mot et le reste et de mon livre intitulé Cowboy Junkies, The Trinity Session /'til I'm dead (mais pourquoi tu fais des phrases aussi longues aujourd'hui ? Respire !).

La rencontre débutera à 19h30 et se terminera sans doute vers 21 heures. Au programme : présentation de la collection par Yves Jolivet ; un peu de lecture du texte ; puis (et peut-être surtout) boissons variées et discussions diverses à partir des CD que la foule en délire (la librairie est petite : on fait foule assez vite) aura apportés. Le thème : le ou les disques qui nous ont le plus marqués. ACDC, techno, jazz ou bossa, tout est envisageable bien sûr. On espère vivement que ça va marcher et que, comme l'an dernier pour les Fenêtres, on frôlera l'asphyxie et débordera allègrement sur le trottoir un verre à la main (si vous n'y étiez pas vous voilà bien forcés de me croire). Il va sans dire que personne ne se verra dans l'obligation d'expliquer par A + B pourquoi ce titre-ci et ce groupe-là, c'est juste boire et écouter de la musique, en somme...

Bref, apportez vos disques !
Et n'hésitez pas à envoyer un mail à la librairie (ou à moi) pour nous dire ce que vous souhaiteriez écouter ce soir-là : on attend vos messages.

jeudi 2 octobre 2008

Assise / A l'eau



Découvrez Camille!



"Il y a ce qui se pense dehors et ce qui se pense dans l'eau, de même nature que l'eau des rêves et qui naturellement en découle.
Dira-t-on que l'eau est trompeuse, sirène séductrice, fatale enjôleuse ?
Cette façon qu'elle a d'annuler les duretés du monde, de dénouer les conflits, de dissoudre les hostilités, d'effacer les discordes, les âges, les noms et les renoms, de résoudre tous les problèmes en un tournemain, en quelques battements de chevilles, cette manière, en une seule plongée aveugle, de séduire l'âme, d'envoûter le corps, de promettre monts et merveilles d'initiation au mystère de la vie, non, sans doute ce n'est pas sérieux.
N'empêche... Impossible de revenir sur terre maintenant comme si de rien n'était, comme si l'eau ne m'avait rien appris."

Annie Leclerc, Eloge de la nage, page 57.

Fenêtre de Manosque










Le PC s'efface à Manosque sous la fenêtre à volets bleus que l'on doit à Martine Sonnet.

mercredi 1 octobre 2008

Je ne sais pas qui c'est

(ego way)













Pour présenter le livre on me demande une photo de moi. Je tente d'en faire, seule, avec un petit appareil numérique dans la salle de bain. Je ne connais rien aux lumières et le flash se déclenche tout le temps.

A la seconde, c'est évident : le visage dans la glace et celui que capte le viseur ne se ressemblent pas. Et pourtant je les ai, côte à côte dans mon champ de perception quand je photographie le miroir. Moi, je crois ressembler à ce que la glace me renvoie tandis que le visage saisi par l'appareil, visible dans ce reflet, je ne sais pas qui c'est, à qui il appartient, je ne le comprends pas : à qui ces yeux écarquillés, cette bouche tombante, ces traits qui se déforment ? Même les cheveux diffèrent, comme si on en avait coupé une partie. Est-ce simplement la crainte d'être prise en photo qui imprime sa marque (quand c'est un photographe professionnel qui oeuvre, quelqu'un que je ne connais pas mais qui lui s'y connaît, le résultat est celui du miroir – tandis qu'un proche, je lui reprocherai toujours l'image qu'il tire de moi).

J'en jette les trois quarts. Ne restent que les plus lisses, les moins dissymétriques et qu'importe ce jugement tout entier extérieur : c'est ce lisse-là qui compte, délivre. Une simple surface qui permet dans la vie de demeurer mobile (expressions et regards, sourire qui en photo refuse de venir), ne pas se poser de question sur ce qu'on peut montrer quand on sort de soi-même.

Il faut ensuite se reconstituer à partir des photographies conservées : d'instinct on plaque son visage du miroir sur les images passées du viseur à l'écran. A la fin c'est brouillé (au début ça l'était aussi).

mardi 30 septembre 2008

Entrez dans la chambre 315


quelque part en France, dans la maison d'un autre, et lisez ce texte dont voici un extrait :

"Je ne fais pas l’exercice d’imaginer quels gens là pour y vivre. Dans le fait qu’on remarque, qu’on photographie, qu’on mémorise, une très ambiguë projection : oui, soi-même sans doute qu’on vivrait là. Oui, sans doute, si on s’arrête sur celle-ci et pas sa voisine, c’est pour quelque affinité, qui nous renseigne sur nous-mêmes.

Ce n’est pas alors forcément la meilleure part de nous-mêmes qui surgit : mais elle inclut souvent des secrets : on reçoit du réel ces lieux transitionnels, pour venir s’y décrypter soi-même."

Bernard Guégan-Briaud, Chambre 315

Boulevard Barbès

Années 70, y passer à cinq ans parce qu'on habite Château Rouge et qu'il faut prendre la 2, plus pratique que la 4 pour se rendre on ne sait plus où. L'automne, l'hiver, y acheter à l'angle des marrons dans leur cornet de journal (brûlent les doigts, les salissent, c'est bon). L'été, repérer en marchant la musique pop d'une horlogerie bijouterie. Au retour, bifurquer sur la gauche, monter des escaliers, apprendre à lire.

Ce matin, y passer à dix heures pour acheter un cadeau, un deck de Yo-Gi-Yo dans sa boite de métal. Pluie fine, grand magasin désert. Pousser au Virgin à côté et là, surprise, trois exemplaires du livre écrit l'hiver dernier sur la table "livres - arts - musique".

Quel fantôme de l'enfant de cinq ans sur le boulevard Barbès ce matin ?

lundi 29 septembre 2008

Cowboy Junkies, The Trinity Session : où trouver facilement le livre à Paris ?













Si vous empruntez l'avenue Mathurin Moreau, dans le 19e (à côté du siège du PC, métro Colonel Fabien), j'espère que vous ne raterez pas la belle vitrine que Sébastien de la librairie Longtemps a concoctée, à base de CJ et de Magic... Merci encore à lui, s'il passe sur ce blog.
Et sinon, où trouver le livre ailleurs à Paris ? Comme on commence à me poser la question j'ai demandé à mon éditeur. Voici donc la liste exacte des librairies qui l'ont commandé à ce jour :

Rive droite :

Librairie Delamain, 155 rue Saint-Honoré (1er) (info de dernière minute : PdB a raflé le dernier exemplaire disponible le 30 septembre !)









L'Arbre à lettres République (33/35 boulevard du Temple, 3e arr.) et Bastille (62 rue du Faubourg Saint-Antoine, 12e),

L'Atelier 9, 59 rue des Martyrs (9è)

Libralire, 116 rue Saint-Maur (11è), dans le quartier Oberkampf









La Manoeuvre, 58 rue de la Roquette (11è)








Atout livre 203 bis avenue Daumesnil (12è)

L'Alinéa, 227 rue de Charenton (12è)









L'Humeur vagabonde, 44 rue du Poteau (18è)

Le Virgin du boulevard Barbès (au rayon livres dédiés à la musique)

Les Buveurs d’encre, 59 rue de Meaux (19e) (rencontre et lecture le 16 octobre)

La Librairie Longtemps, 22 avenue Mathurin Moreau (19e)

L'Atelier, 2 bis rue du Jourdain (20è)

Le Merle moqueur
, 51 rue de Bagnolet (20è), métro Alexandre Dumas - le rayon des livres dédiés à la musique est tout au fond.

Le Genre urbain
, 30 rue de Belleville (20è)









Rive gauche :

Compagnie, 58 rue des Ecoles (5è) (où je passais pas mal de temps à l'époque décrite dans le livre, justement)

La Hune, 170 boulevard Saint-Germain (6è)

Un regard moderne, 10 rue Gît-le-Coeur (6è)

L'Ecume des pages, 174 boulevard Saint-Germain (6è)












Le Divan, 203 rue de la Convention (15è)

Et enfin

Millepages
, 174 rue de Fontenay (Vincennes)


Il paraît que la Fnac des Halles l'aura en octobre. Pour le reste, je ne sais pas. N'hésitez pas à me le dire si vous le trouvez ailleurs, surtout en dehors de Paris bien sûr.
A bientôt,
Anne