Arras-en-Lavedan, le syndrome du caméléon, installation de Johan Parent

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mercredi 29 octobre 2008

Ecrire la ville : fenêtres en mouvement

François Bon organise actuellement avec la BNF un atelier d'écriture, Ecrire la ville, dont la première proposition s'intitule Fenêtres sur le monde. On peut trouver sur Tiers livre le détail de cette proposition qui engage les participants à évoquer cinq fenêtres différentes.









Parmi elles s'inscrit la "fenêtre en mouvement" : où l'on regarde la ville par la vitre d'un bus, d'un train, d'une voiture... Evidemment, je suis très curieuse de voir ce que cela va donner.










François Bon s'appuie en particulier sur un livre, Fenêtres sur le monde, de Raymond Bozier.









Raymond Bozier, je l'ai découvert précisément dans le métro, en levant la tête : dans ces petits rectangles réservés à la poésie au-dessus des sièges (et dont le choix des textes ne m'emballe jamais, d'habitude, il faut bien le dire), il y avait quelques lignes de lui. Il était question d'une table, d'un journal, d'une pomme : lignes qu'il a fallu, alors, d'urgence, recopier dans le carnet.

Je cherche maintenant ce carnet parmi une vingtaine d'autres. Je tombe sur ceux des Fenêtres (les miennes) et les suivants, mais aucune trace du poème de Bozier. Partie remise : je trouverai ça un autre jour (à moins que vous ne me l'envoyiez ?).









Mais dans ces minutes à feuilleter, un autre mouvement soudain : celui de l'écriture perdue, projets abandonnés ou laissés de côté, tout ce retravail qu'on ignore (j'avais même oublié que les Fenêtres, entre leur première apparition sur remue.net et leur publication par Le Mot et le reste, je les avais poursuivies, continuant d'annoter, de réécrire les mêmes, et d'autres, plusieurs années de suite). Sans compter les notes prises de la RN1 au sortir de Paris (Saint-Denis, Sarcelles, Saint-Brice), regard de qui ne conduit plus. Des mots perdus, encore, en tout cas pour l'instant.

Mouvement qui aspire, prend par l'arrière, contient.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

C'est pas mal, la N1 : ça m'a fait penser à ce roman de Balzac "un début dans le vie" je crois bien, qui commence par le départ de la poste de la rue Saint Denis pour aller à L'Isle Adam, je crois bien me souvenir (il faudrait que je le retrouve, mais c'est quand même un peu le bazar dans ma bibliothèque, là...). D'ailleurs, ou dans le même temps, je relis les Balzac du monde (ça me coûte un billet rose tous les jeudis remarque bien mais enfin...)
PdB
le bougé de l'appareil numérique est toujours super chouette je trouve

Anne a dit…

Bonsoir PdB,
Ah, je ne crois pas l'avoir lu, celui-là... (quoique L'Isle Adam chez Balzac, ça me dit quelque chose).
Moi, je suis dans Hyvernaud jusqu'au cou, n'en sors pas...
A bientôt,
Anne