Mandelieu

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samedi 11 octobre 2008

104 / cité

Je ne savais pas si c'était vraiment une bonne idée de m'y rendre, à l'inauguration du 104 : la foule, le bruit, la peur de m'attacher au lieu et d'être d'autant plus déçue, fin novembre, lorsque la réponse tombera pour la demande de résidence. Est-ce que je réussirais à deviner où nous serions installés en cas de oui ? Est-ce que je verrais ce que j'allais regretter ?

Du 104 je n'aurai rien vu.

Si ça :










(enfin appréhender les tours des Orgues autrement - leur poids, les angles, les structures salies il faudrait en parler aussi)

des fenêtres :

































sous lesquelles la foule s'amasse, cherche de la documentation, fait la queue, lève les yeux ; gens du quartier, pas du quartier.

On entre dans une salle on voit

ça :













éblouit la rétine on est trop nombreux on repart.

Au-dessus la verrière rappelle la gare du nord, nettoyée et grattée.













Mais la foule est trop dense, les salles pleines, on ne voit rien et piétine : dix minutes ça monte c'est tout près on va s'engueuler. Vite, de l'air. Il faudra y revenir un matin de grand vent, grand froid (aujourd'hui c'est l'été). L'ambiance festive, joyeuse, familiale, mélangée, de toute façon ce n'est pas là qu'elle se trouve au moment où l'on fait son tour.

Elle vous happe, elle vous choppe dès l'entrée de la Cité des sciences où l'on se rend ensuite, comme souvent se trompant : il n'y a rien pour Lire en fête ? Ah non, c'est à la Grande halle que ça se passe. Ah merde, et ici ? Ici c'est La science en fête, tout est gratuit.

(là je vous place ma poubelle en triangle, première page des Cowboy Junkies, située entre la Cité des sciences et la Grande halle de la Villette)










La Cité des sciences, entre nous on l'appelle la deuxième maison. Donc on reste, forcément. Au rez-de-chaussée, trouvé des papillons qui s'agrippent aux cheveux, au troisième la matière la plus vieille du monde (3,8 milliards d'années, une roche scintillante, pas moyen de se souvenir du nom) ; appris les aléas de la guerre de la banane à l'ombre d'une palme, dans la serre du haut...

Enfin suivi en rythme les airs des Don Fiasco qui feraient bouger les morts.

(mais non pas dit ceux du 104)

7 commentaires:

Anonyme a dit…

J'y étais j'enquêtais... les papillons étaient jolis, mais une des enquêtrices m'a dit qu'elle en avait vu beaucoup de morts, mais est-ce que ça ne vit pas qu'une journée ? tu as bien fait d'y aller aujourd'hui (mais il y avait un truc sur les maladies rares très bien aussi) parce que demain, le dimanche, ils viennent en masse.. pas été à la grande halle alors ?
A bientôt
PdB

Anne a dit…

Non, pas eu le temps pour la Grande Halle... je voulais aller au Grand Parquet aussi, après la rue d'Aubervilliers, mais entre le 104 et la cité des sciences, pas pu le caser : quel boulot, le 19e arrondissement !
Il y avait un petit qui courait après un papillon pour l'attraper, les parents laissaient faire et moi je m'inquiétais pour le papillon, en effet !
Tu enquêtes aussi demain ? Possible qu'on y retourne en fin d'après-midi...

Anonyme a dit…

oui, on se verra peut-être, mais en fin d'après midi, je n'ai qu'une seule et unique envie : m'en aller loin du bruit, de la fureur des animations et des sourires des visiteurs... à bientôt
P

pensées classées a dit…

J'y suis allé dimanche soir et j'ai trouvé porte close avec grilles et cadenas. Mais je reste impressionné par cette vision nocturne et éclairée du site désert. Merci pour la visite jeudi, c'était chouette de se parler un peu.

Anne a dit…

Les lieux sont magnifiques, c'est vrai (mais je dois préférer ne pas trop y penser, sans doute!).
Et la rencontre de jeudi, oui, c'était bien, ce temps pour parler (j'ai aussi eu une idée pour une éventuelle lecture, il faudra qu'on en reparle !)
A bientôt,
Anne

pensées classées a dit…

Ah mais oui, on en reparle alors!

Anne a dit…

Quand tu veux, François, pour en reparler, l'idée est en train de faire son chemin...