Gary Winogrand, 1954

Gary Winogrand, 1954

mercredi 19 mars 2014

Journal du Blanc #12

Aujourd'hui, avant, après l'animation d'un atelier sur Street view (direction l'Irlande), je pensais à mon usage de la photographie, qui a un peu évolué ces derniers temps.
(ci-dessous, le jardin à la fenêtre, par temps de brume, ce matin)































Je ne poste plus ici, ces derniers temps, que des photos prises à l'ipad alors que je continue à en faire d'autres, que je ne montre pas - parfois elles sont presque doubles. Pourquoi ? Pour des raisons pratiques (celles de l'ipad sont plus légères, prennent moins de temps à charger, ce qui n'est pas rien), mais pas seulement. Ce que je cadre avec l'appareil-photo est en train de devenir ce que je cache, ne montre pas, montrerai plus tard, peut-être, en projection ou dans un livre, ou pas ; me servira en attendant de point d'impact, d'impulsion, de mémoire secrète, je ne sais quoi encore.


















Ce que je montre ici souvent je l'ai déjà montré ailleurs, dans la journée, sur les réseaux (généralement en variant la légende d'une application à l'autre, mais pas toujours). Certains ne verront alors qu'une image, sur Twitter, Facebook, Instagram, ne passeront jamais sur ces pages. 
Ces photos de l'ipad signent une présence de quelques secondes en ligne ; restent visibles un peu plus longtemps sur le blog (ce que j'imagine en tout cas). Sur les réseaux elles deviennent, comme pour beaucoup d'autres, une sorte de feuilleton (là où je me promène). Ici le jour et la géométrie s'en mêlent (un peu).
Certains jouent avec ce contraste, ce décalage, cette fuite du temps.














(à l'instant, le même arbre que ce matin)

*

Ainsi, ailleurs qu'ici et ici même, demeurés invisibles, je collecte pour aujourd'hui : 
- la montée au lycée et ses fenêtres rondes (photos prises sur le trajet)
- la future couverture, rectangle blanc et rose, d'un livre auquel j'ai participé et qui paraîtra le mois prochain (photo trouvée sur Facebook, disparue depuis)
- les trois rectangles du logis (salle de bain, cuisine, chambre) que j'arpente régulièrement

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