Arras-en-Lavedan, le syndrome du caméléon, installation de Johan Parent

Arras-en-Lavedan, le syndrome du caméléon, installation de Johan Parent

mardi 21 juillet 2009

crossroads/8

(petit rappel : les crossroads, ici, c'est ça)

Aujourd'hui est un jour, qui, je l'espère, va tracer la route des mois à venir : car si je sais déjà que Dita Kepler poursuivra son chemin à la Bellevilloise (laquelle va m'accueillir pour une résidence d'écriture), je ne sais encore ni pour combien de temps, ni à partir de quand, et le suspense commence à devenir un peu difficile à supporter. J'attends un coup de fil, j'attends, j'attends. La lettre qui le dit est arrivée mais elle se trouve sur un bureau auquel je n'ai pas accès. J'aurais voulu tout annoncer ensemble, la résidence et ses détails, mais décidément c'est trop long... Pas trop envie de parler de la B. encore (je crois que c'est comme ça que je vais l'appeler), par superstition sans doute, mais l'enthousiasme y est, c'est certain.
Tout est en suspens, aujourd'hui. Demain devrait se mettre en route la traduction en italien de Fenêtres. Aujourd'hui il faudrait que je répondre à une invitation à parler de Cowboy Junkies en septembre ; au lieu de ça, je trouve à la cave un petit carnet de 89 qui cite simplement la cassette (cassette bien : Cowboy Junkies) dans une liste évocatrice à qui connaît la fin de mon livre. Et sans cesse, je pense aux autres textes. Franck, d'abord, récemment lu par une amie d'amie, qui m'en a parlé comme tout le monde, j'imagine, rêve d'entendre parler de son manuscrit.
Par ailleurs, il a fallu, il y a peu, renouveler la protection de ce dernier à la sgdl pour un an. Au lieu de me saper le moral la nouvelle m'a plutôt réjouie : après tout, je peux continuer à faire ce que je veux de ce texte, il reste en ma possession. Et justement, une idée m'est venue, extension numérique que j'ai très envie de mettre en place. A suivre...
Quant aux Décors, j'attends la réponse de la B. sur le nombre de mois de résidence pour avancer mais je pense déjà tenter de poursuivre mon objectif de départ : écrire les trois en même temps. Je sais pourtant que Dita Kepler, le troisième, a déjà pris du retard. Tant pis. La résidence mange du temps, de l'énergie, déroute. Le 104 me l'aura appris.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Toi non (on sait...), mais elles, dans la photo, là, on se demande bien ce qu'elles sont en train d'attendre non ? J'ai bien regardé et j'ai bien l'impression qu'il s'agit de pilotes (essai ? guerre ?) avec ces combinaisons et les casques qui traînent sur la table, en cuir mou, tu sais, et les lunettes aviateur, mais coiffées et studieuses (le regard de celle du premier plan qui se tient les tempes...) pas prolos(le petit foulard clair noué au cou de la blonde, derrière), les chaussures aussi, en vrai ni salies par l'industrie hein... ces photos moi j'adore...
Patience...

Anne a dit…

oui, c'est ça, des militaires, les filles ; mais c'est la diversité de leurs positions qui m'a plu : impression d'être à leur place, de lire, de se contorsionner et de se prendre la tête en même temps !