cité des sciences

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jeudi 31 juillet 2008

du bleu

Merci à KMS, qui a tenu sa promesse : m'envoyer quelques fenêtres de Bretagne, entre bleu et pierre. On s'éloigne de la ligne 2, on y revient, on en repart : dans le netvibes du Tiers livre (merci aussi à fb de l'y avoir inscrit), mon blog est maintenant sous l'onglet vue sur monde...














mercredi 30 juillet 2008

hop, à la mer

Découvert (après tout le monde, peut-être) ce dictionnaire de langue française de David Farreny qui "pour chaque mot, donne une définition trouvée dans un autre livre" car, explique son auteur, "si définir une chose équivaut à la circonscrire, alors un mot n’est jamais mieux cerné que par son texte. Peut-être même existe-t-il un texte optimal pour chaque mot ; une forme dans laquelle il trouve son fond".

Par exemple, brumes est pour Nicolas Bouvier, chambre pour Henri Michaux, prière pour Lautréamont, arsouilles pour Violette Leduc, mais pour François Bon, capter pour Marie N'Diaye, presque pour Georges Perec (et c'est Un homme qui dort).

On peut cliquer sur les mille entrées, mais également sur les noms d'auteurs, et découvrir ainsi que si Michaux prend ses aises sur seize pages, Perec n'a, lui, que deux entrées... Comment rétablir l'équilibre ? Facile : il suffit de contribuer en envoyant ses citations d'auteur. Personnellement, je trouve que ça manque de femmes, dans ce dictionnaire, et si j'ai le temps avant de partir (à la mer, bien sûr : le créateur du site m'a attribué balnéaire, et ça me convient très bien) je lui proposerai d'autres extraits de textes de Violette Leduc, et des citations de Joyce Mansour, Nathalie Sarraute, Ella Maillart...

Dernière chose : si l'on se fie à la page d'accueil de son site, cet homme a l'air d'aimer les fenêtres.

lundi 28 juillet 2008

Dans la marge, Paris, 2001

"Je vais me foutre en l'air, moi et mon fils", murmure-t-elle tandis que nous nous croisons. Nous nous retournons symétriquement, bifurquant chacune.

(à la fin des notes retrouvées pour les Fenêtres, document word, et c'est sans doute ce passage-là seul qui compte)

dimanche 27 juillet 2008

traverses





































Lyon, juillet 2008, de la gare du même nom aux traboules de Saint-Jean

lundi 21 juillet 2008

il était temps

C'est seulement maintenant que je m'en rends compte : la ligne 2 a un blog, tenu par une conductrice partie évidemment en vacances ce mois-ci. Pas grave : dans les archives on trouve des photos de Spragues fantomatiques, de lampes derrière des grilles auxquelles nous n'avons pas accès, ou encore :



(et merci à "pousse manette" d'avoir mis mon blog dans ses liens)

vendredi 18 juillet 2008

Cowboy Junkies, The Trinity Session













Voilà donc à quoi va ressembler la couverture de mon livre, à paraître le 24 septembre prochain dans la collection Solo. A failli être grise, vert anis, orange clair... J'avais demandé s'il était possible d'obtenir une sorte de rouge brique, mais c'était déjà pris.
Le Mot et le reste a par ailleurs mis en ligne une présentation de mon livre ici. Les extraits retenus ne sont pas forcément représentatifs du texte dans son ensemble mais je comprends pourquoi ils les ont choisis : s'inscrire tout de suite dans une époque (1989), planter le décor...
Album culte que j'avais, ai toujours, en cassette. C'est précisément cette cassette qui se trouve reproduite ici, scannée et transformée.

Quant à la pochette du disque, la voici :












et pour le plaisir, à nouveau :


Découvrez Cowboy Junkies!



Découvrez Cowboy Junkies!


hypnose de l'escalier

celui de Stalingrad, qui mène de la ligne 2 (aérienne) à la ligne 7 (souterraine)

































































































































































































jeudi 17 juillet 2008

Beaufortin, juillet 2007

























des Alpes, envoyées par Lydie
(celles-là me font particulièrement rêver)

mercredi 16 juillet 2008

mais en réalité

"Dans la rue, dans ta rue, dans la rue de tes représentations, de tes pensées à la volée (pensées : décharges d'humeurs), dans la rue, sans pouvoir sortir, te croyant arrêté, assis, ou étendu, immobile, te croyant dans une habitation, dans un refuge mais en réalité dans la rue, dans la rue depuis ton premier cri de nouveau-né découvrant ceci et cela, l'air, les pays et les langues et les personnes, recevant de tout, broyant n'importe quoi, faiseur d'inutile, voyant grand, agissant petit, faisant ménage hâtif avec ce qui se présente, concevant mal, croyant t'arrêter, te reposer, te terrer, mais toujours poussé en avant, avec l'Histoire, avec leurs histoires, dans la rue qui croise les leurs, qui en a croisé quantité, dans ta rue toujours, Ah c'est fini : ta rue ne va pas plus loin."

Henri Michaux, Poteaux d'angle.

(fin du suspense : l'étagère est rangée, on peut lire)

penchée

C'est simplement l'histoire d'une étagère qui penche dans le couloir. Elle n'est pas la seule : ça penche aussi dans le salon, dans la chambre, trop de livres. Mais c'est à celle-là qu'on s'attaque, là, devant vous, ce matin. Quelqu'un, au passage, a osé énoncé l'idée : et si tu la retournais ? L'idée, on l'avait eue, mais tue. Maintenant, on est encouragé : allons-y.

Il n'y a pas grand chose à vider : le plus gros est déjà entassé par terre depuis quelques semaines (ou mois ?). Première chose à retirer : les livres de critique littéraire, en haut à droite. Achetés à l'époque des études de lettres, pour certains lus et relus (pas pour d'autres). Qu'en faire ? Que faire, surtout, des ouvrages de stylistique, que personne dans cet appartement n'ouvrira plus jamais, c'est certain ? (ou alors mon fils, dans dix ans , dans quinze ans ?) Pff. Couper France Culture, en avant pour Nick Cave (Abattoir blues), histoire d'impulser le tri. Virés : un livre pour réussir le Capes (ah ah), un tout petit bouquin merdique sur les différents courants de la critique universitaire (mais j'en ai d'autres en stock). Ca fait peu.

Deuxième étage : les DVD. Oui, je sais, c'est n'importe quoi cet ordre. Qui a dit qu'il y avait un ordre, sur l'étagère ? DVD pour enfants, pas pour enfants, disques sans jaquettes, et jaquettes sans disques qui cachent... d'autres livres, dont des guides touristiques du temps où je travaillais pour une certaine maison d'édition. Je m'apprête à les jeter quand, que vois-je ? Un guide bleu de Marseille. Bon, ça se garde, ça.

Débats internes :
- tu ne vas quand même pas garder le guide de la pige 2001 ?
- euh...
- et ça c'est quoi ? Ah, il était là, le code typo ! Et le dictionnaire de la bêtise ! Bon, et si je relisais l'article sur les excentriques anglais ?
- tu as vu la masse de livres, sur le lit ?
- mmm
- enlève au moins les livres dont tu as honte. Imagine un écrivain dont tu admires l'oeuvre et qui entre chez toi. Il longe le couloir : qu'est-ce qu'il faudrait planquer ?
- puéril : tu ne m'auras pas à l'intimidation.

Ah, horreur, des livres édités à la demande qui n'ont pas du tout le niveau de publie.net. Sachant que je suis quasi incapable de mettre un livre à la poubelle et que je n'aime pas non plus donner de mauvais livres, même à des inconnus, le problème reste entier. Il y en a (livres honorables) que je vais disséminer dans la ville, au lavomatic, etc. Ca, c'est facile. Mais ceux-là ? Encore le livre sur le poker, il peut sans doute intéresser quelqu'un... Mais ça ? Et ça ? Beuh...

(le portable penche lui aussi, en équilibre sur les épreuves des Cowboy Junkies, dont la couverture est fixée, désormais)

Dans la masse, je retrouve deux romans de Michel Tournier que je n'ai lus ni l'un ni l'autre. Le week-end dernier, j'ai repris des passages de Tumulte, dont celui dans lequel François Bon raconte l'attitude du "grand auteur" quand il s'agit d'attendre un avion ou de (ne pas) payer un taxi. Ca m'avait mise hors de moi. Etouffer Tournier sous la pile.

Reprise du dialogue interne :

- tu ne vas pas garder ton dictionnaire de grec ancien ? Ni cette méthode de latin ? Ni ces livres d'ancien français ? Tu étais nulle !
- va mourir.

Tiens, le DVD des Misfits, qui m'a accompagné pendant l'écriture du livre sur les CJ.

Et maintenant, passons au raz du sol : les vinyles. Là, jubilation : je retrouve l'un de mes deux disques de Birthday Party, le premier groupe de Nick Cave. Ce que j'écoutais à l'époque de The Trinity Session. Ô joie. Les autres disques, allez, dans la salle de bain. Tiens, il est midi.

Autres éléments retrouvés : ampoules, pièces, billes, chaussette d'enfant, cartes Pokemon, chapeaux (deux), abat-jour (six), pages de manuscrit, cadeau naissance (jamais offert : le bébé a grandi trop vite). Et encore un Libé de 2004, avec Juppé en une (ça date, hein !). Plus une bouteille d'Orangina vide (c'est un cadeau), une histoire de Toto recopiée.

Bon, allez, on retourne l'étagère.

Suspense.


(écrit, donc, pendant que ça penche)

mardi 15 juillet 2008

on m'envoie des pierres

mais c'est pour la bonne cause : façades de pierres pour fenêtres d'ailleurs













































de haut en bas : la Grèce (Orsalia), la baie de Cervione en Corse (Pierre Ménard), la Corrèze (Alain Pierrot) et Beaufortin (une lectrice de mon livre, mais je ne sais pas qui...)

lundi 14 juillet 2008

à l'heure avancée du Pacifique

Bonjour à tous,

Puisqu'il n'y a plus de spam dans les commentaires, je désactive leur modération. Par contre, ils demeurent à l'heure avancée du Pacifique (une idée de Blogger), parce que ça m'amuse. Quant à la fenêtre "nuit sexy" qui s'ouvre parfois avec autorité, désolée, je n'y peux rien !

14 juillet : me sens comme ce chien un jour de mariage (photo d'Orsalia, en Grèce).




samedi 12 juillet 2008

en miroir













fenêtre de KMS en attendant la Bretagne

jeudi 10 juillet 2008

toujours sur la ligne





































(photos toujours cliquables)


(comment ça, ceux qui écrivent sont légèrement obsessionnels ?)

mercredi 9 juillet 2008

j'aime aussi quand c'est faux

en Normandie










une fenêtre de Martine Sonnet.

Elle pensait photographier le bouquet, dit-elle ; moi, ce que j'aime voir par la fenêtre, chez les gens, ce sont les cafetières, ça tombe bien...

lundi 7 juillet 2008

crossroads/2

passé le week-end à relire et à corriger une nième fois ce dernier livre : il n'y a presque plus rien qui bouge. Etapes suivantes : l'enregistrer entièrement à voix haute (300 pages) ; le lire à une ou deux personnes, au téléphone ou de vive voix ; dire son titre, enfin.

'til I'm dead (Cowboy junkies : the Trinity session) épreuves en lecture chez quelques uns ; corrections à transmettre ; essais de couverture chez l'éditeur.

le petit nouveau : a priori, une distraction par rapport à ces deux qui fonctionnent ensemble. Mais on ne peut pas savoir. Encore trop léger pour s'en occuper vraiment, sans doute.

En attendant, je visite les univers netvibes des autres : vertigineux. Déjà que j'ai des centaines de livres empilés devant moi, au pied du lit, après décès des étagères, qui attendent d'être lus ou relus...

et Venise













Cette fois c'est Alain Pierrot qui m'envoie ses fenêtres de Venise.