Gary Winogrand, 1954

Gary Winogrand, 1954

mardi 14 octobre 2014

entre

Entre deux livres, donc, celui qui sort en numérique, celui ne paraît pas encore mais très bientôt (neuf jours),
entre Marseille et Nantes, la villa La Marelle et le château de la Sénaigerie,
entre la ville et le lac, l'anamorphose et la scission (états divers de Dita Kepler),
entre le voyage virtuel par Street view (Laisse venir) et dans les airs (Ile ronde),
entre les deux il y a encore la rue Daguerre qui serpente (pourtant droite), Londres en début d'année (peut-être peut-être pas) et l'éternelle question comment gagner sa vie trouver l'équilibre mystère.
La sortie d'un livre c'est toujours des vertiges.



















Je me disais en travaillant pour la lecture à la Montagne que Laisse venir et Des Oloé avaient des points communs : ces vertiges-là y sont. On m'a fait remarquer après la lecture à Bouaye (Ile ronde) que décidément j'aimais bien les géants, les avions et les faire parler : oui. Entre tout cela il y a ce que raconte Décor Daguerre. Un instinct me pousse à croire que le point de jonction est là, mais il me faut du temps pour le comprendre, l'expliquer : je ne saurais en dire davantage pour l'instant.

Sans doute est-ce à cet endroit, là, précisément, que s'en vient jouer la publication - je veux parler de ce que ça transforme en soi, dans le texte et d'un texte à l'autre. Ce sont trois choses différentes mais soudées : une publication modifie quelque chose à l'existence, bien sûr, ne serait-ce que par les rencontres, les déplacements qu'elle provoque (par publication, alors, j'entends aussi celle sur blog. Et je m'en vais à l'instant cliquer sur "Publier", bouton orange et blanc). Elle change évidemment le texte, même à peine, que ce soit avant (les corrections, les remarques des éditeurs) ou après (je me souviens de qui avait vu dans Fenêtres une fenêtre qui n'y était pas). Quand on en est à plusieurs livres, voilà que ceux d'avant se retrouvent modifiés par celui qui les suit (je vais mettre des géants et des avions partout, maintenant ?).



















Quelque chose me pousse à croire que ce qui lie l'appel du vide à l'envol, le silence au bruit, la forêt à la ville, le souvenir au rêve, etc, toutes choses présentes dans mes derniers livres, se trouve dans Décor Daguerre, oui.
Peut-être est-ce simplement parce qu'il est inédit ?

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