Gary Winogrand, 1954

Gary Winogrand, 1954

vendredi 24 mai 2013

Crossroads / 22















Rubrique trimestrielle que celle des croisements, il semblerait... Et un vélo posé devant la fenêtre d'Agnès Varda pour dire l'envie de rouler plus vite rue Daguerre : si le décor s'installe dans ma tête, il faudrait quand même que le texte avance à meilleure allure, me dis-je, comptant sur mon départ lundi prochain vers le lac de Grand-Lieu pour faire aller à même vitesse Décor Daguerre et Dita Kepler pendant deux semaines. Dita, tout comme moi, va en effet se mettre au vert (campagne, village, château, bois, bords de l'eau, avec quelques virées à Nantes, tout de même), on verra ce qu'il en sortira... 

Comme elle a le don d'ubiquité, on devrait également retrouver Dita Kepler sur remue.net à partir de mardi, dans un journal du silence/journal de la lutte que j'ai tenu sur Twitter pendant un an et demi. Une grande partie des 400 tweets va apparaître sous une forme nouvelle. Je profite d'ailleurs de ce billet pour remercier Guénaël Boutouillet, qui a accepté le projet sur remue, et Joachim Séné, devenu, en codant, en créant cette apparition, le co-auteur du journal de DK (vous allez voir ce que vous allez voir, je vous le dis) (je parle du travail de Joachim, bien sûr !). Un texte qui, au départ, a été écrit non pas par moi, mais par Pierre Ménard (pour comprendre, attendez mardi...) et qui paraîtra quotidiennement pendant deux semaines, tandis que de mon côté, j'alternai sans doute connexion et déconnexion.

A propos de Pierre Ménard, nous avions tous deux, l'an dernier, écrit une sorte de carnet de voyage, Laisse venir, trajet virtuel Paris-Marseille dont nous avions posté des extraits ici et . Le texte semblerait en voie de publication numérique du côté de Marseille. Je donnerai des nouvelles dès que j'en saurai davantage. Quant à remue.net, la mise en ligne des textes et photos de la soirée Pecha Kucha est pour bientôt.

Dans cette rubrique crossroads, on trouve également Franck, à nouveau, dont je viens d'aller parler au collège Anne Frank de Roubaix, passant par Lille pour venir de Paris et y retourner, évoquant avec les élèves les gares du Nord, de Lille Flandres, de Lille Europe et celle de Roubaix que je connais pas, qu'ils me montreront peut-être le mois prochain...
Etrange expérience, tout comme l'a été, dans un autre genre, celle d'hier soir : j'ai découvert que le film d'Agnès Varda Lions, love (...and lies), était centré (pour moi seulement, on s'en doute) sur le jour de la naissance de Franck, le 6 juin 1968, date de l'assassinat de Robert Kennedy - ce que je savais. On voit à deux reprises, en gros plan, une feuille d'éphéméride portant cette date. L'image m'a rappelé ce que j'avais, en filigrane, fait dans mon livre : marquer la date, la disséminant un peu partout dans le texte - tout comme le nom de famille de Franck et le jour de sa mort. Choses dont on ne se rend pas compte en première lecture, je pense, mais auxquelles je tiens quand j'écris.
Dans Lions, love (... and lies), c'est très différent : on ne peut échapper au 6 juin, donné comme un jour historique ; quant à Los Angeles, ville où l'action se situe, que dire si ce n'est qu'elle est vraiment à mille lieues de Boulogne-sur-Mer, où Franck est né. Pourtant, quelque chose me pousse à en parler ici un instant. Mi-fiction, mi-documentaire, le film a été en partie tourné ce jour-là, jour dont j'ai cherché à retrouver des traces quand j'écrivais, que j'ai réinventé (mi-fiction mi-réalité, là aussi). Brusquement, le voici, ce 6 juin, sous mes yeux, à mille lieues en effet de ce qui m'occupait durant l'écriture, avec son trio de hippies qui attendent la gloire, et qu'elle tombe du ciel, dans une maison à coussins, baies vitrées, piscine...
Que faire de ça ? Rien ? Il me semble que c'est de ce genre de questions bizarres que l'écriture est faite, de temps à autres.

Ici, encore, un autre texte, Au 103 bis, dont les éditions Parigramme viennent de publier un extrait dans leur Petite anthologie du désamour. Au 103 bis est un texte corrélé à Fenêtres open space que j'ai parfois lu en public mais que je n'ai jamais terminé (j'avoue), et dont une partie se trouve dans la revue d'ici là. C'est en lisant la revue que Parigramme a découvert le texte, ce qui fait toujours plaisir...

Quant à Décor Lafayette, Alain Veinstein m'invite à venir en parler sur France Culture le 20 juin prochain. J'ai le temps d'y penser, bien sûr. 
Mais bien sûr, j'y pense déjà !

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