Arras-en-Lavedan, le syndrome du caméléon, installation de Johan Parent

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dimanche 10 février 2013

Crossroads / 21















Je tiens cette rubrique, Crossroads, depuis assez longtemps. Sans que cela soit net elle est, disons, trimestrielle. A croire qu'une fois tous les trois mois ce que j'écris se croise tant qu'il me faut y voir plus clair : je débroussaille ici, alors, directement dans l'interface. Comment retrouver le fil, cette fois ? Par livres ? Par liens ? Par lieux ? Essayons peut-être les trois...

Ainsi, il y a Fenêtres (le livre), oui, une fois de plus. Je pars jeudi à Roubaix en parler à une classe de collège qui, ensuite, va l'étudier. Joie, bien sûr, de voir le texte continuer à vivre, et curiosité de savoir ce que des élèves de quatrième y verront. Pour s'y rendre, il faut s'arrêter à Lille : première fois que je suis invitée dans le Nord, ce n'est évidemment pas anodin. Je l'ai espéré et redouté, cette invitation, quand j'écrivais FranckJ'avais plus peur encore d'aller à Nantes. Pourtant, il y a trois jours, au Lieu Unique, jamais dans mon esprit ce livre ne fut présent. Enfin, pas vraiment. La ligne quasi droite hôtel-LU, LU-hôtel, a fait court-circuit.















Il y eut également une belle bifurcation, le vendredi matin, jusqu'au lac de Grand-Lieu : l'association L'Esprit du lieu va m'accueillir fin mai pour quinze jours, et me recevra à nouveau en novembre, avec publication à la clé (différente de Décor Daguerre). Je me suis entendue dire : d'accord, il y aura un livre mi-2014. Vertige d'une commande ferme, même si, dans le cas de Cowboy Junkies, il y avait également un texte à rendre, un thème, un nombre de pages...  Et grand grand plaisir de savoir que ce sera un livre papier avec photos, et déclinaison numérique. 
Première chose que je sais de l'année 2014, aussi, tandis que 2013 s'avance.















Comment continuer ? Nous en sommes déjà à tant de fils... Fenêtres est par exemple lié à un texte inachevé, Au 103 bis, trajet perpendiculaire auquel je ne pensais plus. Mais voici qu'une maison d'édition le découvre dans la revue d'ici là, demande à en éditer un extrait pour une anthologie (le thème : Paris et le désamour). Ce qu'elle veut publier, c'est un passage dans lequel je dis du mal, en apparence, de l'avenue de Flandre, du quartier Stalingrad. Or, il s'agit précisément d'une tentative de réconciliation avec le lieu, non d'une dénonciation, d'un dégoût (voyez comme c'est moche chez les pauvres), ce qu'on ne perçoit pas dans l'extrait. J'ai donné mon accord, sous réserve que le mot réconciliation soit présent. 

La place de la Bataille de Stalingrad est également présente dans Décor Lafayette, c'est même le point de départ du véritable trajet du livre. DL, donc, enfin sorti en librairie, et dont je vais aller parler à France Culture mardi (dans Le Carnet d'or, émission diffusée samedi, si j'ai bien suivi). Pas sûre d'être très brillante (en sous-régime en ce moment), ce qui n'est pas le cas de Claro, qui a mixé "ma" place avec celle de Butor, excusez du peu, parce qu'il nous lisait en même temps. Son texte est d'une justesse... Vraiment, merci à lui. Il avait d'ailleurs déjà mentionné mon livre une première fois, parmi les parutions de janvier : c'est ici
Merci également à la revue d'ici là et à Joachim Séné pour leurs présentations de DL - dans ce dernier cas, me voilà nantie de 2m20 potentiels, métamorphose inespérée !















Stalingrad, la rue Lafayette : on les retrouvera lors de la première soirée liée à ma résidence au centre Cerise, rue Mortorgueil, à Paris. Le 6 mars, en effet, à 20h30, nous ferons, Jean-Marc Montera et moi, une lecture musicale de Décor Lafayette. Il s'agit d'une lecture semblable à celle effectuée à Marseille en fin d'année dernière au théâtre Les Bancs publics. Attention : pour des raisons liées à l'acoustique de Cerise, elle aura lieu au théâtre Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan, dans le 2e (métro Sentier).

Mais c'est bien à Cerise, par contre, au café Reflets, que la soirée suivante a été programmée, le 21 mars. Il s'agira d'un Pecha Kucha sur le thème du terrain de jeu (à écrire également, si l'on veut, sans le u), pour lequel j'ai invité (attention, en ordre ordre alphabétique et roulements de tambours) : Emmanuel Delabranche, Olivier Hodasava, Juliette Mezenc, Cécile Portier et Mathilde Roux. Pas question de faire autre chose ce soir-là que de venir les écouter ! 
A savoir : toutes ces informations liées à ma résidence sont également accessibles sur remue.net dans une rubrique dédiée, dont voici le lien.















Puisque les choses se croisent, il ne faudrait pas oublier de dire que c'est à Cerise, dans une salle verte (renommée chambre verte, comme il y eut le magafiction), que j'entame maintenant la rédaction de mon Décor Daguerre. Possible que le traversent le quartier des Halles, et encore Montreuil, Epinay, Tremblay, ces trois classes trois villes que je continue de rencontrer, même si ce n'est pas toujours simple. Je ne sais pas encore... 
Chambre verte en sous-sol, oloé de fin de semaine au calme tandis que les Halles s'agitent.















Enfin, à propos d'Oloé, ça y est, le texte est en train d'être traduit en espagnol par les éditions Le Bateau. Il paraîtra, sans les photos mais avec dessins, en version papier, en septembre ou octobre prochain. Le Bateau a traduit et réuni il y a peu, sous le titre Todo esta perdido, les textes d'auteurs qui me sont chers : Emmanuel Delabranche, Christophe Grossi, Christine Jeanney et Joachim Séné. Les deux premiers seront à Barcelone vendredi pour présenter leur travail : bon voyage, bon séjour à eux... Et puisque l'on évoque la traduction, j'ajoute que ce que je lis en ce moment, chaque jour, se nomme Le journal de bord des Vagues : quand Christine Jeanney s'attaque à Virginia Woolf, on peut en suivre l'écume, l'écho. Feuilleton qui me procure, vraiment, un très grand plaisir.

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Photos : Lieu Unique Nantes, lac de Grand-Lieu, place Stalingrad, centre Cerise, centre Cerise, mer de Wimereux.
Pour trouver le site lié à chacun de mes livres, il suffit de cliquer sur les couvertures situées à droite.

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