presqu'île de Giens

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jeudi 29 mars 2012

dans le décor, sur la route















Fin, expédition, course, hop, sortie de route, envoi, arborescence et ramifications, virages, puis, tracer droit, c'est la rue qui nous tient, de la bifurcation il est beaucoup question. S'extraire, gravir, faire place nette, nettoyer le chantier, attendre sur la butte, attendre, mauvais signe. 

Pendant l'attente, penser à autre chose qui déjà se construit. 

Attendre et voilà, hop, sortie du décor, finalement c'est non, ton décor c'est non il ne fait pas histoire, le décor dans le décor et soi penser que si, et voir bien comment, et pourquoi, et jusqu'où. Et ne pas faire d'histoire mais l'englober toujours et regarder devant. 

Voici par exemple un poème pour la route, pour enfants, retrouvé à l'instant, où un enfant assis à l'arrière d'une voiture disait : 

Trouvé des traces de pas dans la neige sur les toits (si) / un hibiscus ou deux / une pente / une feuille (j’ai pensé au Japon que je ne connais pas) / sur la pente une ardoise / sur la feuille une guêpe (pourtant c’était l’hiver) / sur l’ardoise une plume / la guêpe était partie / j’ai regardé le ciel / les cheminées les toits (la guêpe n’y était pas) / j’ai compté les enseignes / les antennes les plaques / j’ai lu tous les slogans / les panneaux de sortie / j’ai tout trouvé, promis / mais tout m’a échappé / tout m’a glissé des doigts

ceci n'a rien à voir avec cela
pas plus que l'absence de banc à Colonel Fabien photographiée ci-dessus

2 commentaires:

Anonyme a dit…

t'as raison, regarde devant, allez... (c'est marrant, j'étais en train aussi de mettre en ligne un billet...) (il est bien son poème au môme) (bien bien même)

Anne a dit…

merci pour le poème
un truc refusé, ça aussi (et on s'en fout, en avant, go, je sais que c'est ça que tu vas me dire !)