presqu'île de Giens

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vendredi 23 avril 2010

oloé 7 : lire et écrire à la bibliothèque ?

Où Lire Où Ecrire sont des questions que je me pose vraiment, concrètement, chaque jour, d'où cette idée proposée à mélico d'un texte par mois sur ce thème.

Il y a eu d'abord une chaise table cachée dans un jardin éphémère. Puis un banc près des groseilliers et une chaise longue en terrasse (c'était l'été). Ensuite un bureau-loge avec vue sur Paris dans lequel les banquettes, les chaises de théâtre apparaissaient mystérieusement. Puis ce que l'on croise quand on part une journée écrire dans une autre ville que la sienne : banc mouillé, salle de café qui ressemble au bureau de Marlowe. Enfin la scène sur laquelle on se trouve lorsqu'on lit son texte en public.

Cette fois, il s'agit d'aller voir s'il est possible d'écrire, tout près de chez soi, dans un lieu prévu pour. Pas toujours évident...










Merci une fois de plus à l'équipe de mélico pour le soutien, l'écoute et la mise en ligne.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

c'est un oloé qui est bien, je trouve, mais le plan c'est que- aussi- les bibliothèques -ces lieux qui sont aussi assaillis par l'ignoble anti-culture de ce gouvernement (pour "anti" on regarde le ministre d'icelle et on a compris)- ces lieux donc doivent être aussi défendus (ce qui n'en évince certainement pas la critique, et c'est tant mieux que mélico soit dans cette direction) : nous avons à être exigeants, nous devons avoir de l'ambition pour ces lieux-là, pour la faculté que nous voulons donner à ces pauses : c'est pourquoi cet oloé est bien, et c'est pourquoi, moi comme les autres, nous le défendons. Avec toi, Anne
PCH

Anne a dit…

Merci, Piero.
Les bibliothèques sont des lieux très importants pour moi, l'ont été particulièrement pendant l'enfance (voir la fin de mon texte "Centre du monde"). Je passe à la mienne une ou deux fois par semaine. C'est pourquoi je me permets ces critiques : si ça devient un lieu de consommation, un alibi, une vitrine, merci bien.
En même temps, je sais la grande chance de vivre à Paris, pour cela : une inscription gratuite plus tard, on peut emprunter vingt documents. La question n'est pas celle de l'accès à la culture, que permettent les bibliothèques et pour lequel il faut se battre, bien sûr. Elle est dans ce calme, ce silence inatteignables. En ville, le silence, c'est pour l'élite : pour moi, c'est clairement ça (et voilà, je m'énerve, c'est reparti!).