Gary Winogrand, 1954

Gary Winogrand, 1954

samedi 1 novembre 2014

LVIR #5

Au 1er novembre, Ile ronde, en service de presse ou non, semble être arrivé chez certains par la poste à la vitesse de la lumière. Quelques uns m'écrivent pour m'en faire part. La sortie d'un livre, c'est toujours l'occasion de reprendre contact, de prolonger, d'espérer des rebonds...
(de Laisse venir je parlerai une autre fois)
Ainsi, accompagné de Décor Lafayette, se trouve-t-il désormais chez Maria, à Bratislava - et ce pour un prix défiant toute concurrence, puisque sur les conseils d'un facteur j'ai utilisé un tarif "livres et documents" qui a fonctionné (1,50 euro environ). La mention ne figurant pas sur le timbre, je l'ai ajoutée en dessous au stylo (toujours sur ses conseils) et hop, tout le monde en Slovaquie !














Chez d'autres, le voilà bien accompagné.

Et il y a encore la châtelaine de la Sénaigerie, qui m'envoie un petit mot ce matin pour dire qu'elle l'a aimé, ce qui me fait particulièrement plaisir (je ne peux m'empêcher d'imaginer alors un exemplaire traînant quelque part dans la salle du bas, là où les clients prennent le petit-déjeuner...).
Sans oublier le premier article, qui paraîtra le 7 dans la revue Place Publique et propose la plus belle coquille qui soit (on sent que le rédacteur, dont je ne connais que les initiales, T.G, aime la lettre a) :

L’association L’Esprit du lieu accueille des écrivains en résidence d’auteur. Anne Savelli, qui a notamment publié Franck (Stock) et Décor Lafayette (Inculte), a séjourné à Bouaye, au château de la Sénaigerie, à deux pas du lac de Grandlieu, comme l’avait fait, il y a peu, Sylvain Coher, à Saint-Lumine-de-Coutais. Chacune de ses haltes a donné naissance à un mince volume qui répond au même cahier des charges, ainsi énoncé par Anne Savelli :
« Ce lac il faudrait en parler. Ce n’est pas n’importe qui non plus. Ce lac, qui en parle le mieux ? Les pêcheurs, les chasseurs, les écologistes ? Les pilotes d’avion, les guides touristiques, les habitants, les poissons, les oiseaux ? Les microparticules ? Faut-il le voir de haut ? L’approcher par les champs ? Faut-il y mettre la main, le pied ? En fendre la surface en canot à moteur ? »
Anna Savelli a choisi l’approche aérienne. Non seulement parce qu’elle met en scène Data Kepler, un personnage du jeu en ligne Second Life, l’avatar de l’écrivain en somme, un être virtuel qui survole les côtes avant de tomber à Grandlieu. Mais aussi parce que, selon l’antique tradition des quatre éléments, son récit est tout entier habité par l’air, tandis que celui de Sylvain Coher nous attirait au pays des eaux dormantes, dans un « entre-deux d’eau et de terre ». Question de tempérament. À vrai dire, ce point de vue d’en haut est celui de bien des Nantais quand leur avion décolle de l’aéroport tout proche. Ceux d’entre eux qui auront lu Anne Savelli s’offriront à travers le hublot une vision renouvelée : « D’ici le lac s’épanouit, papillonne, ouvre deux ailes autour d’un corps très mince, canal qui serpente comme une colonne de fumée. Se rétracte, se contracte, en hiver, en été. Joue des couleurs et de son miroitement. » Les livres sont aussi faits pour laver notre regard.

Anna, j'y avais déjà eu droit, je crois. Mais Data Kepler, pour un avatar, c'est beau !

Livres arrivés par la poste, disions-nous... Et en librairie ? Apparemment, c'est un peu long quand on le commande, et je n'ai pas encore la liste des lieux où l'on peut le trouver. Par contre, il est possible, me dit mon éditeur, de l'acheter sur le site de joca seria en suivant ce lien. Toute commande effectuée avant 16h est expédiée le jour même et sans frais de port, me prie-t-il de préciser. Voilà qui est fait.

(ce post a l'esprit pratique, n'est-ce pas ?!)

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