Mandelieu

Mandelieu

lundi 9 juillet 2007

Dans la marge : 1998

Palais de la Découverte, exposition sur les cinq sens. Dernier jour, foule monstre, on en ressort de nuit. Dernier jour c’est-à-dire : plus rien à goûter, plus rien sur le goût. Retenu, au passage : les taureaux ne voient pas le bleu ; au Japon, l’important dans la perception des couleurs, c’est de distinguer mat et brillant ; en Afrique, les bruns sont perçus différemment par les hommes et les femmes dans certains endroits. Et ici ? Dans les dédales de l’expo ? Le long d’un tunnel, d’un couloir, toucher au mur des fourrures par dizaines, carrés juxtaposés à notre hauteur de main. Et chacune plus douce que la précédente, la suivante toujours d’une finesse, d’un grain, d’une précision qui semblaient impensables la seconde d’avant. Touché le cuir des sous-main. Senti l’odeur du Nescafé dans les bruits de vaisselle, d’oiseaux, de rires d’enfants. Au retour, dans le métro un sifflement pointu, vrombissement qui s’aiguise avec la vitesse, ternit dans le ralentissement.

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