l'horloge de la gare de Chartres

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lundi 11 février 2008

L'immeuble aux fenêtres murées















Je viens de retrouver cette photo prise l'été dernier. Depuis, l'immeuble a sauté, il n'en reste rien. C'est donc celui dont je parle au début et à la fin du livre : la fenêtre murée, puis "démurée" (dont une brique avait été enlevée, sans doute pour pouvoir respirer et laisser passer un petit carré de lumière, avant que du contreplaqué ne la recouvre) est au dernier étage, derrière le balcon où des jouets pour enfants, puis des sacs de ciment, s'entassaient à l'époque.

Photo prise dans le métro, vite fait, en passant.

vendredi 11 janvier 2008

A holy ghost building




















Voilà ce qui restait il y a quelques jours de "mon immeuble" de Barbès, celui des fenêtres murées.

(quant au titre, c'est juste un clin d'oeil à ceux qui savent que j'écris en ce moment sur les Cowboy junkies...)

vendredi 4 janvier 2008

Barbès, direction Dauphine

vue sur le Sacré Coeur


On ne le dirait pas, mais la petite fenêtre du haut (si c'en est une), découverte par la chute de l'immeuble à Barbès, donne droit sur le Sacré Coeur. S'imaginer là une seconde, en y plaçant une chaise.


Ce qu'il y avait derrière


Les lecteurs de mon livre se seront peut-être aperçus qu'il s'ouvre et se ferme sur les mêmes fenêtres murées. L'immeuble vient brusquement de "sauter", les gravas s'accumulent...
Avant qu'il ne reste plus rien, quelques images de ce qu'il y avait, finalement, derrière la façade...

lundi 12 novembre 2007

Autre voyage : Les Comores, Zanzibar




















A Marseille, Lire en fête m'a permis de rencontrer Salim Hatubou et Jean-Pierre Vallorani, dont le très beau livre, Comores Zanzibar, reste longtemps en tête. Salim Hatubou y part à la recherche de sa mère, qu'il a à peine connu et dont la voix se mêle à la sienne. Le photographe Jean-Pierre Vallorani accompagne ce voyage, et fait davantage que l'accompagner.



D’Ungudja, ma mère, j’entends Ba Hussein
inviter les djinns bantus de Pemba à la danse.
Il dit : Nyumba Yagwa, la maison s’est écroulée.
Ntende je we ? Que puis-je faire ?
Potea Ufunguo. La clef est perdue.
Alors, mon enfant, rebâtis la maison,
cherche la clef, ouvre, entre et installe-toi.

dimanche 11 novembre 2007

jouer au métro à domicile

(à propos du métro aérien, sur la ligne 6)

Quand le parcours se prolonge un peu, c'est le statut du passager qui change quelque peu : il supporte moins le regard des autres et ose moins les regarder ; le voyeurisme prend ses distances : parallèles à la voie, cependant, les fenêtres des immeubles au deuxième et au troisième étages sont souvent closes, et tirés les rideaux, comme si les heureux habitants de ces lieux étaient tenus de jouer au métro à domicile et de goûter toute la journée la quiétude d'une pièce capitonnée où la lumière reste allumée.

Marc Augé, Un ethnologue dans le métro, 1986.


Marc Augé aurait-il rêvé la même chose s'il avait pris la ligne 2 qui ne traverse pas, elle,
Bir-Hakeim et Passy ? J'ai dans l'idée que non...