sur le pont, près du canal

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dimanche 11 décembre 2011

Ce serait

liberté totale, pas de compte à rendre, rien 
rien à soumettre au jugement d'autrui 
ni au sien 
(surtout au sien ? c'est bien possible)
avancer sans savoir sans conscience de cette avancée si quelque chose au bout 
(qu'est-ce que c'est que cette construction passive ?) 
apparaîtra
(apparaîtra ? car c'est magique ? non)
sans savoir, donc, si l'on aura ou non fabriqué quelque chose à la fin 
à la fin 
soyons simple
ce serait bien s'en foutre 
et avancer

un lieu un temps donné et tout le reste autour

cela s'appelle Dita Kepler
c'est demain

2 commentaires:

Anonyme a dit…

chouette...!
ce qu'on aime c'est essayer de comprendre et venir voir un peu de quoi il retourne dans cet imbroglio auquel rien, jamais, ne peut mettre ordre et beauté, luxe calme et volupté; ce qu'on aime c'est lire comme dans une sorte de miroir inutile quelque chose comme une image de nous-mêmes qui ne serait que de très loin ressemblante, quelque chose qui nous indiquerait que demain oui, demain, demain...
chouette...!
et en effet, on s'en fout
et on avance
chouette...!

Anne a dit…

exactement :
demain on avance
quel que soit le temps
go !