l'horloge de la gare de Chartres

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lundi 2 juillet 2018

Semaine #26 deux sorties













Tout effort est suspect dira le médecin le vendredi. Je sais ce qu'il entend par là.
Auparavant, j'aurai abandonné pour la semaine l'idée de reprendre le train, de me rendre à une réunion, d'animer un atelier d'écriture, de répondre aux mails. J'aurai concentré toute mon attention sur une réunion du lundi matin au Terminus nord (brasserie qui est aussi un lieu d'écriture présent dans Franck) pour préparer la rentrée, puis sur l'émission de Manou Farine, Poésie et ainsi de suite, qui m'invite pour le mercredi. Si je dis non, je sais que ça me fatiguera davantage que de dire oui. Si je dis oui, je sais que toute mon énergie de la seconde partie de la semaine va se concentrer sur cette heure. Je dis oui. 
L'aiR Nu habite à dix minutes de la Maison de la radio, voilà qui tombe bien.
Rue du Ranelagh, en me rendant à France Culture, je rencontre une chanteuse rencontrée au 100, Coco, que j'aimais bien : on a juste le temps de se saluer, on est contentes. La suit quelques mètres plus loin un jeune Japonais avec un tee-shirt de Marilyn : les dieux sont avec moi, c'est sûr.
L'émission se trouve ici (je l'ai intégrée sur mon nouveau site, mais il n'est pas encore prêt). On y entend Richard Gaitet, journaliste à Nova et écrivain, qui lance le lundi suivant une marche collective et folle de 111 km sur les traces de Rimbaud. A la fin, il me propose de rejoindre l'équipée. Bien sûr, c'est un peu une blague, mais je parie qu'il aurait dit oui si j'avais dit oui. Simplement, là, tout de suite, marcher... !
Je ne suis pas allée, le 29 juin, à une autre marche où j'étais invitée, qui partait de Saint-Germain en Laye. Dommage, j'aurais vraiment aimé. Saint-Germain se reconstitue devant moi, ces jours-ci, rue par rue. C'est comme si je transportais la ville.
Quant à Volte-face : l'éditeur qui devait donner des nouvelles n'en donne pas. Evidemment, me reviennent en tête les mails sans réponse, les cafés de refus, etc. Mais, toute fatiguée que je sois, là,  je suis persuadée que j'ai raison, que j'ai eu raison d'écrire ce livre et que j'ai raison de faire ce que je fais. Que non seulement je veux qu'il soit publié, mais encore traduit, et qu'il m'emmène loin. Clin d'oeil de la marche : le jeune Japonais me le confirme.
A l'écoute de l'émission, plusieurs personnes me disent que j'ai d'être l'air sûre de ce que je raconte. C'est l'effet du burn out, peut-être. Paradoxalement, il confirme des choix.













Il y a toujours les ateliers de François Bon. Et puis j'ai repris les 36 secondes. Et Joachim Séné a lancé sur L'aiR Nu ce qu'il a appelé des beignets de lecture, chroniques courtes de livres pour l'été, auxquelles il invite à participer. D'ailleurs j'y parle un peu de Platine de Régine Detambel, et ça m'a donné une idée pour Chartres.
Quelque chose revient ?

dimanche 14 janvier 2018

Semaine #2 hommages








 
 
Si j'écris vraiment ici chaque semaine, je ne vais pas pouvoir taire très longtemps le projet qui suivra le Marilyn d'ici peu (avec St Germain déjà évoqué la semaine dernière) : une sorte de roman du bruit. Alors, premier jalon, ce passage de Faubourg Montmartre (à regarder en plein écran), film de 1931 vu à la cinémathèque il y a quelques jours, dans lequel il est question de charivari, avec Gaby Morlay et Antonin Artaud en guest star : le roi du bruit, c'est lui


Jour où l'on apprend également la mort de France Gall, dont la déclaration me renvoie à une scène de La Femme d'à côté de Truffaut à laquelle je pense chaque fois que des paroles de chanson française résonnent sans avoir été convoquées :




déclaration qui se trouve dans Décor Daguerre, comme d'autres chansons de la mi-décennie 70. Nous n'écoutions pas de variété à la maison, ce n'est donc pas de nostalgie qu'il s'agit. J'ai toujours pensé, comme Mathilde dans le film, que les chansons, bêtes ou non, peuvent exprimer une vérité inconsciente. Ce qui ne m'a pas empêché, dans Cowboy Junkies, de ne pas les traduire exprès, l'idée étant de faire apparaître, non ce qu'on cache et parle à notre place quand on se prend à le fredonner, mais des images mentales.
(Marilyn dans les Misfits, par exemple, on y revient)













A propos de Cowboy Junkies, Sébastien Rongier n'avait pas tort, l'autre soir, à la Maison de la poésie, de dire que le livre pouvait se concevoir comme un pivot. Ca m'a un peu étonnée sur le moment, mais en fait... Exit 87, la prochaine création de la compagnie Pièces détachées, part un peu, je crois bien, de sa lecture. Caroline Grosjean avait déjà utilisé le texte comme support pour un travail précédent, ex/tensions Cowboy Junkies. Je ne connaissais pas encore l'équipe, à l'époque, me souviens de l'émotion à découvrir la petite vidéo témoin...
Et donc, 2018 verra donc aussi le retour des CJ ici ou là. Caroline m'a proposé d'animer cette année des ateliers d'écriture pour les danseurs, et j'ai dit oui bien sûr. Tout ça m'a donné une idée pour écrire (ce qu'elle ne m'a pas demandé. Au lieu de l'indiquer ici de façon assez vague, il vaudrait mieux que je le note, d'ailleurs !).













 

Et quand on commence, quand on déroule un fil...  Mon  nouveau projet s'appelle Bruits, tout simplement. Un échange de mails avec Magali Albespy, la danseuse de Pièces détachées, ce lundi, à propos d'autre chose (mais allez savoir, en réalité) me permet d'aller écouter et regarder ceci (venez voir, écouter vous aussi).
Je découvre également ce même jour une vidéo sur Facebook postée par la réalisatrice Nurith Aviv (la cadreuse de Daguerréotypes !), hommage à une écrivaine que je ne connaissais pas, Ronit Matalon, laquelle parle de sa langue, l'hébreu, de manière passionnante. Son roman le plus connu ici s'appelle Le Bruit de nos pas. Voilà le premier livre que j'aurai acheté en 2018.















Le lendemain je rejoins Magali pour une séance de trois heures dans une salle de répétition. Se dessine la promesse de nouvelles explorations, de recherches, d'expérimentations régulières. Je n'en dis pas plus pour le moment mais je suis très enthousiaste, très heureuse de cette ouverture. Travailler avec des danseurs, des musiciens, des informaticiens, une céramiste, des plasticiens : quelle chance j'ai !
La journée se poursuit par la création d'une playlist bruitages / lectures pour la Nuit de la lecture de la Vallée aux Loups en partie concoctée par L'aiR Nu, le samedi 20 janvier, dont voici le programme des réjouissances. Enregistrer, bidouiller dans Audacity : j'adore ça (penser à ajouter une bonne résolution pour 2018 : se former mieux au son).
Et donc : Marilyn est dans les choux depuis plusieurs jours, mais les journées ne font que 24 heures...













et il faut établir des devis, répondre aux mails, relancer, organiser les prochains mois. C'est une bonne partie du travail, souvent la plus importante.



















Le jeudi 11 c'est la soirée à la librairie Charybde, rue de Charenton, orchestrée par Gilda Fiermonte. Je poste cette photo d'Isabelle Delatouche pour dire la grande complicité qui me lie à Gilda depuis des années, au gré de nos pérégrinations mutuelles (et merci à Isabelle pour le regard qu'elle pose sur Décor Daguerre et qu'elle m'a fait partager).
Avant la lecture, je suis invitée à passer, dans la même rue, au vernissage de l'exposition de Public averti, un collectif d'artistes créé par Laurent Herrou et Pauline Sauveur qui présente à la galerie Graphem des  photographies de Michel Barrière et Vincent Labaye jusqu'au 4 février. Je ne reste que quelques minutes, évidemment occupée de la soirée à venir et de ce que je vais y lire, mais l'accueil de Laurent et Pauline est très chaleureux, donne envie de suivre cette expérience particulière qu'est l'exposition dans son ensemble, intitulée Ce qui reste_Mitä Jää.














Le vendredi c'est la reprise des 36 secondes sur L'aiR Nu avec, bien sûr, un hommage à POL et à ses auteurs. L'après-midi je me rends à la bibliothèque Desnos, à Montreuil, qui en a fait tout autant. Nous envoyons nos voeux à Maria, à Bratislava, je découvre que "mon" sous-sol a muté, s'est doté de nombreuses cloisons puis je repars joyeuse, comme à chaque fois.




















Et l'écriture, là-dedans ? Pas d'autre écriture cette semaine que celle des mails, de cet article, de mon journal et de ce que je griffonne pendant l'atelier de la Vallée aux Loups le samedi. Pas d'autre lecture que celle des textes enregistrés pour la fameuse "nuit" à venir. J'écoute Julien Maret, dont j'aime tant Rengaine et Ameublement, sur France Culture, ainsi, grâce à un lien de Guillaume Vissac, qu'une fiction de Yoko Ogawa dont l'héroïne a des problèmes d'audition (tiens, tiens...).
Yoko Ogawa fut ma découverte de 2017, ce qui m'a conduite à écrire cet article et à enregistrer cette lecture pour L'aiR Nu, par exemple :



(penser à cet article que je veux écrire sur Ella Maillart pour Bookwitty, cet autre sur Virginia Woolf)
(lire plus, sur tout)











Enfin, le samedi soir il y a, bien sûr, l'hommage rendu à Philippe Rahmy à la Maison de la poésie, soirée orchestrée par Sébastien Rongier, magnifique d'intelligence, de coeur, d'humour, de force. Les textes de haute volée, gravité, légèreté mêlées, les photos, les voix, les propos : tout donne envie, en sortant de la salle, de courir continuer à écrire. Aussi, un très grand merci à remue.net, à tous les intervenants.
(ah, je mets ce petit lien, tiens, et cet autre)



















Sur ce, retour à vous savez qui (il paraît par ailleurs que le Général Instin a été vu avec la chevelure de Marilyn : j'attends ça de pied ferme !). La semaine prochaine, nous irons également faire un tour à Chartres, puis à la Vallée aux Loups.
Bonne semaine à tous.

*

photos : Joachim Séné pour la Nuit de la lecture à la Vallée aux Loups, Inge Morath (Marilyn qui danse), moi (le métro aérien, l'horloge), Eve Arnold (Marilyn endormie), Isabelle Delatouche (Gilda et moi), remue.net et la maison de la poésie, Lawrence Schiller (Marilyn sortant de la piscine).

mercredi 27 septembre 2017

Radio pirate 70



Hier soir, 4'33 de radio pirate avant une lecture de Décor Daguerre centrée sur les ondes et ce qu'elles nous transmettent. Une oscillation de 1975 à 1977... Bonne écoute.

dimanche 17 février 2013

Décor Lafayette dans le Carnet d'or















c'était hier après-midi sur France Culture et peut s'écouter ici, désormais.
Merci à Augustin Trapenard de son accueil enthousiaste et chaleureux. Je ne sais trop où ce livre va m'entraîner, ni surtout s'il pourra vivre au-delà des trois mois réglementaires en librairie, mais je l'espère - Fenêtres open space poursuivant son chemin à Roubaix et les Oloé en Espagne me donnent envie de croire que si.

De mon côté, maintenant, je me promène plutôt rue Daguerre. A ce propos, si vous voulez voir tout Varda gratuitement, Daguerréotypes inclus, c'est possible en se rendant sur ce site - mais ça se termine aujourd'hui, faites vite !

dimanche 13 février 2011

Crossroads /13

Que ça se croise, c'est le principe même de mes textes et il m'arrive parfois de ne plus savoir sous quel titre, sur quel support exact j'écris. D'où cette rubrique qui (me) permet de faire le point (enfin plus ou moins), de temps à autres, peut-être une fois par saison.
Ainsi, Fenêtres continue sa petite vie, ce qui m'étonne, me fait plaisir. Après la lecture avec Jean-Marc Montera, lors de la soirée d'inauguration de ma résidence, puis le cut-up d'une des bibliothécaires de Montreuil, le livre est présenté à des étudiants de Sciences Po demain midi, lors d'un atelier d'écriture auquel Pierre Ménard m'a conviée.
Et l'on m'envoie toujours des photos de fenêtres. Voici la dernière en date, prise au rez-de-chaussée rue de Fleurus (suivez mon regard) par quelqu'un qui signe ici "anonyme" dans les commentaires.

















Cowboy Junkies n'est pas totalement mort non plus, puisque mentionné dans une interview réalisée par Hubert Artus pour Rolling Stone, papier qui n'est jamais paru mais que j'ai mis en ligne, avec son autorisation, dans le journal de publication de la ville haute. On y retrouvera la semaine prochaine, sans doute, la "version longue", c'est-à-dire les réponses avant coupes (ne connaissant pas la taille de l'article, j'avais écrit quatre fois trop de signes) et des commentaires. Et puis quelques lecteurs de Franck l'ont découvert, m'ont envoyé des messages : s'ils passent par ici, qu'ils sachent que je les en remercie.

















(merci Alain)

Franck, donc, on y vient : le projet Dans la ville haute se poursuit, avec mise en ligne tous les samedis de la partie audio du livre et, deux à trois fois par semaine, du journal de publication, toujours relayé par le blog de la librairie Dialogues à Brest. Quelquefois je fatigue (ainsi, hier, samedi, pas de mise en ligne du premier chapitre sur Béthune, tenterai ça dans la semaine) mais c'est rare, généralement je m'y tiens. A ce propos, je devrais être invitée début mars dans une classe de français à Clichy-sous-Bois pour parler de mes sites, oui, vous avez bien lu, et franchement ça me réjouit.

Il y eut, évidemment, en janvier, le passage chez Alain Veinstein sur France Culture, dans l'émission Du Jour au lendemain que l'on peut réentendre ici. Le jour J, l'ai écoutée en compagnie de quelques amis de twitter, croisés régulièrement ou jamais vus "en vrai", nous commentions au fur et à mesure, j'en garde un souvenir très doux. Il paraît que le livre s'est retrouvé à nouveau sur quelque table de libraire parisien (cette fois c'est Gilda que je remercie), tant mieux.

Franck, en dehors du web, m'a fait également un peu voyager : passage par Brest, Le Mans et, tout récemment La Rochelle, où j'ai été reçue comme une princesse par Bernard Ruaud et Denis Montebello. La rencontre a porté précisément sur le livre : une heure à lire un extrait situé gare du Nord et à répondre à leurs questions, avant de parler avec les gens venus nous écouter, également attentifs et chaleureux. L'association qu'ils dirigent, Quai des lettres, édite une revue papier qui va par ailleurs accueillir le texte sur Rome et Fellini écrit pour les vases communicants, paru sur le site Urbain trop urbain. Que les choses continuent à vivre, c'est tout ce que je demande...

(ci-dessus : la tour de Nesles, vue de ma fenêtre, bien sûr)

Les vases co, parlons-en, tiens. Parlons-en même régulièrement : lors d'une table ronde sur l'écriture et le numérique, lors d'une émission de radio sur le numérique et l'écriture. J'aime beaucoup ce principe d'échanges de blogs auquel je participe depuis le début : on écrit chez l'autre ce qu'on n'irait pas mettre chez soi, c'est vraiment productif, loin du gadget. Nous sommes passés en quelques mois de quatre participants à une quarantaine, en particulier grâce à Brigitte Célerier qui se charge depuis le début de récolter les informations (chaque mois, qui échange avec qui, tout ça). Et si Roma, Rome poursuit sa route vers la Rochelle, si Dita Kepler a changé de strate et s'est déboîtée, il en va de même pour le texte accueilli par Pierre Cohen-Hadria sur le site Pendant le week-end, d'Irlande : il mute. Je l'ai en effet inséré dans les Oloé, texte sur lequel je travaille actuellement et dont je vais dire un mot maintenant, tiens.

Des Oloé, espaces élastiques où lire où écrire : tel est donc le titre de mon prochain livre à paraître aux éditions D-Fiction, à qui j'envoie la version définitive du texte aujourd'hui même et dont la nouvelle plateforme sera lancée le 20 février prochain. Il reprend les textes parus chez Mélico, auxquels s'ajoutent une introduction et trois inédits, le tout présenté de façon totalement différente. C'est le chantier principal, en ce moment, travail en compagnie de Hélène et Juan Clemente dont je reparlerai ici bientôt.














Et Montreuil, alors ? (j'entends ça d'ici)

Montreuil, ça va bien, merci. Outre les autres projets d'écriture qui m'occupent (Décor Lafayette, Dita Kepler et Au 103 bis, pour ne pas les nommer) (et pour ne pas nommer les projets secrets), je participe à des rencontres avec des élèves du lycée Jean Jaurès, prépare le Printemps des poètes (19 mars) et le festival Hors Limites (2 et 8 avril), pense aux gens que je vais inviter bientôt en carte blanche... Du mal à tout faire ? Oui, on s'en doute. Mais l'équipe de la bibliothèque est on ne peut plus stimulante, drôle, cultivée. Ca aide...

jeudi 20 janvier 2011

Dix ans de remue.net : comme si vous y étiez















Pour savoir comment c'était, samedi dernier, à la médiathèque Marguerite Duras, lors des dix ans de remue, il suffit de se laisser porter : par Thierry B. qui s'étonne, par Maryse H. qui, de la salle, recueille et sème, par Cécile qui, sur la photo, s'apprête à lire ce texte ; par Philippe de J. qui, de sa voix cassée, dira du mal de la structure blog un peu comme il le fera à France Culture le lendemain (ou la veille...) ; par l'hypnotique vidéo de Pierre Ménard pour présenter la revue d'ici là, projection qui ne fonctionnera pas mais que l'on pourra découvrir sur Liminaire (le lendemain aussi) ; par les questions que se pose Joachim Séné sur Ratures ; par deux phrases pour un anniversaire ; par les contributions de ceux de la photo qui se retrouveront bientôt dans une rubrique de remue que voici ; en prenant, ou non, l'ascenseur avec Sébastien Rongier ; par les mots de Fred Griot ; par ceux de François Bon ; par ces incroyables lectrices en public que sont Claude Favre, José Morel Cinq Mars, Sereine Berlottier (et la voix Chantal Anglade) (et Dominique Dussidour et sa grande écharpe, et Philippe Rahmy, absent si présent...).

Je me souviendrai surtout d'avoir vu, embrassé des amis.

Et je n'oublierai pas, à l'avenir, de me méfier du potentiel comique de Thierry Beinstingel, avec lequel j'ai fait une lecture croisée lors de la table ronde : je crois qu'elle a été enregistrée. Si c'est le cas, vous comprendrez rapidement ce que je veux dire...

jeudi 13 janvier 2011

Du jour au lendemain














Franck chez Alain Vestein c'était hier soir et l'on peut réécouter l'émission ici.

Merci à ceux qui ont pensé à moi, le mois dernier, entre 17h et 17h35, au moment de l'enregistrement ; celles et ceux sur twitter qui m'ont accompagnée dans l'écoute hier soir et/ou sur facebook ont relayé l'info ; celui qui sur twitter a repris certains des passages de l'interview et les a distillés, 140 caractères maxi, durant plus d'une demi-heure ce midi ; celle qui a fait remarquer, hier soir, que l'émission était terminée et qu'il était donc temps d'aller dormir ; celui qui a écouté ce matin l'émission à vélo ; celle qui l'a suivie en ligne en faisant le ménage, réduisant son champ d'action aux alentours de son ordinateur ; celui qui a repéré tout de suite que j'avais nommé Joe Brainard  ; ceux qui m'ont envoyé des mails à minuit ; ceux qui m'en ont envoyé aujourd'hui ; celui qui a trouvé que c'était trop court ; celle qui a ri à la question : "Les livres, c'est important, pour vous ?".

Pour une fois, je ne mets pas de liens : ils se reconnaîtront, je n'en doute pas un instant.

(fenêtre toute proche du studio de France Culture)

mercredi 5 janvier 2011

janvier agité (et tant mieux !)

 En 2011, en janvier, après quelques voeux minimalistes (mais sincères), ouverture de fenêtres prévues sur : 
- une page 48 qui fut un délice à enregistrer et vient d'être mise en ligne par Pierre Ménard. Hors ligne, mon dernier grand fou-rire de l'année 2010 !
- la reprise du journal de publication de Franck (depuis hier)
- la reprise de la lecture audio du même j'espère samedi
- des vases communicants avec Claire Dutrait (Urbain trop urbain) vendredi prochain. Nous avons choisi pour thème la ville de Rome au cinéma : son texte parlera de Pasolini, le mien d'une scène de Roma, de Fellini, qui m'a marquée à l'adolescence (un peu de légèreté pour commencer l'année...).
- la résidence d'écriture à Montreuil, qui a débuté et dont je parlerai sans doute de temps à autres, ici ou ailleurs. Ce que je vois quand j'écris dans le magasin à fiction ? Voici : 



















et comment ça s'organise ? Comme ça :













(ça se passe magnifiquement bien, pour l'instant)
- des rencontres avec des lycéens dont je parlerai peut-être
- le 12 janvier, la diffusion de l'émission d'Alain Veinstein, Du jour au lendemain, consacrée à Franck
- le 15 janvier, à 15 heures 10, la table ronde animée par Guénaël Boutouillet, à laquelle je participe avec Cécile Portier, Thierry Beinstingel, Anthony Poiraudeau et Philippe De Jonckheere, début de programme de la fête des dix ans de remue.net.
- le 21, à 18 heures, l'ouverture officielle de ma résidence à Montreuil avec reprise de la lecture musicale de Fenêtres que Jean-Marc Montera et moi avions faite à Marseille il y a trois ans (on peut l'entendre sur ma fiche du 104) : venez nombreux !
- une rencontre, le 26 à 20h30 à la Rochelle, lors du festival Quai des lettres, à propos de Franck. Pour se faire une idée du festival, on peut relire l'article que Martine Sonnet lui a consacré l'an dernier. Ca fait envie (elle m'avait envoyé des photos de fenêtres, qui plus est).

vendredi 17 décembre 2010

16h58














Au dehors, au-delà, vous êtes accompagné, vous le savez.
Vous savez pourquoi vous êtes venu.
Vous pensez simplement : ne pas trahir.
(ne pas se laisser déborder non plus)
Vous ne savez plus si vous préféreriez être ailleurs.
Vous savez ce que vous voulez dire, essayez d'anticiper ce qui échappera, ce qui se formera dans la pensée à un moment ou à un autre lors de l'entretien, n'avait jamais été pensé (il y aura quelque chose, en effet, vous ne saurez plus quoi, ne le chercherez pas)
(vous ne réécouterez pas, de toute façon)
En avant.

Du jour au lendemain, Franck sur France Culture (avec détour ligne 2 par Fenêtres / Open space) ce sera le 12 janvier prochain. Voici le lien vers la présentation de l'émission.
Grand merci à ceux de 17 heures et à Alain Veinstein pour l'invitation, le regard, l'écoute.

jeudi 2 décembre 2010

Un samedi à Sciences Po

Samedi prochain, de 14 heures à 18 heures, passez donc me voir : je serai à Sciences Po, qui organise une journée de dédicaces dont voici le programme. L'équipe des Papous dans la tête sera présente, qu'on se le dise...

(et en attendant, le samedi matin, pourquoi ne pas faire un tour dans la ville haute : à huit heures, la version audio de Franck tournera la page 100, figurez-vous)

Encore une petite chose : guettez ce site demain. Il appartiendra pour la journée à Piero Cohen Hadria. Il y sera question, en filigrane, d'un certain bureau. Pour l'heure, en voici un autre.

vendredi 12 février 2010

écouter

Magali Brénon et Béatrice Rilos à Marseille ; Arte Radio, toujours ; le feuilleton de Claire Fercak dans Les Passagers de la nuit ; Les Pieds sur Terre, dès que possible ; L'Oeil du larynx qui, après l'art, s'intéresse à la science ; tous les titres des Cowboy Junkies en streaming ; les pages 48 de Pierre Ménard ; l'hommage à Kriss sur France Inter ; un extrait d'un de mes disques préférés chez KMS ; les émissions de Zoé Varier

jeudi 21 mai 2009

intérieur nuit

(texte écrit par impossibilité d'écrire)


Huit jours déjà que toute vie extérieure semble s'être arrêtée, coupure si nette, franche, qu'il paraît impossible de projeter quoi que ce soit pour les jours à venir, même si une amélioration est censée suivre. Ce qui est complexe, c'est que la migraine empêche de penser la situation : on peut suivre les méandres d'une pensée extérieure, et plus elle est construite plus c'est simple (c'est pourquoi j'écoute France Culture - je ne pourrais pas suivre une conversation à bâtons rompus, sans logique apparente) ; mais on ne peut pas construire sa propre réflexion, prendre du recul, faire des choix. Décider si l'on a faim ou pas est compliqué, c'est dire.
On ne peut pas faire des listes, s'organiser, prendre des décisions. On ne peut pas nommer les choses. On ne peut pas s'expliquer. On est complètement abruti, par la douleur, par la fatigue, puis par la peur de la douleur. On sait évidemment qu'il faut éloigner toute source de stress, donc toute colère, ne pas revenir sur ce qui s'est passé. La meilleure chose à faire, on s'en rend compte, lorsque la pure douleur s'éloigne, c'est de se glisser dans une narration extérieure. Mais on ne peut pas lire plus de quelques instants ni regarder un film, alors au fil des jours, et des progrès, on attrape des bribes, on bricole : trois cases d'une BD de Picsou magazine, une phrase tirée d'une interview d'actrice à Cannes, le début du Fantôme de Mrs Muir, un paragraphe des Boutiques de cannelle de Bruno Schulz, une moitié d'émission sur l'économie de la Roumanie... On ne sait plus, on mélange, on oublie. On se donne le droit d'oublier, de ne pas suivre, de ne pas comprendre. Il n'y a plus d'enjeu.
On est tenté d'essayer de comprendre comment on pense, dans ces cas-là, comment notre cerveau fonctionne, mais il faut abandonner cette tentation à l'instant et on le sait. Il ne faut plus forcer la marche, c'est fini, on a bien compris. Et quand on arrive à écrire on ne cherche pas à écrire mieux (c'est clair et net dans ce billet).
Ce que les autres nous racontent, nous expliquent, on ne le prend plus que comme des cadeaux, outils destinés à faire dériver, dévier la migraine. La douleur contient sa propre manipulation mentale par blocage des anticipations, des rapprochements, des projections. L'idée est donc d'aller au plus simple, toujours, le plus simple étant : tout sauf sa propre pensée.

Le plus simple au début : l'intolérance au bruit et à la lumière. On crie non et c'est tout.

mercredi 20 mai 2009

Magali Brénon à France Culture ce soir

Déjà une semaine dans le noir, avec pour principale activité l'écoute intermittente de France Culture... Impossible de lire, quasiment ; écrire on n'en parle même pas. Même pas sûr que je puisse assurer ma lecture au 104 samedi prochain. Heureusement qu'il y a France Culture, donc, propos censés et voix douces.


A propos de FC, ce soir, chez Alain Veinstein à 23h30, on pourra entendre Magali Brénon, l'auteur de J'attends Mehdi, roman paru en janvier dernier, dont j'ai déjà dit ici je crois le bien que j'en pensais. Pour avoir effectué une lecture croisée avec Magali à la Lucarne des écrivains, je sais qu'elle parle admirablement bien de son travail...

samedi 10 janvier 2009

Pierre Ménard sur France Culture

Non pas le personnage de Borgès mais l'homme de Liminaire : était dans le studio 168 de France Culture l'autre soir et c'est à réécouter ici.