mardi 5 mai 2015
4 mai - bruits
dimanche 3 mai 2015
chambre(s) changeante(s)
vendredi 6 septembre 2013
à l'oreille
dimanche 20 mai 2012
tout contre
Apprivoiser le lieu, villa surplombant la ville, bordée par les voies, trains de jour, de nuit, longs silences, croisements.
Les reconnaître, les contourner, s'en abstraire, les nommer, s'en servir, s'en éloigner : la ville par les voies.
Ce jour, gris du ciel, acier, penser le sommeil, le travail des ondes - à Paris le long de l'avenue il y en a bien davantage, mais distribuées autrement.
Marseille, première approche. Fatigue du bruit, des énigmes, qui n'empêchent pas l'attachement.
dimanche 30 mai 2010
Dix ans de bruit
Voisins d'avant pareil, mais plutôt leurs enfants, et en journée aussi.
Voisins d'avant encore qui, eux, vrombissaient on ne savait trop d'où.
Carrelage, parquet que l'on découpe, coups de marteaux, perceuses (au-dessus).
Ados de dehors qui, changeant de silhouette, de forme, de vêtement, depuis des années en fiction vivent là.
Voitures camions scooters camion de la boulangerie à cinq heures du matin scooter camion qui s'arrête en laissant tourner le moteur pour acheter ses clops camion moto scooter.
26 dans les deux sens qui freine ou accélère. 75 qui le croise en perpendiculaire.
Sirène des pompiers, sirène de la police, sirène des ambulances, alarme de voiture. Vibrations ondes vibrations ondes vibrations.
Poubelles, récurage du sol, poubelles, camion avaleur de feuilles mortes, poubelles.
Huit ans plus tôt, voisin qui mettait la sono à fond à quatre heures du matin. Autre voisin qui jouait de la musique dans la nuit, renversait ses meubles. Engueulades hurlements etc.
En résumé en ce moment : cherche un trois pièces à louer au calme quartier Bolivar Belleville Colonel Fabien Pyrénées Jourdain.
Cherche de l'air un jardin un bureau une cour des toits une terrasse des volets du soleil deux chambres où dormir où rêver que je ne pense plus au bruit.
dimanche 9 mai 2010
mardi 8 décembre 2009
Bosphore express
lundi 16 novembre 2009
Madeleines sonores d'Arte radio
lundi 21 avril 2008
Bruits du bocal
La saison 2 a débuté il y a quelques semaines. A écouter, par exemple, le cinquième épisode, intitulé Le bus de banlieue est une divinité hindoue, qui évoque les trajets quotidiens (bus - RER - métro) de Mariannick Bellot. Le suivant, Vous n'échapperez pas à Externalisator, est aussi très édifiant sur les pratiques d'externalisation des services de l'institution en question...
samedi 21 juillet 2007
Dans la marge : 2001
Quelques minutes au soleil avant de retourner travailler. Goût du café encore sur le palais, un ouvrier en blanc de travail à moustaches fume une brune. Chaises d’osier, cendrier inutile, soleil sur la table et sur le dos de la main, de celle qui écrit.
craquelinier : fabricant de craquelines, gâteaux bretons
Inféodés au bruit de nos voisins n’avons plus qu’une vie organique et pratique. Ne voyons rien de la matière du ciel le matin, rien de sa lumière, et sommes invisibles.
J’ai dans la poche de mon manteau depuis dix jours au moins une page de mon roman, toute naze, à réécrire.
carrier : travailleur ou exploitant des carrières
jeudi 19 juillet 2007
lundi 9 juillet 2007
Dans la marge : 1998
lundi 11 juin 2007
Dans la marge : Saint-Ouen / 3
vendredi 8 juin 2007
105 ans
Né juste en 1900, il avait deux ans quand Nation Dauphine fut construite. Cent cinq ans aujourd’hui, l’âge des poilus qu’on fête (neuf survivants) ce mardi 14 heures, il vit à Colonel Fabien. Les voisins du dessous entendent parfois ses pas très doux, de la porte à la fenêtre, cherchent le bruit d’une canne qu’ils ne détectent pas et se demandent, à l’impromptu, s’il n’est pas mort. Mais non. De la porte à la fenêtre c’est tout un monde lui espèrent-ils. Ils supposent qu’il est sourd et quand ils y pensent ils l’envient. Les assauts du métro aérien toutes les deux, quatre minutes, lui s’en réjouit sans les subir croient-ils. Il est à la fenêtre, spectacle permanent.
Les voisins du dessous oublient les vibrations, ignorent qu’il n’est même pas malade. Rien. Ne lui reste que : effacer le précédent spectacle, images intimes que huit autres partagent, dix-huit ans en 18. Etrange qu’aucune radio ne soit encore passée immeuble du boulevard, cinquième étage gauche, à Colonel Fabien, ce sera sans doute l’an prochain. Et puis non. Marcher à pas si doux, longer le couloir comme on franchit un col il ne le fera pour personne, sauf pour qui lui monte les courses.
Les voisins ne l’ont jamais vu et lui, ne les voit pas non plus. Ils s’inventent mutuellement le montant des loyers, croisent ensemble par la vitre nos regards impensables.