l'horloge de la gare de Chartres

l'horloge de la gare de Chartres
Affichage des articles dont le libellé est Montreuil. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Montreuil. Afficher tous les articles

jeudi 8 juin 2017

Décor Daguerre deux fois de suite


Avis aux amateurs et aux curieux : je serai ce soir, à 19h, à la bibliothèque Robert Desnos de Montreuil (bien connue de nos services) pour une lecture de Décor Daguerre qui comprendra aussi la projection d'extraits de films. Le livre étant assez protéiforme, pour ne pas nous y perdre j'ai choisi de privilégier les passages dans lesquels les commerçants sont vus comme un ensemble - ce qui ne m'empêchera pas d'opérer une petite bifurcation vers la fin...












Quant à demain, vendredi : retour à Paris, pour une rencontre autour de Décor Daguerre au Marché de la poésie, sur le stand 110-112 des éditions de l'Attente, de 18h à 20h : bienvenue !











(avec le film d'Agnès Varda et de JR qui sort à la fin de ce mois, ne sommes-nous pas au coeur de la hype ?) 



















Et si jamais vous ne pouvez pas vous déplacer, sachez que je lis en ce moment des extraits de Décor Daguerre sur Soundcloud qui ne sont pas ceux que je ferai écouter ce soir : à bon entendeur..

*
photos : tirées de Daguerréotypes, Documenteur, Visages villages, et enfin cliché de France Inter avec Vincent Josse.

lundi 17 juin 2013

93, trois classes trois villes : suite


Les ateliers que j'ai menés en collèges cet hiver, ce printemps à Tremblay, Epinay, Montreuil, sont terminés depuis peu. Ce qui fut présent, si présent, bascule maintenant, se fixe, se transforme, ou en tout cas cherche à le faire... 

J'avais dans l'idée, dès le départ, d'utiliser la notion de trajet, de circuit dans le quartier pour créer des exercices d'ateliers, mais également dans mon travail - ce qui était, après tout, l'un des objectifs de Citoyenneté Jeunesse, association qui invite des artistes à se rendre dans les classes sur un temps assez long. C'est pourquoi le diaporama ci-dessus, fondé en grande partie sur des photos prises lors de balades avec les élèves, comprend également un extrait de Décor Daguerre, texte s'intéresse à la rue Daguerre, certes, mais pas seulement : l'année 2013 s'y invite, les lieux qui la composent aussi.

Autre "trace" : le blog Trois classes trois villes, créé lors des ateliers, alimenté par les élèves eux-mêmes. Il n'est pas vraiment, pas complètement, le reflet fidèle de ce qui s'y est fait - ainsi, on ne retrouve pas tous les textes des derniers exercices. Mais le voici, et je profite de cette présentation pour remercier encore les élèves et leurs professeurs, ainsi que Lucie (Montreuil), Viviane (Epinay) et Florence (Tremblay) de Citoyenneté Jeunesse, de leur accueil et leur écoute. 

vendredi 18 janvier 2013

93, trois classes, trois villes #5









































Semaine un peu particulière (même s'il n'y aura pas de semaine type, l'agenda l'assure), puisqu'avec la classe de Tremblay, nous avons visité les Galeries Lafayette tandis qu'à Montreuil et à Epinay, nous sommes partis d'un texte de Remy de Gourmont, La Petite ville, pour tenter de miniaturiser l'espace, d'en rassembler différents points : comme si le quartier où l'on vit pouvait être observé sous cloche, tenir dans la main.













































Les Galeries nous ont fort mal reçus, jeudi, ou plutôt ne nous ont pas reçus du tout, malgré une visite prévue depuis trois mois. Une jeune femme de la galerie des galeries, au débotté, nous a présenté l'histoire du magasin (belle exposition sur les cent ans de la coupole) mais la motivation n'y était guère.














(aïe, la coupole, on a marché dessus)
(serait-ce que nous ne sommes pas sortables ?)
(c'est surtout que nous n'achetons rien)














Moi, je leur dis à chaque fois, en atelier, que ce soit à Montreuil, à Tremblay ou à Epinay, que l'on peut chercher la beauté partout.







































Mais il y a aussi la beauté du geste. Cette élégance-là n'y est pas toujours.

vendredi 11 janvier 2013

93, trois classes, trois villes #4









































Elles sont bien différentes, ces trois classes, ces trois villes, et me voici de bon matin à sillonner le département, arrivée en retard, en avance, dans le noir ou dans la pénombre, encore un peu désaccordée.



















Lundi c'est le jour du bus 127, bas Montreuil Fontenay haut Montreuil, descendre à la station La Paix. Le plus souvent, à l'arrivée, un homme est penché à la fenêtre au-dessus du café-tabac. Impossible de le photographier. Il est là, proche, fixant qui passe malgré le froid, le mauvais temps.















Jeudi c'est le RER B5, pour Tremblay, arrêt Vert Galant. Le café de la gare a contre lui télé hurlante et puanteur, un autre sera plus accueillant. Quartier de pavillons, ciel large, un quart d'heure de marche au calme avant de rejoindre le collège.



















Vendredi voilà Epinay, ligne H à la gare du Nord, train bonbonnière que j'aime bien, silencieux, rapide, peu de monde. Les trajets sont ce que je vole au temps, part personnelle d'atelier. Dans le carnet qu'on m'a offert, identique à celui des élèves, je n'écris qu'eux. Ce qui concerne le travail en classe n'est pas éloigné mais ailleurs (il faut bien détourner un peu).

















































Je me fixe des points d'ancrage, dialogue secret à la ville.















Puis c'est l'entrée en atelier - pourquoi pas en soucoupe volante ?































En quête d'un regard neuf, proposer, écouter, repartir.

vendredi 4 janvier 2013

93, trois classes, trois villes #3















Après avoir présenté un peu son travail, arpenté les alentours, pris des photos, s'être laissé guider, il est temps d'entrer dans le vif du sujet : écrire sur ce qui, physiquement, géographiquement, est au plus près, en prenant pour point de départ les 90 mètres de la rue Daguerre filmés par Agnès Varda en 1975.
Tourner retourner en tous sens ce qu'on a vu, pas vu, ce qu'on a oublié, ce dont on se souvient. Les vacances sont passées par là, le mauvais temps a parfois modifié la donne : que reste-t-il d'une première rencontre avec la ville, avec le groupe de collégiens ? Partir de leurs images, y confronter les siennes...














Aller chercher, avec le secours d'auteurs, de photographes, matière à voir surgir une ville nouvelle.















(ci-dessus, le mufle d'un hippopotame, pourquoi pas ?)














Sept ou huit séances pour se rencontrer, se familiariser, en apprendre un peu, proposer des pistes, transmettre quelque chose, se laisser surprendre















sans jamais savoir ce qui restera.


















Est-il temps, maintenant, d'aller chercher quelques informations sur les trois villes (Montreuil Epinay Tremblay) ? Sans doute, puisque l'envie se présente. Mais lesquelles ? Vrac de considérations historiques, économiques, géologiques, présence ou non du fleuve, étymologie et blason, personnages célèbres...















... faits divers, tensions, fantasmes, habitudes (ces lignes de désir que je ne connais pas).















(nous aurons chacun notre ville : telle est la phrase qui me vient)

lundi 24 décembre 2012

douze


une année qui ne se raconte pas, pas trop, entamée par un deuil, moins douze degrés ce jour-là, à la fenêtre de l'hôtel (invitée dans la ville pour parler écriture c'est au crématorium la veille qu'il faut se rendre), à la fenêtre donc je regarde longuement le jouet oublié
(Saint-Etienne)



















il y a ensuite, ou plutôt avant et après, les beaux quartiers où travailler au noir, ce qui donne de quoi raconter mais étire les heures, minutes égrenées devant l'écran dont l'horloge refuse de tourner, fenêtre sur cour sans lumière, barreaux briques inchangés en trois heures de temps
(Paris)















au printemps, voyage bref, aller parler de ses livres, Fenêtres un jour et Franck le lendemain au café perdu que voici - penser l'intensité















puis en mai et en juin, posé à la fenêtre de la villa Marelle, un livre venu de Montreuil sert de support à un texte nouveau mais si difficile à écrire que j'écris parfois autre chose
(Marseille)












il faut laisser venir, seule source de sagesse, et c'est ce que nous faisons, Pierre Ménard et moi, sans savoir au juste où nous mènent le virtuel, le réel
(Paris Marseille avec évocation des jours ci-dessus, Saint-Etienne et Rouen)


















été, mille fenêtres entrouvertes malgré ce que l'année a, jusqu'ici, créé d'incertitudes














et encore un peu de montagne, avant le retour à Paris (par bribes : vie de lectrice, vie de relectrice, vie de correctrice twittées ; vie de faussaire envisagée)
(Briançon)















surprise : c'est de Bretagne qu'il s'agit, de fin août à la fin octobre : tenue de travail exigée pour ateliers en entreprise
(Saint-Brieuc)














penser maintenant aux grands magasins, parce que tout arrive : le livre de 2011 va être publié (le retravail du texte a bien occupé la première partie de cette année)
(Paris)














ne pas, pour autant, oublier de boucler la ville haute
(Nantes)














avant un retour vers le sud : cette fois tout s'enchaîne (le décor, le trajet, lectures et rencontres à propos des textes terminés) (cependant, celui de la villa Marelle attend toujours son dénouement)
(Marseille)














retour au froid, enfin, mais avec nouvelles perspectives :  trois classes/trois villes à arpenter dans le 93 et une année à venir aux Halles, envisagées comme terrain de jeu - passer de douze à treize en douceur
(Montreuil, Epinay, Tremblay et Paris)

*

ce billet douze est dédié à Maryse Hache

il y a foule ici, même si personne n'apparaît, ou presque : ainsi, merci de leurs invitations, propositions, soutiens à Daniela Diblasi (Saint-Etienne) ; Gilda Fiermonte (Paris) ; Emmanuel Delabranche et Marie-Laure Crespin (Rouen) ; Pascal Jourdana, Colette Tron, Jean-Marc Montera et toute l'équipe de la Marelle (Marseille) ; Pierre Ménard et Antoine Prunier (Paris Montreuil Marseille) ; Martine Sonnet, Nathalie Larvol et Soizic Landrein (Saint-Brieuc) ; Alexandre Civico (Paris) ; Catherine Pollet, Citoyenneté Jeunesse et les enseignants des collèges (Epinay Montreuil Tremblay) ; Donatella Saulnier, Harold David et tous ceux du centre Cerise (Paris)...

et ceux que je ne nomme pas mais qui savent y être, cachés dans ce que j'écris, en filigrane dans ces mois de l'année douze

vendredi 14 décembre 2012

93, trois classes, trois villes #2

D'abord il y a ce temps, cet espace pour soi, même si la contrainte est réelle et que, déjà, un déplacement  s'opère, symétrique au trajet.






































Métro, nuit de Paris derrière, le jour se lève au moment de prendre la voiture, le bus, le train (gare du Nord ligne H, quais de droite, à l'opposé des Eurostars dont on ne soupçonne pas l'existence), le regard cherche à s'aiguiser.














(Bobigny)


















(je ne sais où)


















(Montreuil)


















(Deuil la Barre)














S'aiguiser pour transmettre, expliquer l'attention requise lorsqu'on prend en photo ce qu'on a vu mille fois, ce qu'on connaît par coeur. 

Justement moi je ne connais rien. Alors allez-y, soyez mes guides, montrez-moi ce qu'il a à voir, à ne pas voir, à revoir, gauche, droite, droit devant et retour, faites-moi circuler sur le plan de la ville, montrez-moi chez vous et ailleurs. J'ai en tête quelques phrases, je vais vous les dicter. Libre à vous de vous en servir ou de les perdre en route. La pluie, le vent, le froid y changeront quelque chose, sans qu'on sache exactement quoi.



































































ce qu'on aime, qu'on n'aime pas, ce qui pourrait nous emmener ailleurs














































ce qui pourrait n'être qu'ici, ce qu'on n'a l'impression de ne plus voir, ce qu'on aimerait partager










































ce qui nous rappelle notre enfance, ce que nous seuls semblons voir






















ce qui intrigue, étonne












































































ce qui rassure, inquiète
























































(Tremblay Epinay Montreuil trois villes mêlées, moi-même je m'y perds)



































et en janvier la